Arsenal №1
UN RETOUR SUR LES DERNIÈRES ÉLECTIONS PROVINCIALES AU QUÉBEC

Lutte contre les mesures de crise et inanité de la « gauche »

Au terme d’une campagne électorale marquée, possiblement encore plus que d’habitude, par le mensonge et l’hypocrisie, les Libéraux de Jean Charest ont finalement réussi, quoique avec peine, à remporter les élections provinciales qui ont eu lieu le 14 avril dernier au Québec. La fameuse balloune adéquiste, gonflée par les médias et agitée par la suite tel un épouvantail par le PQ et ses supporters, s’est lamentablement écrasée : le parti de Mario Dumont n’a fait élire que quatre candidatEs, malgré qu’il ait obtenu 18 % des suffrages. Quant au PQ, il a réussi à sauver les meubles, obtenant 45 éluEs, qui formeront une opposition apte à «brasser de la merde», comme l’a si bien dit Pauline Marois. Il faut se rappeler qu’à peine quelques mois avant la tenue du scrutin, les commentateurs politiques ne donnaient pas cher de la peau de ce parti, comme c’est d’ailleurs habituellement le cas à chaque fois qu’un parti termine deux mandats consécutifs.

C’est qu’en près de neuf ans de pouvoir, le Parti québécois avait eu amplement l’occasion de se discréditer : poursuite de l’objectif du «déficit zéro», au prix de coupures massives dans la santé et l’éducation ; imposition de lois spéciales anti-syndicales, comme ce fut le cas contre les infirmières ; développement du travail forcé et du cheap labour pour les assistéEs sociales et sociaux ; etc. Mais bon, les choses étant ce qu’elles sont, il a suffi l’émergence du spectre adéquiste, et surtout l’appui bienveillant de ses alliés traditionnels (allant des chefs syndicaux jusqu’à Françoise David et son collectif appelé «D’abord solidaires») pour que le PQ récolte le vote des secteurs, spécialement parmi la petite bourgeoisie, qui restent attachés à une certaine conception de l’État et qui ont acheté le discours de Bernard Landry comme quoi le PQ est un «parti de gauche opposé au néo-libéralisme».

Du strict point de vue des résultats électoraux, le fait sans doute le plus marquant pour nous n’est toutefois ni l’élection de Jean Charest, ni la déconfiture de l’ADQ, ni le résultat somme toute surprenant du PQ : c’est plutôt la diminution spectaculaire du taux de participation, passé de 78 % en 1998 à seulement 70 %, conjuguée à l’insignifiance des résultats de la gauche électorale, qui n’a pu obtenir mieux qu’1,6 % des suffrages exprimés, malgré l’arrivée d’une toute nouvelle formation politique – l’Union des forces progressistes (UFP) – ayant présenté plus de 73 candidatEs. Ce piètre résultat est certes supérieur à ce qui avait été obtenu par les différentes formations de gauche cinq ans plus tôt (0,9 %), mais il demeure bien en deçà des résultats atteints lors des trois scrutins précédents (voir tableau).

Évolution du vote des partis de gauche ou apparentés [1]
ÉLECTIONS PROVINCIALES (1985-2003)
Année Nombre de candidatEs Nombre de voix obtenues Nombre de votes par candidatE
1985 176 108 317 615
1989 182 126 539 695
1994 94 46 537 495
1998 [2] 148 35 611 241
2003 [3] 136 62 113 457

[1] Partis politiques officiellement enregistrés, excluant les candidats indépendants ou sans désignation : NPD-Québec, PDS, Parti vert, Parti indépendantiste, Parti humaniste, Mouvement socialiste, PCQ, Parti des travailleurs, PMLQ (ou PCCML), Parti de la souveraineté du Québec, Union des forces progressistes.

[2] Incluant les sept candidatures indépendantes soutenues par le RAP.

[3] Incluant les trois candidats du PCQ apparaissant sous la désignation «Indépendants» et la candidature de Jean-Yves Desgagnés soutenue par l’UFP.

Au lendemain du scrutin, tous les commentateurs ont noté le fort taux d’abstention, d’autant plus impressionnant que l’électorat québécois, historiquement, vote en plus grand nombre que celui des autres provinces, en raison du sentiment national très présent qui fait que les Québécoises et les Québécois s’identifient toujours plus à «leur» État. Celles-ci et ceux-ci sont également plus nombreux à voter aux élections provinciales qu’aux élections fédérales, sans doute pour les mêmes raisons. Mais le taux de participation aux élections québécoises, s’il reste plus élevé, ne cesse de diminuer, d’un scrutin à l’autre : il est ainsi passé de 82 % à 78 % entre 1994 et 1998 ; et cette fois-ci, la baisse s’avère encore plus spectaculaire. En chiffres réels, ce sont pas moins de 485 000 électeurs et électrices de plus qui sont restés chez eux. Ce phénomène a de quoi inquiéter la bourgeoisie, qui compte sur les élections et son système parlementaire pour rasseoir, périodiquement, la légitimité de son pouvoir.

Il se passe que malgré les campagnes publicitaires répétées incitant les électeurs et électrices à exercer leur «devoir civique» ; malgré la création de «nouvelles alternatives», comme l’UFP, qui ont justement pour objectif (c’est la tâche qu’on leur assigne) de ramener les désabuséEs de la politique bourgeoise dans le giron électoral, nous sommes de plus en plus nombreuses et nombreux à ne plus y croire et à chercher ailleurs le moyen de nous émanciper. Dans son bilan de campagne (un document daté du 14 juin 2003), le Conseil de l’UFP se plaint d’ailleurs de ce qu’il n’ait pas réussi à «réhabiliter la politique» et à «faire en sorte que la population québécoise retrouve le goût de se mêler des affaires de la “cité”». Bien sûr, l’UFP préfère ne pas trop s’attarder sur ce phénomène, qui viendrait contredire ce qu’elle présente d’autre part comme ayant été un succès – à savoir le fait que ses 73 candidatEs aient réussi, de justesse, à franchir la barre du… un pour cent. Étrangement, son bilan ajoute qu’il ne faut pas voir, dans la baisse du taux de participation, une quelconque forme de rejet des institutions parlementaires (mais de quoi s’agit-il donc, sinon ?).

La palme de cette opération de dissimulation du phénomène d’abstention revient toutefois à une des composantes de l’UFP – à savoir les trotskistes du groupe Socialisme international (International Socialists). Dans le compte-rendu qu’ils ont publié dans le numéro de mai de leur journal francophone (Résistance), on trouve un bref paragraphe qui mentionne la hausse des abstentions et qui souligne, non sans raison, que «le désenchantement de l’électorat a été un des faits les plus marquants des élections» ; cela, bien évidemment, ne diminue en rien selon eux le fait que l’UFP ait obtenu un «succès considérable» et qu’«en elle, brille un exemple courageux» (rien de moins !). Sauf que bizarrement, le même article, publié dans son bi-mensuel anglais Socialist Worker, a précisément été amputé du dit paragraphe ! Il semble donc que ces chers trotskistes préfèrent que leurs supporters dans le reste du Canada ne puissent pas découvrir que le monde idéal et ensoleillé qui voit actuellement le jour au Québec et qui pourrait – qui sait ? – permettre l’élection d’un «député trotskiste», voire d’un David Fennario !, à l’Assemblée nationale, n’existe en réalité que dans leur esprit.

L’UFP, on l’a vu, se réjouit d’avoir atteint l’objectif fixé pour sa grande campagne du un pour cent. Son bilan insiste, il va de soi, sur le résultat exceptionnel obtenu par son candidat Amir Khadir dans le comté de Mercier – ce transfuge du Bloc québécois qui risque vraisemblablement d’y retourner aux prochaines élections fédérales – qui a raflé près de 18 % des suffrages, en omettant toutefois de mettre ce résultat en parallèle avec celui que l’ancien candidat de l’UFP (Paul Cliche) avait obtenu il y a deux ans dans la même circonscription (24 %). Mais le problème, pour un parti électoraliste comme l’UFP, n’est pas tant d’avoir atteint ou non tel ou tel objectif «réaliste» ou d’avoir fait plus ou moins bonne figure dans une ou deux circonscriptions. En fait, si l’UFP était un parti révolutionnaire qui faisait campagne en expliquant que l’État est l’instrument de la dictature de la bourgeoisie et que les oppriméEs ne peuvent prendre le pouvoir par la voie électorale, on pourrait trouver une signification politique intéressante au résultat qu’elle a obtenu – même s’il y aurait lieu de se demander ce qu’un parti qui considère que les élections ne sont qu’un piège inutile serait allé faire dans cette galère.

Le problème, pour l’UFP, c’est qu’elle considère au contraire que l’État, qui représente selon elle le «bien commun», est l’instrument par lequel doit nécessairement passer toute transformation sociale. Pour elle, les luttes sociales sont insuffisantes, et la révolution, il va sans dire, exclue : c’est en prenant la tête de l’appareil d’État, en formant éventuellement le gouvernement, ou à tout le moins en se plaçant dans une position, avec un certain nombre d’éluEs, où il soit possible de nouer certaines alliances et d’influencer le gouvernement dans le cadre parlementaire, que tel ou tel changement pourra être réalisé. L’UFP est donc condamnée à faire progresser ses résultats électoraux et à franchir un jour le seuil de l’insignifiance politique (i.e. dans son cas à faire élire au moins quelques députéEs), ou sinon à périr, comme toutes ces «alternatives politiques nouvelles et emballantes» qui l’ont précédée (le Mouvement socialiste, le NPD-Québec, le PDS, etc.).

Et pour y arriver, elle devra nécessairement se positionner de plus en plus comme un parti crédible et apte à gouverner, puisque telle est l’utilité et la fonction de quelque parti que ce soit qui postule la direction d’un État comme celui du Québec – un État impérialiste moderne au service du grand capital. D’où la décision «stratégique» prise par son Conseil au mois de juin de chiffrer, dorénavant, ses engagements électoraux. Et d’où également la nécessité de faire avancer la réforme du mode de scrutin pour y introduire une quelconque forme de représentation proportionnelle (nous ne nous attarderons pas ici sur cette question, dont nous avons largement traité déjà dans le numéro 8 de l’ex-revue Socialisme Maintenant!).

D’autres forces parmi la gauche officielle québécoise, extérieures à l’UFP, poussent d’ailleurs dans cette direction, en particulier du côté du collectif «D’abord solidaires» dirigé par Françoise David, qui a refusé de se ranger derrière l’UFP et qui envisage, en ce moment, de créer un autre parti, qui pourrait éventuellement intégrer l’UFP (ou du moins une partie de l’UFP, expurgée de ses éléments «incontrôlables», i.e. les trotskistes et les révisionnistes). Ce collectif s’apprête à tenir un important congrès, en novembre, où telle décision pourrait être prise.

On ne peut exclure, non plus, que toute cette opération de «recomposition» conduise une bonne partie de la gauche (y compris certains secteurs de l’UFP, comme c’est déjà le cas avec un Amir Khadir, pour un), à se tourner de nouveau vers le bon vieux PQ, auquel Françoise David ne fut d’ailleurs pas très loin de se joindre aux dernières élections. L’ex-«marxiste-léniniste» Pierre Dubuc – le rédacteur en chef de L’aut’journal – en est un autre qui plaide en ce sens. Un tel dénouement serait encore là facilité par l’adoption d’un mode de scrutin proportionnel, rendant plus vraisemblable la possibilité d’une alliance ou d’une coalition formelle avec le PQ.

Ceux et celles qui, au sein de l’UFP, refuseront d’aller dans cette direction, essaieront dans un premier temps de démontrer qu’en attendant le prochain scrutin, son potentiel de développement se trouve «dans la rue» plutôt que «dans les urnes». On aimerait bien, en fait, rapatrier ces centaines de militantes et de militants qui ont animé le mouvement de lutte contre la mondialisation impérialiste depuis quatre ou cinq ans et qui sont si éloignéEs de tous ces débats, si futiles, sur les élections.

Il n’est donc pas exclu qu’on voit les responsables de l’UFP, comme ceux de D’abord solidaires et même du PQ dans une certaine mesure, s’investir de plus en plus dans les luttes sociales et populaires, y compris les plus «radicales» dont ils avaient cherché jusqu’ici à rester éloignés. Cela, on le voit présentement très bien dans le cadre du mouvement d’opposition qui se développe contre les politiques du nouveau gouvernement Charest et qui voit tout un chacun hausser le ton et mettre son poing sur la table.

Les Libéraux n’ont encore annoncé que très peu de mesures concrètes depuis leur arrivée au pouvoir, mais ils semblent assez déterminés à faire la job pour laquelle la bourgeoisie leur a demandé de servir : imposition de nouvelles mesures visant à appauvrir les assistéEs sociales et sociaux et les obliger à servir de main-d’œuvre à bon marché pour les capitalistes ; augmentation des frais de garde qui pourraient aller jusqu’à doubler pour les familles ouvrières ; hausse des frais de toutes sortes dans l’éducation, incluant vraisemblablement la fin de la gratuité scolaire au Cégep ; réduction des dépenses de l’État dans des domaines aussi «inutiles» que la protection de l’environnement et la promotion du transport en commun ; imposition de compteurs pour faire payer l’eau aux plus démuniEs ; et ainsi de suite. L’opération de «ré-ingénierie de l’État» amorcée par le gouvernement Charest ne vise pas autre chose qu’à appauvrir les masses populaires et à satisfaire les exigences des capitalistes.

La résistance aux attaques de la bourgeoisie et du gouvernement Charest est juste et nécessaire, mais il faut la mener en-dehors de tout contrôle et de toute influence de la part des défenseurs de l’État québécois et du PQ, qui n’a certes pas fait mieux lorsqu’il était au pouvoir, et dans la perspective de la développer non comme un marche-pied qui leur servira à reprendre le pouvoir dans quatre ans mais d’une lutte totale et généralisée, qui mettra fin au règne de la minorité bourgeoise et libérera la majorité exploitée.

La société québécoise n’est pas, contrairement à ce qu’écrivait récemment Françoise David, «une société qui, malgré ses imperfections, continue d’offrir des espaces de solidarité sociale et des milieux de vie épanouissants pour une bonne majorité de gens» (sic.) Certes, pour les gens comme elles, i.e. pour les petits bourgeois et les membres de l’aristocratie ouvrière (ceux et celles qui, comme Henri Massé de la FTQ, se disent «en criss» et prêts à mener la «bataille du siècle» contre la sous-traitance, mais uniquement dans la mesure où cela affecte leurs conditions à eux, et sans égard au fait que d’autres continuent à crever), la société capitaliste dans laquelle on vit n’est pas si mal et s’endure assez facilement ; mais tel n’est pas le cas de la majorité de la population, des prolétaires exploitéEs qui s’appauvrissent constamment et qui voient les possibilités de s’en sortir diminuer plutôt que l’inverse.

Contrairement à l’UFP qui se plaignait encore récemment, par la bouche de sa porte-parole Molly Alexander, que «la paix sociale est menacée», nous disons qu’il n’y a pas de paix possible, sous le capitalisme, pour le prolétariat et les masses exploitées. En fait, lorsque telle paix existe, c’est que la bourgeoisie a réussi à s’imposer comme pôle dominant de la contradiction fondamentale qui traverse le système, par la perversion et/ou par la répression. Les divisions, les affrontements et la guerre entre les classes existent, du fait de l’existence des classes elle-même, et non parce que tel ou tel politicien à l’esprit tordu la souhaite ou la provoque. Dès lors pour nous, il s’agit non pas de s’écraser et de souhaiter une paix illusoire, mais de la mener et de la développer, cette guerre, par des moyens qui nous sont propres et avec l’objectif de mettre en place les conditions qui nous permettront d’atteindre une véritable paix, i.e. de la gagner !

Une tendance similaire en Ontario

Le 2 octobre dernier, c’était au tour des Ontariennes et Ontariens d’être appeléEs à se rendre aux urnes afin d’élire un nouveau gouvernement provincial. Après deux mandats consécutifs où le gouvernement conservateur, d’abord sous la conduite de Mike Harris puis celle de son successeur Ernie Eves, n’y est pas allé de main morte pour satisfaire les intérêts de la grande bourgeoisie, un «vent de changement» a soufflé et porté le Parti libéral au pouvoir – c’est du moins ce qu’on a pu lire et entendre un peu partout dans les médias. Mais le fait est que les Libéraux n’ont été élus que par une minorité d’Ontariennes et d’Ontariens. On nous a répété qu’ils ont obtenu 46 % des suffrages exprimés – ce qui est exact ; mais bien peu de commentateurs ont pris la peine de préciser que le taux de participation, lui, n’a été que de 57 % ou 58 % (de fait, cette donnée fondamentale n’apparaissait même pas sur le site Web officiel du Directeur général des élections, deux semaines après la fermeture des bureaux de scrutin).

La Coalition ontarienne anti-pauvreté (l’OCAP) – une organisation qui lutte depuis plus d’une dizaine d’années pour défendre les pauvres et les exploitéEs en Ontario et qui a certes toutes les raisons de se réjouir du départ des Tories – a commenté de façon fort pertinente ce phénomène d’abstention (à noter que l’OCAP n’a pas donné de consigne de vote au cours de la campagne, sans doute pour ne pas déplaire aux trotskistes, encore nombreux, qui en font partie et qui soutiennent généralement le NPD et la voie électorale) :

«Derrière tout le battage auquel on assiste concernant “l’énorme victoire” et le “mandat écrasant” obtenu par McGuinty se cache le fait que le plus grand bloc d’électeurs et d’électrices s’est largement exprimé en restant à la maison – si tant est qu’ils et elles ont un logement pour vivre. Certains pensent qu’une alternative politique existe, d’autres souhaitent qu’il en émerge une ; et d’autres encore ne voient plus aucune utilité aux élections. Mais peu importe où on se situe à cet égard, on ne peut nier l’importante signification politique du fait qu’un nombre croissant de personnes ne voient tout simplement plus de raison d’aller voter. Contrairement à ce que prétendent certains snobs, le large groupe d’abstentionnistes n’est pas constitué de moutons stupides et apathiques. On parle ici de pauvres et de travailleurs et travailleuses qui font quotidiennement de lourds sacrifices et travaillent très fort pour combler les besoins de leurs familles. Ces gens, en réalité, sont capables d’agir de façon extrêmement vigoureuse lorsque quelque chose se produit qui leur apparaît significatif et important. Le processus électoral, toutefois, les laisse complètement froid. Ils et elles ne voient pas de raison d’appuyer tel ou telle candidatE, parce qu’en ce qui les concerne, aucun d’eux ne mettra fin aux injustices qui les assaillent. Derrière le sentiment d’indignation un peu passif qui recouvre ce rejet des élections se cache en fait un profond sentiment de colère et de mécontentement. Et lorsque ce sentiment prendra le dessus, il ne prendra certes pas la forme d’une campagne de lettres adressées aux députés…»

Entretemps, l’OCAP en appelle à lutter dès maintenant pour exiger du nouveau gouvernement qu’il retire toutes les politiques anti-sociales de son prédécesseur.

Eric Smith
e p D T F s