– Un appel du Parti communiste révolutionnaire (comités d’organisation)

Le 1er mai, c’est la manifestation de la solidarité internationale qui doit unir tous les travailleurs et travailleuses du monde entier, contre toutes les bourgeoisies et exploiteurs du monde entier. C’est un ralliement internationaliste où se donnent rendez-vous toutes les forces qui luttent du côté de ceux et celles qui n’ont rien à perdre que leurs chaînes et qui aspirent à un monde sans exploitation.

Nous sommes bien loin de ce monde aujourd’hui. À l’heure de commémorer la mémoire des grévistes qui sont morts pendus à Chicago le 1er mai 1886, le sort des travailleurs et travailleuses à l’échelle du monde a-t-il vraiment changé depuis 120 ans? Après plus d’un siècle et demi de «développement» capitaliste, l’exploitation honteuse des ressources de la planète et de la vie de milliards de travailleurs et travailleuses par une poignée de riches capitalistes et leurs États, continue de s’accentuer.

Aujourd’hui plus que jamais, devant la crise du capitalisme et devant les révoltes qui grondent, les puissances impérialistes maintiennent leur pouvoir par la force, privant des dizaines de millions de personnes de leur droit au travail et au bien-être le plus élémentaire : en Afghanistan – pourquoi ces soldats canadiens, sinon pour faire la guerre en territoire nouvellement conquis? –, en Irak, en Palestine, rien ne profite aux peuples, tout se termine dans les poches des impérialistes. En Chine, des milliers de révoltes paysannes éclatent à travers le pays pour résister au capitalisme sauvage et à la corruption qui s’y développent à grande vitesse. De l’autre côté du spectre, en Europe (France en tête), au Canada et aux États-Unis, les États capitalistes imposent des reculs sans précédent aux droits des travailleurs et travailleuses, aux immigrantEs, aux sans papiers et aux sans-emploi. Ils le font pour protéger les droits de leurs propres bourgeoisies face aux nouvelles recrues du «top 10» des exploiteurs que sont l’Inde ou la Chine.

Ici même au Québec et au Canada, à quand remontent nos dernières victoires contre les capitalistes? Reculs dans les droits des immigrantEs, des réfugiéEs; reculs dans les conditions de travail; mises à pied massives et fermetures dans les secteurs manufacturier et du vêtement; reculs des travailleuses en garderie au Québec, chez les employéEs d’hôpitaux, dans la fonction publique.

Est-ce vraiment le temps de reculer? C’est avec désolation que nous avons appris que cette année, les centrales syndicales et les associations étudiantes québécoises qui leur sont alliées ont renoncé à commémorer le 1er mai comme des millions de travailleurs et travailleuses le feront à travers le monde, c’est-à-dire la journée du 1er mai.

Cette journée, la seule qui appartienne au moins symboliquement au prolétariat international, n’est pas un festival de plus à inscrire à l’agenda, qu’on peut déplacer à loisir dans notre calendrier. Elle exige de nous la solidarité internationale, l’appui aux luttes de tous les peuples et mouvements qui se battent contre le capitalisme et l’impérialisme et la volonté active de transformer le monde.

C’est pourquoi nous lançons un appel à tous ceux et celles qui veulent manifester le 1er mai prochain, à prendre la rue dans le quartier ouvrier le plus international de Montréal, pour une manifestation sous la bannière du 1er mai révolutionnaire et internationaliste. Révolutionnaire, en ce qu’il doit exprimer notre volonté de changer le monde et de construire bien plus qu’un mouvement de résistance; internationaliste, parce qu’en solidarité avec les travailleurs et travailleuses du monde entier!

Le rassemblement pour la manifestation se fera à 18 h au métro Parc (coin Jean-Talon et Av. du Parc), dans le quartier Parc-Extension. La manifestation s’ouvrira par une bannière de tête non partisane. Apportez vos bannières, vos drapeaux et votre enthousiasme!

Appuyons les luttes des exploitéEs du monde entier
Soyons révolutionnaires et internationalistes le 1er mai à Montréal!

Le 2 avril 2006
e p D T F s