Nous annonçons aujourd’hui la constitution du noyau de lutte pour la construction du Comité d’organisation du Nord du PCR(co) (CO-Nord).

Qui sommes-nous ?

Nous sommes des militants et militantes provenant du milieu étudiant, de l’expérience communiste libertaire et des mobilisations des masses. Qu’est-ce qui nous pousse, nous militants et militantes révolutionnaires, à donner la vie aujourd’hui à un Comité d’organisation du Parti communiste révolutionnaire ?

En premier lieu, nous partons de la situation actuelle. Au niveau général, la crise du capitalisme s’aggrave, la contradiction entre le prolétariat et la bourgeoisie s’approfondit, la contradiction entre la bourgeoisie impérialiste et les nations dominées devient de plus en plus criante, les contradictions entre les pays impérialistes s’intensifient.

Au Canada, les institutions parlementaires ont démontré leur caducité alors que les «alternatives politiques» se succèdent et s’embourbent toujours plus dans un opportunisme honteux. Le prolétariat est toujours sous le contrôle de la bureaucratie syndicale et de la petite-bourgeoisie du mouvement populaire. Parmi les forces qui disent être engagées à renverser le capitalisme, le mouvement anarchiste, même si certains et certaines camarades anarchistes font un travail anti-capitaliste utile, n’est pas en mesure d’offrir une réponse qui dépasse la résistance au capitalisme.

Comme le dit l’appel au congrès du PCR(co), pour faire face au défi d’abolir le système capitaliste qui génère exploitation, les crises économiques et les guerres, il faut en premier lieu cesser de gaspiller nos forces. On ne peut aller au combat et vaincre avec des demi-mesures et un peu de bonne volonté. Comme le disait un camarade du CO-Nord lors de notre première réunion : «Bien beau philosopher, mais des idées qui ne sont pas mises en application sont des rêves. Moi mon but, c’est la révolution.» Le camarade exprimait en ses propres mots le point de vue de Marx, «les philosophes n’ont fait qu’interpréter le monde de différentes manières; mais ce qui importe, c’est de la transformer».

Sur la base de notre compréhension de la situation actuelle, la réponse la plus articulée et la plus systématique que nous pouvions adopter est celle que propose le PCR(co). Nous matérialisons donc notre adhésion en choisissant volontairement de construire un organisme de base du parti afin de contribuer à son développement, donner vie aux thèses du communisme révolutionnaire dans les masses. Conjuguer la théorie et la pratique en développant fermement la lutte idéologique et politique.

Un autre camarade du CO-Nord expliquait ainsi son adhésion :

«Je suis persuadé que l’ensemble des radicaux, après étude, analyse et débats en viendront à constater que c’est le marxisme-léninisme-maoïsme qui synthétise les avancées de la révolution, du communisme, de la lutte pour un monde meilleur. Donc, cette science doit impérativement être diffusée et étudiée dans tous les groupes radicaux, mais surtout dans le prolétariat particulièrement parmi les couches les plus exploitées»

.

Nous reconnaissons que pour constituer le parti communiste révolutionnaire il ne nous suffit pas de militer tous et toutes dans la même organisation. Il est aussi nécessaire de partager le même but et le même programme politique. Le parti pour nous n’est pas seulement un instrument d’organisation qui permet une plus grande initiative au prolétariat. Le parti permet de libérer le potentiel révolutionnaire du prolétariat en dehors des limites imposées par la bourgeoisie. Seule cette autonomie nous permet de faire les bilans de l’expérience de plus de 150 ans de lutte pour le communisme.

Nous lançons un appel à tous ceux et celles qui refusent de demeurer silencieux et silencieuses devant la guerre que les riches mènent contre les pauvres ici et ailleurs. Joignez ou formez des comités d’organisation ! Démystifiez le maoïsme !

Pour affronter et vaincre la bourgeoisie nous avons besoin du parti communiste révolutionnaire.

Pour un siècle de révolutions communistes!

– Les camarades du CO-Nord
e p D T F s