(F.M.) En février dernier, il s’est déroulé un événement d’importance historique pour les masses opprimées de l’Inde et les peuples du monde en général.

En effet, c’est à ce moment qu’a eu lieu le 9e congrès du Parti communiste de l’Inde (maoïste), soit 36 ans après le 8e congrès. La si grande période entre les deux congrès est en bonne partie due à la période de répression intense qui eut lieu dans les années 1970, durant laquelle des centaines de révolutionnaires furent assassinéEs et des milliers emprisonnéEs (avec le soutien tacite des traîtres du Parti «communiste» de l’Inde qui fait partie de l’appareil d’État). Le coup fut très dur, mais les communistes n’ont pas abandonné et sont maintenant réorganiséEs.

Le PCI(maoïste) dirige l’un des mouvements révolutionnaires les plus avancés de la planète. Certes, les maoïstes indiens (parfois surnomméEs «naxalites») font encore face à de nombreux obstacles, mais le parti a connu une grande progression ces dernières années, au point où même les réactionnaires doivent reconnaître sa force. Le premier ministre indien a déclaré en 2006 que le mouvement maoïste était la plus grande menace à son gouvernement et à l’immonde système des castes qu’il soutient. Le réseau CNN-IBN, quant à lui, estime que d’ici 2011, les maoïstes contrôleront 30% du territoire de l’Inde.

Donc, le 9e congrès a permis de résoudre les questions politiques qui étaient disputées au sein du parti et de finaliser le processus d’unité entre les deux grands courants de la révolution indienne – ceux du Parti communiste de l’Inde (ML) – Guerre populaire et du Centre communiste maoïste.

Le congrès a planifié plusieurs nouvelles tâches pour le parti, dont la principale est l’établissement de zones libérées permanentes (ou bases d’appui), où le pouvoir de New Delhi n’aurait aucune influence. Il fut également résolu d’élargir la base du parti parmi les masses et de mener un large mouvement contre les politiques néo-libérales de mondialisation, de libéralisation et de privatisation soutenues par les classes dirigeantes qui sont à la solde des puissances étrangères.

Le congrès a également servi à approfondir l’analyse théorique du parti sur plusieurs sujets : le caractère du féodalisme/semi-féodalisme; les changements ayant lieu dans la situation agraire; le caractère de la bourgeoisie bureaucratique indienne; les concepts de base de guérilla, de base d’appui et de contre-pouvoir; l’importance du travail dans la classe ouvrière et la construction d’un front uni; et d’autres questions importantes de ce type.

Quand l’exploitation, la faim et l’oppression basée sur un système de castes est la norme à travers tout un pays, il est clair que la révolte est tout à fait légitime. Vive la révolution indienne! Soyons solidaires avec le PCI(M) et les peuples de l’Inde!

Et pour être vraiment solidaires… il faut saboter l’impérialisme de l’intérieur en organisant notre propre mouvement révolutionnaire!

e p D T F s