Nous publions, dans les pages qui suivent, quelques extraits des interventions qui ont été prononcées soit par des organisations du PCR(co), des groupes ou des collectifs militants qui ont tenu à se prononcer sur les conditions actuelles de la lutte des classes et la mise sur pied du Parti communiste révolutionnaire, à commencer par l’intervention faite au nom du Comité central du PCR(co).

En février dernier, notre organisation prenait l’initiative de lancer l’appel à la tenue du Congrès révolutionnaire canadien, dans le but de soutenir et d’appuyer la fondation du Parti communiste révolutionnaire. Dans cette campagne politique, nous avons appelé les militantes et militants, les travailleurs et travailleuses, les prolétaires de toutes conditions, les communistes et les révolutionnaires à travers le Canada, à se regrouper, à discuter et à débattre avec nous, afin de participer activement à la création d’un parti comme on n’en a jamais eu depuis des décennies au Canada.

Cet appel lancé par notre organisation n’est pas venu de nulle part. Ce n’est pas une initiative soudaine et spontanée. Celle-ci est le fruit de dizaines d’années d’un travail idéologique et pratique, d’une expérience accumulée à l’échelle planétaire par les révolutionnaires du monde entier et plus près de nous, de l’expérience accumulée par les mouvements révolutionnaires canadiens du dernier siècle. C’est sur cet héritage international et sur sa propre histoire, dont les racines remontent à 1986, que le PCR(co) s’appuie aujourd’hui pour appeler les révolutionnaires canadiens à s’organiser avec le Parti communiste révolutionnaire.

Ce long travail a finalement mené à la conférence de l’an 2000 qui a créé le PCR(co). Depuis, nos camarades ont mené des campagnes politiques importantes. Ils et elles ont mené des actions significatives pour développer l’activité communiste dans les luttes des masses, synthétiser leur expérience et la retourner vers les masses pour faire avancer le projet révolutionnaire.

Toute l’accumulation de cette expérience, des reculs et des avancées, nous ramène à cette affirmation toute simple de Mao : pour faire la révolution, ça prend un parti révolutionnaire. Et de la même façon, nous reprenons à notre compte cette phrase tout aussi simple de Lénine : sans théorie révolutionnaire, pas de parti révolutionnaire.

Cette théorie de la révolution, ce guide pour l’action est concentré dans le marxisme-léninisme-maoïsme. Aujourd’hui, il faut rendre cette théorie vivante au Canada et l’appliquer dans la pratique de la révolution et pour la conquête du pouvoir du prolétariat contre la bourgeoisie canadienne.

Une théorie et une pratique vivante, cela commence par le processus de l’unité, de la critique et de l’unité et par la prise en charge de la lutte entre les deux lignes. C’est grâce à cette méthode, qui fait que la théorie demeure toujours vivante, que notre organisation a développé sa ligne idéologique, son programme politique et sa pratique. C’est aussi cette nécessité de maintenir la théorie vivante qui nous a fait réfléchir, étudier, enquêter et développer un point de vue différent de la ligne traditionnelle de la 3e Internationale sur la stratégie à développer dans les pays impérialistes, pour faire la révolution jusqu’à la conquête du pouvoir. Cette ligne traditionnelle s’avère nettement insuffisante aujourd’hui. Elle a connu relativement peu de développements et d’expériences pratiques depuis la révolution bolchevique en 1917.

Aujourd’hui, nous avons la conviction que cette stratégie doit être clarifiée. Et que la guerre populaire est la voie stratégique à développer pour faire la révolution dans les pays impérialistes. Une fois cela dit, on n’a pas encore dit grand-chose. Il sera essentiel au cours des mois et années à venir, de développer ce point de vue et de mener la lutte de ligne qui servira à faire avancer l’ensemble du mouvement révolutionnaire dans les pays impérialistes, vers une compréhension et une stratégie beaucoup plus claires de la lutte révolutionnaire à venir. Nous voulons quant à nous contribuer de tout cœur et en toute modestie à ce débat, dont la responsabilité incombe en tout premier lieu aux révolutionnaires qui vivent dans les pays impérialistes.

C’est le point de vue que nous défendons, et nous invitons tous et toutes les camarades à poursuivre avec nous la lutte sur cette question.

Nous sommes fiers de la façon dont nous avons assumé jusqu’à aujourd’hui, la tâche de maintenir vivante l’idée même de la révolution socialiste au Canada. C’est tout petit, largement insuffisant, mais nous en sommes fiers. Aujourd’hui, nous faisons appel à la responsabilité de tous les révolutionnaires au Canada, d’assumer avec nous cette tâche qui se traduit dans l’urgence de se donner une organisation qui incarnera l’unité des révolutionnaires et la défense du marxisme-léninisme-maoïsme et du programme qui le supporte ; qui incarnera l’avant-garde la plus résolue et la plus déterminée du prolétariat à poursuivre la voie révolutionnaire.

La direction et l’organisation du parti d’avant-garde sont essentielles pour développer la révolution et la lutte pour défaire le capitalisme et la bourgeoisie au Canada. Mais la révolution ne pourra se faire sans la participation des larges masses, cela veut dire de millions de prolétaires et de révolutionnaires au Canada, qui s’y rallieront. Car ce sont les masses qui font l’histoire. La révolution et l’instauration du communisme ne reposeront jamais sur la volonté d’un petit groupe d’individus, même s’ils sont les plus dévouéEs au monde. Le parti oriente, il dirige, il propose. Mais ce sont les masses qui peuvent transformer la ligne politique en force matérielle. Ce sont elles qui vont rendre vivante, la théorie révolutionnaire.

Le Parti communiste révolutionnaire devra chercher, en toutes circonstances, à se lier aux masses, à apprendre d’elles, à y recueillir de nouvelles idées, à systématiser celles qui sont les plus justes, à les répandre auprès du plus grand nombre par l’action communiste indépendante et par l’agitation et la propagande.

Le parti que nous voulons créer ne se placera pas à la remorque du mouvement des masses. Et il ne vise pas à le remplacer. Il interviendra pour systématiser et défendre les points de vue et les revendications les plus justes, c’est-à-dire celles qui contribuent à unifier le prolétariat autour des intérêts de ses secteurs les plus exploités ; à démasquer et isoler l’État bourgeois et à séparer clairement les deux grands camps en présence – celui de la bourgeoisie et celui du prolétariat.

Dans le récent document diffusé par le comité de correspondance, on retrouve en conclusion quelques éléments du programme du PCR(co). On y dit : «Dans ce programme, le PCR(co) a montré de la première ligne à la dernière, qu’on ne peut dissocier l’existence du parti de la ligne stratégique pour la conquête du pouvoir et pour la révolution socialiste.» Comme il est si bien dit,

«on n’a rien à vendre au prolétariat et il n’a rien à nous acheter. Si on ne lutte pas par tous les moyens, légaux et illégaux, presse, littérature, éducation, grèves, manifestations, occupations, actions armées et autres, pour amener le prolétariat au pouvoir, le parti n’a pas raison d’exister. Mais le parti communiste révolutionnaire que nous voulons, a raison d’exister. Ses acquis sont encore limités, mais ils sont précieux. À nous de les faire grossir et de les développer.»

Nous espérons que la tenue du Congrès révolutionnaire canadien et l’appui qu’il manifeste envers ces acquis, seront une étape décisive vers la création du parti. Nous avons l’intention quant à nous de tenir bientôt notre congrès pour adopter la création du parti et le plan qui nous permettra de déployer son activité dans l’ensemble du pays.

Ce parti, le prolétariat canadien en a cruellement besoin pour mener la révolution jusqu’au bout, pour enfin se libérer, lui et les masses populaires du Canada, de l’exploitation capitaliste et pour jouer son rôle dans la révolution mondiale qui elle, libérera le monde entier du joug impérialiste.

Vive le maoïsme !En avant vers la création du parti !

LE COMITÉ CENTRAL DU PCR(CO)

Le «G8 révolutionnaire»

C’est avec la conviction la plus profonde que notre groupe de prolétaires, qui s’est donné pour nom le «G8 révolutionnaire», communique aujourd’hui son message d’appui et d’unité pour la tenue du Congrès révolutionnaire canadien et la création d’un parti révolutionnaire et prolétarien. Plus particulièrement, nous saluons le développement d’un forum ouvert à travers lequel le prolétariat canadien peut s’emparer, poursuivre et adopter les idéaux révolutionnaires.

La période qui s’ouvre en sera une d’unité : unité dans la discussion des conditions réelles du prolétariat aujourd’hui ; unité autour d’une théorie et d’une idéologie visant la libération du prolétariat ; et unité dans l’action pour développer un véritable mouvement révolutionnaire ici au Canada !

PCR(co) – région du Suroît

Nous sommes un groupe de la région de Valleyfield, située au sud-ouest du Québec. Notre région, c’est un bassin ouvrier et notre histoire est marquée par des luttes ouvrières importantes dont on peut certainement tirer une leçon : celle de l’importance d’avoir un courant révolutionnaire organisé.

Notre région est durement frappée par le chômage. L’année dernière, ce sont les compagnies de textile qui partaient en laissant la population de la ville d’Huntingdon dans le désarroi. Aujourd’hui, c’est Gildan qui va fermer pour mieux aller exploiter dans les pays du sud.

Nous sommes venus ici pour dire que nous appuyons la formation du parti, parce que nous reconnaissons que la classe ouvrière a besoin de cet outil pour rassembler ses forces et mener une lutte efficace contre ce système qui nous opprime et qui opprime nos frères et nos sœurs de classe ici et partout dans le monde.

Front rouge des jeunes

Le Front rouge des jeunes (FRJ) est un groupe de jeunes révolutionnaires qui a été fondé il y a un an, en novembre 2005. Depuis, nous avons travaillé à faire connaître le FRJ et le projet de révolution socialiste qu’il défend dans plusieurs villes : Trois-Rivières, Québec, Sherbrooke, Chicoutimi, Drummondville, Valleyfield, Sainte-Thérèse, Longueuil, et même Vancouver et Halifax.

Nous pensons que c’est avec un réseau d’organisations de masse révolutionnaires qu’il sera possible d’implanter solidement le mouvement communiste au sein de la population…

Mais, en même temps, un tel réseau serait très inefficace si ses différentes composantes étaient incapables de collaborer entre elles, si aucune direction politique et organisationnelle n’était proposée. C’est là que le rôle du parti communiste devient indispensable.

Nul doute que les camarades du PCR(co) ont encore beaucoup de travail à faire pour atteindre leurs objectifs, mais avec la fondation du Parti communiste révolutionnaire que nous soutenons aujourd’hui, ils et elles ont franchi une étape plus qu’importante dans le développement de notre mouvement.

Comité d’organisation du quartier Saint-Michel (Mtl)

Une révolution, cela se prépare. Cela demande une forte accumulation de capacités à différents niveaux (idéologiques, organisationnelles, scientifiques, matérielles, numériques, militaires, etc.). On ne peut pas attendre un moment magique où toutes les «conditions gagnantes» seront réunies. Graduellement, les masses, à différents degrés, doivent participer au processus révolutionnaire. Ce processus se planifie et exige une direction. Il appartient à un parti révolutionnaire d’exercer cette direction.

La construction d’un parti demande une forte volonté et exige beaucoup de sacrifices. Nous nous engageons à continuer et à décupler nos efforts en ce sens.

Un groupe de militants et militantes de Sainte-Thérèse

On a raison de critiquer le capitalisme qui ferme des usines comme GM à Boisbriand. Après cette fermeture, plusieurs ouvriers se sont retrouvés au chômage et d’autres travaillent maintenant à 8 $ de l’heure au Faubourg Boisbriand, le centre commercial qui est maintenant situé sur l’ancien site de la General Motors. Et ils ont le culot d’appeler ça du développement économique !

On a raison de vouloir constituer une organisation puissante qui sera à même d’organiser le prolétariat en temps que classe. Une organisation solide qui nous permettra de mener la lutte révolutionnaire au Canada à travers chacune de ses étapes.

On a raison d’étudier le marxisme-léninisme-maoisme, d’analyser les écrits et les expériences de nos prédécesseurs, de ceux qui ont consacré leur vie à la lutte révolutionnaire dans le but de libérer le prolétariat de la poigne bourgeoise.

Bref, on a raison d’être au Congrès révolutionnaire canadien ! On a raison d’appuyer la création du PCR ! On a raison de lutter pour le socialisme et pour le communisme dans le monde. Et comme le disait si bien le camarade Mao Zedong : on a raison de se révolter !

Mouvement de résistance des peuples du monde – Winnipeg

La situation internationale est marquée par l’approfondissement des contradictions et conflits qui étaient pourtant déjà aigus.

Ces contradictions, qui caractérisent le monde actuel, brûlent de plus en plus férocement au Canada. Les Premières nations se révoltent de plus en plus ouvertement, exigeant le droit à la terre et à l’autodétermination, et elles n’hésitent pas à confronter l’intimidation et la violence de la GRC et des autres corps de police.

Le mécontentement de la population canadienne ressort de plus en plus fortement contre la participation du Canada à l’occupation d’Haïti et celle de l’Afghanistan, alors que monte l’exigence du retrait immédiat des forces canadiennes de ces deux pays. Il existe une base réelle pour que se développe une résistance solide et déterminée.

En solidarité avec l’ensemble des mouvements de résistance à l’échelle internationale, le Mouvement de résistance des peuples du monde – Winnipeg (World People’s Resistance Movement) transmet ses salutations à l’occasion de la formation du Parti communiste révolutionnaire du Canada, et salue ses militantes et militants qui œuvrent à renforcer l’opposition au système impérialiste mondial.

Des camarades du sud de l’Ontario

Nous sommes parfaitement d’accord pour dire que la situation actuelle, tant au niveau du Canada qu’à l’échelle mondiale, exige la construction du Parti communiste révolutionnaire, guidé par la science prolétarienne du marxisme-léninisme-maoïsme. Des décennies de direction social-démocrate sur la classe ouvrière n’ont rien produit excepté victoires par dessus victoires pour les capitalistes. Pendant ce temps, les pseudos révolutionnaires trotskistes et anarchistes se sont montrés incapables de fournir quelque alternative que ce soit et ont servi à canaliser à nouveau la résistance populaire vers le cadre légal bourgeois. Il est clair que la classe ouvrière a besoin d’un parti révolutionnaire discipliné, capable d’ouvrir la voie vers le socialisme comme transition au communisme…

Ce que nous trouvons insuffisamment abordé dans le document du PCR(co), c’est la tactique et la pratique de comment entrer en relation et se lier avec les masses d’une manière qui remplisse le mandat révolutionnaire, sans être soumis aux limites de la social-démocratie. Alors que nous sommes unis sur la nécessité de «propager les idées et le programme communiste dans toutes les sphères de l’activité des masses», nous croyons que l’histoire des mouvements communistes qui ont triomphé démontre qu’un pré-requis pour que les masses acceptent les idées communistes est la création d’un large mouvement de masse révolutionnaire. De penser que les masses peuvent être organisées pour la révolution en premier lieu par la propagation des idées communistes, c’est de faire une erreur idéaliste.

C’est seulement avec la création d’un fort mouvement de masse révolutionnaire englobant tous les domaines de la lutte, guidé par un parti révolutionnaire, que nous créerons les conditions objectives et subjectives nécessaires pour des formes de lutte décisives.

Collectif d’appui au MRI de l’Ouest canadien

Nous accueillons chaleureusement la formation du PCR et offrons nos salutations révolutionnaires aux participantes et participants au Congrès révolutionnaire canadien. Cet événement est un pas en avant pour les révolutionnaires du Canada, aussi bien que pour le prolétariat international. C’est également un bond qualitatif dans le développement d’un parti à l’échelle de tout le pays, fondé sur le marxisme-léninisme-maoïsme.

Proposer la perspective de la révolution au Canada, c’est mettre de l’avant la question complexe de la guerre révolutionnaire à mener pour la prise du pouvoir et pour l’exercice de la dictature du prolétariat… La guerre révolutionnaire est avant tout une guerre menée par les masses. C’est une extension de leur conscience et de leur désir d’un monde meilleur, et une partie du travail de transformation de leur conscience pour le socialisme. Ce travail doit unir des millions de personnes dans ce pays, rien de moins.

MESSAGES DE SOLIDARITÉ

Le Congrès révolutionnaire canadien a reçu de nombreux messages de solidarité de la part de partis et organisations marxistes-léninistes-maoïstes. En voici quelques extraits (les messages sont disponibles intégralement sur le site Web du congrès, au www.pcr-rcpcanada.org/crc).

Parti communiste (maoïste) d’Afghanistan

C’est avec joie et du fond du cœur que nous vous transmettons nos félicitations à l’occasion de la tenue du Congrès révolutionnaire canadien, ainsi qu’à tous et toutes les membres et supporters de votre parti, alors que vous vous apprêtez à conclure avec succès plusieurs années de lutte pour créer le Parti communiste révolutionnaire – un parti marxiste-léniniste-maoïste.

Le Canada est un pays impérialiste qui fait partie du club sélect du G-8. De par son territoire, il est le deuxième plus grand pays impérialiste, après la Russie. En outre, les impérialistes canadiens sont très proches, politiquement, économiquement et militairement, des impérialistes américains. La fondation du Parti communiste révolutionnaire – du parti d’avant-garde du prolétariat – dans un tel pays est une excellente nouvelle pour les masses révolutionnaires et les masses travailleuses du monde entier.

Pour le Parti communiste (maoïste) d’Afghanistan, cette nouvelle est particulièrement réjouissante – cela, pour une raison très spéciale. En ce moment même, les forces armées de l’impérialisme canadien représentent une part importante des forces d’invasion impérialistes qui occupent l’Afghanistan. Au cours des derniers mois, c’est un général canadien qui a assuré le commandement des forces d’occupation de l’OTAN. Durant la même période, les troupes canadiennes, de concert avec les autres forces d’occupation commandées par ce même général, ont commis de véritables tueries de masse contre la population civile, notamment dans la province de Kandahar, faisant des milliers de victimes – femmes, hommes et enfants. Nous osons croire que la dénonciation de ces crimes impérialistes par votre parti aidera à déclencher un puissant mouvement de masse au cœur même de ce bastion de l’impérialisme, contribuant ainsi à la lutte révolutionnaire et prolétarienne au Canada.

Parti communiste des Philippines

Nous vous transmettons nos salutations les plus solidaires suite à l’appel que vous avez lancé pour unir le prolétariat et le peuple canadien derrière la construction d’un parti révolutionnaire authentique guidé par le marxisme, le léninisme et le maoïsme. Il s’agit d’un important pas en avant dans la lutte globale des ouvrières et ouvriers contre la peste impérialiste.

Comme des millions d’autres personnes, le peuple philippin vit des jours sombres. Le régime Arroyo, pantin des États-Unis, mène une guerre ouverte contre la population, dans le but d’écraser le mouvement révolutionnaire. Il cible lâchement le mouvement de masse légal, assassinant des civilEs en toute impunité.

L’impérialisme canadien, quant à lui, tire profit de ce climat d’impunité fasciste. Les capitalistes monopolistes comme les grandes corporations minières canadiennes favorisent un environnement politique «stable» pour continuer à piller les ressources et exploiter une main-d’œuvre à bon marché.

Nous tenons à vous exprimer nos plus sincères remerciements pour votre engagement militant et constant en appui au peuple philippin. Mais la plus grande contribution que le prolétariat et le peuple canadiens peuvent apporter à la lutte globale contre l’impérialisme, c’est de construire un parti révolutionnaire authentique et de faire la révolution au Canada. Cet objectif ne peut être atteint que par une pratique révolutionnaire qui repose sur une conception marxiste-léniniste-maoïste juste, l’assimilation des expériences passées, une lutte conséquente contre le révisionnisme et une lutte de principes pour atteindre l’unité parmi les forces révolutionnaires.

Comité du Mouvement révolutionnaire internationaliste

La discussion et le débat que vous avez amorcés sur les questions cruciales de ligne idéologique et politique, dans le but de former un parti communiste révolutionnaire d’avant-garde, constituent un important pas en avant pour la révolution prolétarienne au Canada.

Il n’y a rien de plus significatif en ce moment que d’épouser la cause du communisme et de se battre pour enterrer l’ordre social actuel, si barbare, afin de le remplacer par le socialisme et d’entreprendre la transition vers un monde dans lequel les classes et l’exploitation seront de plus en plus obsolètes et les rapports entre les gens se verront transformés et ne seront plus le reflet d’un mode de production désuet basé sur la recherche du profit individuel.

Selon nous, le processus de formation du parti est d’une importance primordiale et ne doit pas être pris à la légère; il s’agit d’un bond organisationnel qui ne peut reposer que sur un bond idéologique et politique de la part de ceux et celles qui l’initient. Cela exige de prendre part à la grande lutte parmi l’ensemble des maoïstes pour appliquer correctement la science vivante du marxisme-léninisme-maoïsme ; cela, afin de comprendre et synthétiser les nouveaux phénomènes qui apparaissent dans un monde de plus en plus interconnecté et qui change de plus en plus rapidement.

Les nouvelles organisations marxistes-léninistes-maoïstes comme le PCR(co) ont l’énorme avantage de pouvoir construire sur des fondations déjà bien établies, tant au niveau théorique que pratique, eu égard à la préparation de la révolution et à la pratique de la révolution elle-même. […] Cela ne signifie aucunement de tout avaler de manière non critique et non digérée, en se basant sur une «foi» quelconque ; il s’agit plutôt de s’approprier avec enthousiasme, dans le cadre de cette initiative d’ensemble visant à la construction du parti, des outils théoriques disponibles, afin de vous engager à fond dans la lutte sur les questions de ligne et de stratégie révolutionnaire. Nous accueillons favorablement votre participation à cette lutte et sommes confiants que vous continuerez à y apporter une importante contribution.

Les organisations suivantes ont également fait parvenir leurs salutations :
Parti prolétarien du Purba Bangla [Bangladesh]
Union ouvrière communiste (MLM) de Colombie
Révolutionnaires marxistes-léninistes-maoïstes d’Irak
Parti communiste d’Iran (marxiste-léniniste-maoïste)
Comités d’appui à la résistance – pour le communisme (CARC) [Italie]
(nouveau)Parti communiste italien
Parti communiste maoïste – Italie

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