1. Appuyons la création du Parti communiste révolutionnaire

Le capitalisme et les classes sociales qu’il enrichit de manière éhontée condamnent une large majorité de l’humanité à subir l’exploitation et l’oppression. Nous traversons l’existence en étant de plus en plus massivement dépossédéEs de la maîtrise des conditions qui président à la production des richesses, aux échanges, à la consommation, à l’éducation, à la culture, et de façon générale au développement des sociétés.

Les inégalités sont criantes. Les rapports sociaux du capitalisme n’ont rien perdu de leur violence initiale. La misère des prolétaires pauvres, les brisures du chômage, la répression et les contraintes contre les classes laborieuses, tout autant que le néo-colonialisme, les occupations militaires et les guerres impérialistes confirment et perpétuent ce régime de violentes injustices qui est indissociable du capitalisme lui-même.

Une période de crises majeures s’amorce. Au Canada – comme ailleurs – la bourgeoisie et ses gouvernements se positionnent : collecte de la plus-value à l’échelle mondiale, concentration des capitaux, élimination de forces productives et sacrifice de groupes entiers d’ouvriers et d’ouvrières, réduction des politiques sociales, réarmement, mesures policières contre les masses pauvres, etc.

Plus que jamais, le sort des travailleurs et des travailleuses est entre leurs mains. Mais ces mains, gantées de blanc, laissent désespérément tout échapper. Il faut se ressaisir. Nous devons sans tarder unir et organiser les forces du prolétariat révolutionnaire au sein d’un parti capable de mener le combat pour la défense des intérêts du prolétariat et pour le socialisme.

Sans un parti communiste qui donne une forme vivante à l’unité, à la cohésion des luttes, à la compréhension scientifique de la réalité, à l’intelligence pratique, au courage, à la volonté et aux sacrifices consentis par les prolétaires, la bourgeoisie va continuer à frapper de manière incessante un opposant morcelé, défait, laissé sans plan pour agir et sans moyen pour combattre.

La création d’un parti révolutionnaire et son développement sont partout un affront fait à la démocratie bourgeoise, empêtrée qu’elle est dans les contradictions du capitalisme. Voilà l’initiative dont nous avons besoin !

Le noyau le plus solide et le plus conséquent au cœur de cette initiative se trouve actuellement dans le programme et la ligne politique générale du PCR(co). Celui-ci a renoué ces dernières années avec l’analyse matérialiste et scientifique de la société au Canada. Il a réaffirmé la nécessité de la lutte pour le socialisme et le communisme et la voie indispensable de la guerre populaire contre le pouvoir de la bourgeoisie impérialiste canadienne.

C’est sur cette base solide que nous nous appuyons pour, dès maintenant, faire un pas en avant.

Nous, participants et participantes au Congrès révolutionnaire canadien (CRC), appuyons sans réserve la création imminente du Parti communiste révolutionnaire. Nous entendons faire connaître et populariser auprès de la population canadienne, dans le plus grand nombre de villes, dans tous les milieux prolétariens et auprès des groupes et réseaux de militants et militantes la création du PCR.

C’est avec fierté et enthousiasme que nous entendons ainsi porter loin vers l’avant la lutte des pauvres et des prolétaires du Canada contre le pouvoir de la bourgeoisie impérialiste. Nous ferons tout pour que notre appui se transforme dans la réalité de tous les jours en une puissante initiative des masses prolétariennes.

Appuyons le PCR et déployons dès maintenant à travers tout le Canada le plus vaste mouvement de lutte pour le socialisme que le pays aura connu !

2. En appui au Mouvement révolutionnaire internationaliste

Pour nous, communistes, le regroupement des forces au niveau international est d’une grande importance. Les degrés d’expériences et de connaissances varient selon les lieux et les contextes historiques. Il importe de synthétiser ces différentes idées pour permettre aux différentes forces révolutionnaires de chaque pays de pouvoir améliorer leur pratique.

Pour nous, il importe de réaliser la plus grande unité au niveau international, et cela exige de s’emparer fermement de la lutte entre les deux lignes, dans l’esprit «unité – lutte – unité». Pour vaincre l’impérialisme, celle-ci s’impose. La révolution ne peut-être vue que sous un angle mondial. Une cohésion des différentes forces révolutionnaires partout dans le monde ne peut qu’être salutaire.

Pour nous, la cohésion des forces révolutionnaires mondiales passe nécessairement par une même définition de ce qu’est la science révolutionnaire et un alignement commun dans la lutte idéologique. Il s’agit de formidables missiles pour doter les différents partis d’une ligne politique tranchante leur permettant de triompher dans leurs pays respectifs.

Pour nous, depuis les années 1980, le Mouvement révolutionnaire internationaliste (MRI) a toujours été au centre des luttes de lignes au sein du mouvement révolutionnaire mondial. L’offensive contre le dogmato-révisionnisme, la reconnaissance de l’expérience révolutionnaire en Chine, notamment durant la Grande Révolution culturelle prolétarienne, la défense de la nécessité de la guerre populaire, l’adoption du marxisme-léninisme-maoïsme sont parmi les grandes conquêtes idéologiques réalisées par le MRI.

Pour nous, cette ligne révolutionnaire a trouvé sa justesse en s’incarnant dans des luttes révolutionnaires concrètes. La guerre populaire prolongée dirigée par le Parti communiste du Pérou, membre du MRI, a permis de comprendre que la voie révolutionnaire était toujours vivante et a marqué la relance du mouvement pour la construction d’une société communiste. Aujourd’hui, des forces révolutionnaires, notamment le Parti communiste du Népal (maoïste), s’inspirent de cette expérience qui engendre et engendrera la frayeur dans les rangs de la réaction mondiale.

En conséquence, le Congrès révolutionnaire canadien appuie le développement du Mouvement révolutionnaire internationaliste comme force de ralliement de tous les révolutionnaires du monde entier. Il affirme aussi que, comme perspective essentielle au Canada, les forces révolutionnaires du pays doivent se solidariser avec le MRI.

3. Soutenons la lutte révolutionnaire au Népal

Sachant :

  • qu’en 1996, le Parti communiste du Népal (maoïste) – PCN(M) – a déclenché une guerre populaire prolongée dans l’un des pays les plus pauvres du monde, faisant ainsi suite à un mouvement déjà amorcé par les maoïstes du Pérou,
  • que ce mouvement révolutionnaire, tout petit aux débuts, a rapidement pris de l’ampleur, en se basant sur la ligne marxiste-léniniste-maoïste,
  • que le PCN(M) est parvenu, après 10 ans de guerre populaire largement appuyée par les masses, à contrôler 80 % du territoire du Népal,
  • que dans les régions contrôlées par le PCN(M), un nouveau pouvoir politique révolutionnaire a déjà commencé à voir le jour, basé sur de nouveaux rapports sociaux égalitaires, sans discrimination de genres, de castes ou de nationalités,
  • que les avancées des maoïstes, au Népal, ont insufflé un dynamisme nouveau chez les militantEs maoïstes du reste de la planète,
  • que la guerre populaire prolongée a amené la création du mouvement démocratique d’avril 2006 qui a ébranlé la monarchie et permis aux sept partis officiels de former un nouveau gouvernement intérimaire, avec la participation des maoïstes, dont le mandat est d’entreprendre la destruction du féodalisme, de mettre fin à toutes les formes d’oppression et d’organiser la tenue des élections pour l’assemblée constituante ;

puis, sachant :

  • qu’après sept longs mois de piétinements, d’avancées et de reculs dans les négociations entre les sept partis officiels et le PCN(M), une entente a finalement été conclue,
  • que cette entente prévoit que 73 députés maoïstes, plus 48 députés en provenance des organisations de masse et des minorités nationales siégeront dans le nouveau parlement, sur un total de 330 sièges,
  • que des élections seront tenues pour convoquer une assemblée constituante en juin 2007 ;
  • et, enfin, sachant :
  • que les États-Unis maintiennent, malgré tout, le PCN(M) sur la liste des organisations terroristes,
  • que le roi Gyanendra bénéficie toujours de nombreux appuis au sein des partis officiels, mais aussi de la part des pays impérialistes et que le sort de la monarchie ne sera pas réglé avant les élections de juin 2007,
  • que les maoïstes du Népal font maintenant face à de nouveaux défis nombreux et complexes :

Le CRC appuie le PCN(M) dans sa lutte révolutionnaire, afin qu’il parvienne à créer, avec l’aide de la population du Népal, une véritable démocratie nouvelle qui permettra ensuite de démolir le vieil État et d’en construire un nouveau dans lequel le peuple exercera le pouvoir, sous la direction du parti, afin de poursuivre la lutte vers le socialisme et le communisme.

e p D T F s