Drapeau Rouge №62
UN SEUL PROGRAMME PEUT NOUS SATISFAIRE :

Changer de système, lutter pour le socialisme!

Les élections pour renouveler le parlement bourgeois de l’Assemblée nationale du Québec ont été déclenchées le 21 février dernier. Depuis, le concert de promesses creuses a débuté : 100 $ par semaine pour les familles qui n’envoient pas leurs enfants à la garderie pour l’ADQ; pas de hausse des frais de garde pour le Parti libéral; annulation de la vente du Mont Orford pour le PQ; etc. Autant de promesses qui même si elles étaient toutes accomplies – ce qui n’arrivera jamais! – ne changeraient fondamentalement rien à notre vie, surtout si on tire le diable par la queue, comme c’est le cas pour la majorité des prolétaires au Québec. Cela explique d’ailleurs pourquoi la participation aux élections est en baisse constante au Canada et dans la plupart des pays impérialistes depuis une vingtaine d’années.

Mais si on nous promettait :

D’exproprier sans indemnisation la grande bourgeoisie, notamment les banques, les grandes industries et les réseaux de communication; de nationaliser les richesses immobilières, la terre, le sous-sol et les eaux; de développer la propriété sociale et collective des principaux moyens de production : on changerait autrement les choses!

Ou encore, si on annulait les prêts, les hypothèques et toutes les dettes qu’on a envers les banques, l’État et la bourgeoisie impérialiste; si on octroyait une allocation universelle suffisante pour tous ceux et celles qui ne peuvent effectuer un travail socialement utile (enfants, étudiantEs, personnes âgées; si on réduisait de façon constante et progressive les écarts salariaux jusqu’à leur complète élimination, entre travailleurs et travailleuses manuelLEs et intellectuelLEs, hommes et femmes, dirigeantEs et dirigéEs, entre ceux et celles qui possèdent plus de connaissances ou de qualifications et les autres qui en ont moins, entre villes et campagnes, etc. : ce serait tout un programme!

Et ce n’est qu’un aperçu de ce qu’est le véritable socialisme : un système social révolutionnaire et qui permettrait, si on pouvait le réaliser, de transformer radicalement notre vie, celle des travailleuses et des travailleurs, des sans emploi, des immigrants et immigrantes, des jeunes exploitéEs, bref de tous les prolétaires qui ne voient aucun avenir sous le capitalisme.

Ces quelques propositions, qui sont incluses dans le programme du Parti communiste révolutionnaire (PCR), vous ne les verrez pas circuler durant la campagne électorale… du moins pas sur les bulletins de vote des élections bourgeoises! Elles circuleront plutôt dans des tracts, des affiches et des journaux et ce, 365 jours par année. Elles serviront à organiser et à construire un parti qui loin de se présenter aux élections bourgeoises, sera radicalement différent des partis gestionnaires du capital qui quant à eux, vous supplient aujourd’hui de voter pour leur programme insipide et vide de sens.

Ces mesures révolutionnaires, avec beaucoup d’autres, constituent l’embryon de ce qu’il nous faudra faire pour construire le socialisme jusqu’à la réalisation de communisme. Le programme du PCR, ce n’est pas une liste d’épicerie des idées les plus à gauche qu’on veut amener au parlement bourgeois : rien de plus absurde que de dire «tout le pouvoir aux travailleurs!», et de continuer à faire la vieille politique bourgeoise électoraliste, pour que cela se réalise. Il ne suffit pas de dire des mots différents pour changer la réalité : c’est malheureusement ce que fait Québec solidaire, avec ses faux espoirs de changer notre vie avec de belles idées, mais en restant dans le même vieux système pourri; dans le même parlement dirigé par la bourgeoisie. Le Parti québécois de 1976 avait fait le même coup aux travailleuses et travailleurs. On a déjà donné! Les plus «lucides» parmi les progressistes, ce sont aujourd’hui les communistes révolutionnaires, et tous ceux et celles qui ne voteront pas aux élections bourgeoises.

Avec le système parlementaire bourgeois, on ne pourra jamais arriver à la démocratie pour les prolétaires. Le parlement, au Québec comme au Canada depuis sa création, a toujours été le conseil d’administration des capitalistes. En période de «croissance économique», il a consenti quelques largesses – et au prix de quelles luttes! – comme au cours des années d’après-guerre. Mais depuis plus de 30 ans, le système capitaliste, c’est la dictature de plus en plus féroce des riches; c’est le programme capitaliste d’exploitation qu’on nous impose et qui n’existe que grâce à l’extorsion de la force de travail de millions de travailleurs et travailleuses.

Pour transformer la vie réelle, il faudra agir tout autrement, sur notre terrain, avec les organisations qui nous représentent et non avec celles que la bourgeoisie nous impose depuis toujours. Les idées révolutionnaires, anti-capitalistes et socialistes exigent de faire ce qui est impossible sous le régime de la «démocratie bourgeoise» : une complète révolution dans les rapports sociaux, l’élimination de la propriété privée des moyens de production, la disparition des classes sociales et de toutes les inégalités. Il faut transformer l’État, transformer les compagnies pour les donner à ceux et celles qui y travaillent, et pour cela, il faut d’abord débarquer la bourgeoisie du pouvoir! Il n’y a pas de révolution possible au profit des prolétaires, sans s’attaquer à la société capitaliste et sans se préparer à l’affronter.

Cet affrontement n’existe pas dans le cadre des élections provinciales actuelles au Québec. Ce qui existe, c’est un jeu de chaises musicales entre partis bourgeois qui prétendent tous mieux gérer le capitalisme que le voisin. Et malheureusement pour les travailleuses, travailleurs et progressistes honnêtes, Québec solidaire ne promet pas autre chose que cela! Or cette promesse venant d’un parti qui se dit de gauche, ce sera au mieux, la certitude d’une déception – pour ceux qui y croient et qui récolteront un vote marginal – ou au pire, la certitude d’une trahison appréhendée, comme la gauche électoraliste et officielle nous y a habitués depuis toujours.

En luttant pour gagner les prolétaires au programme communiste, le PCR a toutes les ambitions, mais il n’a aucune illusion : pour que les prolétaires puissent réaliser le socialisme et gagner le pouvoir, il faudra détruire le capitalisme comme système d’exploitation. Pas de mensonges : si on veut diriger la société comme classe, nous devrons apprendre à diriger notre vie, au lieu de la laisser entre les mains des capitalistes, et cela signifie les déloger du pouvoir! Nous devrons l’extorquer de force des mains de la bourgeoisie. Celle-ci contrôle l’État et toutes ses institutions de façon à perpétuer sa domination. On ne fera croire à personne qu’on gagnera en se faisant élire au parlement des bourgeois! Le prolétariat, de même que toutes les couches sociales exploitées par le capitalisme qui croient à l’égalité et à une société radicalement différente, doivent s’organiser dans un parti, se doter d’un programme et développer une stratégie pour faire la révolution et conquérir le pouvoir.

Au cours des semaines à venir, nous invitons toutes les personnes intéressées à lire le programme du PCR disponible par la poste ou en ligne à l’adresse suivante : www.pcr-rcp.ca, à en discuter et à nous contacter pour en savoir plus.

Boycottons les élections!
Pour préparer le socialisme, préparons la révolution!
Joignez-vous au PCR!

Le Parti communiste révolutionnaire (PCR)
25/02/2007
e p D T F s