En Avant! №3

Mythes sur le maoïsme

Le texte qui suit a fait l’objet d’une lecture collective et d’une discussion dans le cadre d’un groupe de préparation à la révolution qui s’est réuni au cours des derniers mois à l’initiative de militantEs du PCR(co) dans la région de Montréal. Face à toute la propagande anti-communiste à laquelle on doit faire face, y compris dans les milieux «de gauche», et en particulier en ce qui concerne la Chine de Mao à laquelle nous nous référons, nous y avons trouvé plusieurs arguments utiles, que nous souhaitons partager avec touTEs les militantEs du parti. Ce texte est d’abord paru dans le journal MIM Notes (no 40, 04/03/1990), publié aux États-Unis par le Maoist Internationalist Movement, qui en a assuré lui-même la traduction. Nous n’y avons apporté que de très légères corrections.
Eric Smith

Idées erronées fréquemment entendues

1. Jusqu’à 30 millions de personnes sont mortes pendant le Grand Bond en avant à cause de la famine et des exécutions provoquées par Mao.

2. La violence commise par Mao était largement répandue pendant la Révolution culturelle.

3. Mao s’opposait aux intellectuelLEs, à l’éducation et à l’individualité.

Le Grand Bond en avant – «Mao était un boucher»

Des spécialistes occidentaux ont estimé qu’entre 16,4 et 29,5 millions de personnes sont mortes pendant le Grand Bond en avant. [1] Un argument qu’on entend fréquemment prétend que c’est là le résultat des exécutions commandées par Mao et par le Parti communiste chinois. Ceux et celles qui en savent un peu plus sur l’histoire de la Chine connaissent toutefois la famine et les catastrophes naturelles qui se sont produites durant cette période. Malgré tout, on attribue néanmoins souvent ces morts aux programmes erronés et à la mauvaise gestion de l’industrialisation et de la distribution des biens qui auraient alors eu cours.

Le premier problème avec ces mythes, c’est qu’ils sont fondés sur des statistiques inexactes. Les taux de mortalité si élevés ont été établis à partir de comparaisons entre la croissance prévisible de la population et la population réelle. Cette méthode présume une croissance constante de la population, ce qui est toutefois loin de la réalité pendant des périodes tumultueuses de l’histoire telles qu’une révolution. Les statistiques sont aussi dérivées de chiffres fournis par la bourgeoisie et par les révisionnistes, qui étaient les ennemis du Grand Bond.

En réalité, les morts attribuées au Grand Bond en avant (1958-60) étaient dues à la famine, pas aux exécutions. L’inondation et la sécheresse ont eu des répercussions sérieuses sur plus de la moitié du territoire chinois à cette époque-là. L’Union soviétique avait en outre interrompu son aide industrielle, provoquant pratiquement une halte à la plupart de l’industrie chinoise. L’URSS avait promis de construire environ 300 usines industrielles modernes, mais jusqu’à 1960, seulement 154 d’entre elles étaient complétées. [2] Des milliers de techniciens soviétiques qui étaient en Chine pour aider au développement industriel sont partis en l’espace d’un seul mois, ramenant avec eux leurs plans et stoppant les cargaisons de matériaux. [3]

Mao a clairement avoué que le gouvernement était responsable de 800 000 exécutions entre 1949 et 1954. Il s’agissait d’exécutions approuvées par la base et faites dans le cadre de procès populaires contre les propriétaires terriens et les éléments pro-japonais (pro-impérialistes) les plus détestés, qui avaient terrorisé les masses pendant la Seconde Guerre mondiale et par la suite. [4]

Ni Mao ni le Parti communiste chinois n’ont jamais dit que le Grand Bond en avant n’avait pas connu sa part d’erreurs. L’autocritique est une partie importante du maoïsme, et Mao lui-même a formulé des critiques sur certains aspects du Grand Bond. À la différence des Soviétiques, les Chinois reconnaissaient que certains de leurs objectifs étaient trop hauts et déraisonnables.

Il n’est pas étonnant que ces mythes soient si activement propagés par les pays capitalistes, qui eux méritent beaucoup plus l’étiquette de «bouchers». Chaque année, quatorze millions d’enfants, dont la plupart proviennent des pays capitalistes d’Asie, meurent de faim. [5] Avec les méthodes utilisées par les spécialistes et les médias bourgeois eux-mêmes, on pourrait aussi calculer que pas moins 75 980 NoirEs sont morts aux États-Unis uniquement en 1986, en raison de soins médicaux insuffisants. [6] Toutes proportions gardées, i.e. si les États-Unis avaient le même nombre d’habitantEs que la Chine, cela signifierait la mort de plus de 300 000 NoirEs par année (ou de 2,5 millions de personnes, si la population noire totale des États-Unis équivalait à celle des ChinoiSEs) !

Si la Chine, avec un quart de la population mondiale, n’avait pas été libérée par Mao et le Parti communiste chinois, la situation serait encore bien pire aujourd’hui. En fait, 22 millions de ChinoiSEs sont morts de faim pendant la Seconde Guerre mondiale, grâce à l’impérialisme japonais et au régime soutenu par les É.-U. Sous Mao et le Parti communiste chinois, l’espérance de vie du peuple chinois est passée de 35 ans qu’elle était sous le régime capitaliste du Guomindang, à 69 ans. [7] Par contre, la faim dans les pays capitalistes et l’insuffisance de soins médicaux pour les NoirEs aux États-Unis sont devenues tellement ordinaires et passées sous silence qu’aucun politicien ne prend la peine ne serait-ce que de soulever le problème.

La Révolution culturelle – «Mao a commis de la violence»

La Révolution culturelle est une autre cible favorite des impérialistes. L’analyse occidentale attribue fréquemment à Mao toute la violence de la période 1966-76.

Bien qu’il n’y ait eu qu’une poignée d’observateurs occidentaux en Chine pendant la Révolution culturelle, la plupart d’entre eux attribuent volontiers des centaines de milliers ou même des millions de morts à la Révolution culturelle. D’ordinaire, on ne fournit pas de détails parce qu’il n’y a que très peu de rapports de première main faits par des Occidentaux. Aucun Occidental ne peut en effet prétendre avoir fait une enquête exhaustive. Bien qu’il soit possible qu’il y ait eu des millions de morts pendant la Révolution culturelle, elles ne furent certes pas commandées par Mao. Mao a au contraire demandé explicitement que la Révolution culturelle soit non-violente. Les premières directives du Comité central du Parti communiste ont d’ailleurs rappelé, dès le début, que «dans un débat, on doit avoir recours au raisonnement et non pas à la contrainte ou à la coercition». [8] De surcroît, la violence à laquelle on a assisté durant la guerre civile fut en grande partie le fait de factions opposées à Mao.

Les ennemiEs de Mao en Chine sont beaucoup plus réalistes à cet égard que les propagandistes occidentaux. Ils tiennent Mao et ses partisanEs – la dénommée Bande des Quatre – responsables d’un grand total de 34 000 exécutions ou morts causées par d’autres moyens de répression pendant les dix années de la Révolution culturelle. Si les ennemiEs de Mao ont bel et bien raison, peut-on penser que ces 34 000 morts étaient justifiées ? Il est difficile pour nous d’en juger : il faudrait demander aux partisanEs incarcéréEs de Mao, à ses ennemiEs de haut rang au sein du parti et aux masses en général, dont l’opinion n’a jamais été sollicitée systématiquement par les critiques étrangers.

Faisant une autocritique, Mao a affirmé qu’il y avait eu trop d’exécutions pendant la Révolution culturelle. En disant cela, Mao a exprimé sa philosophie, qui est aussi la nôtre. Selon Mao, il est peut-être justifiable d’exécuter un meurtrier ou quelqu’un qui fait sauter une usine ; cependant, dans la plupart des cas, y compris ceux qu’on retrouve dans les écoles, le gouvernement et l’armée, Mao affirmait :

«Qu’y a-t-il de mal à ne pas exécuter les gens ? Ceux qui sont disposés à se réformer par le travail devraient aller se réformer par le travail, afin que les ordures soient transformées en quelque chose d’utile. D’ailleurs, les têtes ne sont pas comme des poireaux. Si on les coupe, elles ne repoussent pas. Si l’on coupe une tête à tort, il n’y a pas de façon de rectifier l’erreur, même si on le souhaite.»

[9] Si des gens se disant maoïstes sont allés à l’encontre de cette philosophie, ce n’est pas à nous de les défendre. Il est par ailleurs évident, et les statistiques à ce sujet sont disponibles pour tous même aux États-Unis, que Mao a accompli plus que tout autre chef politique du siècle dernier, et probablement de toute l’histoire, en réduisant la violence sous toutes ses formes.

Bien des ennemis de Mao qui ont été expulsés du parti ont d’ailleurs survécu. Deng Xiaoping, pour un, a survécu à quelques purges et a été envoyé en rééducation. Les 3 et 4 juin 1989, c’est le même Deng – un opposant à Mao et un favori des capitalistes – qui a ordonné à l’armée de tirer sur des centaines de manifestantEs dans le cadre de la rébellion à Beijing. Cette violence n’est bien sûr qu’une petite partie de la violence causée par la restauration du capitalisme en Chine.

Mao et le Parti communiste chinois, avec peu d’aide de l’extérieur, ont amené des changements majeurs dans un pays en voie de développement, pendant qu’ils faisaient une révolution et une guerre civile. Il est erroné de tenir pour responsable le Parti communiste chinois, ou Mao en particulier, de tout ce qui s’est passé sous leur direction. Aux États-Unis – un pays développé qui ne se trouve dans des conditions d’aucune façon comparables à celles de la République populaire de Chine -, il y a chaque année 20 000 meurtres ; 75 000 NoirEs meurent à cause de l’oppression nationale systématique ; à toutes les cinq minutes, unE ouvrierÈRE meurt d’un accident de travail ou d’une maladie industrielle ; et à toutes les 50 minutes, un enfant meurt à cause du manque de nourriture ou d’argent. [10] Mais nous n’entendons dire presque jamais que les victimes de la violence capitaliste sont «tuées» par les présidents Reagan, Bush, Clinton et compagnie, comme nous l’entendons souvent de ceux et celles qui sont morts de faim sous Mao.

Les intellectuelLEs et l’éducation étaient répriméEs sous Mao

Beaucoup d’Occidentaux croient que Mao s’opposait à la «vraie» éducation et aux «intellectuelLEs» pendant la Révolution culturelle, et que les écoles n’étaient alors que des instruments destinés au «lavage de cerveau» et à la pure «propagande». Ces croyances proviennent de certaines histoires qu’on a entendues quant à la fermeture d’universités en Chine, aux nouvelles conditions et aux nouveaux règlements qui ont été établis pour les manuels scolaires et la recherche, et aux limites qui ont été imposées aux différents types d’art et de théâtre. Une partie de ces renseignements ont été apportés aux Occidentaux par des intellectuelLEs chinoiSEs qui ont quitté la Chine avant ou pendant la Révolution culturelle : ils-elles ont quitté car ils croyaient que leur mode de vie et leur standing étaient menacés par ces changements.

Les Occidentaux définissent la «vraie» éducation dans la mesure où elle ressemble aux sujets et aux ordres du jour occidentaux ; i.e., étudier l’histoire et la littérature à partir du point de vue des oppresseurs et des impérialistes, les mathématiques et la science dans le but d’en arriver à des avancées technologiques ou médicales qui augmenteront la richesse et le pouvoir des classes dirigeantes, et étudier jusqu’à devenir expert et à gagner un prestige académique mais sans reconnaître l’expérience pratique ou le degré d’utilité pour la communauté.

Les Occidentaux perçoivent l’éducation dans la Chine de Mao comme ayant été un instrument de «propagande» parce qu’elle encourageait des valeurs et des buts qui contredisent les buts du capitalisme. Ces valeurs et buts enseignés en Chine pendant la Révolution culturelle correspondaient aux tâches de construction du socialisme. Bizarrement, l’éducation telle qu’on la connaît dans les nations occidentales n’est pas perçue comme étant «propagandiste» par ceux qui, consciemment ou non, sont d’accord avec les buts du capitalisme, de l’impérialisme et du patriarcat. De la même manière, la publicité pour des produits capitalistes, bien que reconnue comme étant très influente sur les opinions et les actions des gens, n’est pas perçue comme étant une forme de «lavage de cerveau» par ceux et celles qui profitent du capitalisme et qui donc ont décidé de le soutenir.

Les perceptions occidentales des attitudes maoïstes envers l’éducation, les intellectuelLEs et l’art sont fondées en grande partie sur des renseignements de ChinoisES qui ont rejeté le socialisme, ou d’étrangers qui ont examiné les événements en Chine d’un point de vue extérieur. On peut obtenir une image plus réaliste de la révolution dans l’éducation en Chine en lisant des livres écrits par des auteurEs qui soutiennent ce qui est le mieux pour le peuple et qui ont participé profondément aux changements de l’époque. Par exemple, le livre Hundred Day War: The Cultural Revolution at Tsinghua University de William Hinton explique bien comment la socialisme s’est développé et comment les vieilles idées oppressives sur l’éducation ont été démantelées dans un célèbre institut de science et d’ingénierie :

«Maintenant les étudiants passent autant de temps dans les usines et sur les sites de construction du grand Beijing qu’ils en passent dans les salles de classe et les laboratoires, et les professeurEs consacrent autant d’énergie au développement de rapports avec les dizaines d’usines et d’entreprises auxquelles l’université est liée qu’ils en consacrent à faire des conférences et à conseiller les étudiantEs. Les jeunes gens privilégiés ne se retireront plus au pays des merveilles bordé d’arbres qui s’appelle Tsinghua pour y passer leur temps à lire jusqu’à ce qu’ils soient trop âgés pour pouvoir rire. Ils ne se farciront plus la tête de formules mathématiques concernant les pratiques industrielles désuètes de l’Europe et l’Amérique d’avant-guerre, ne sueront plus sur les examens de type “attaque surprise” pour sortir, après des années d’isolement de la production et de la politique, incapables de faire la distinction entre l’acier à haut degré de carbone et l’acier ordinaire, ou bien entre un “révolutionnaire prolétarien” et un “révisionniste”.»

[11]

Avant sa mort, Mao a dit qu’il voulait qu’on se souvienne de lui principalement comme ayant été un «éducateur». Mao ne s’opposait pas à l’éducation. Il s’opposait à l’éducation de style occidental, à cause du rôle qu’elle joue dans la création et la justification de classes intéressées qui ne servent pas forcément l’intérêt des masses. Au contraire, selon Mao, l’éducation et les intellectuelLEs ne devaient servir que le peuple ; voilà pourquoi Mao a ordonné aux intellectuelLEs d’aller vivre avec les paysanNEs pour les aider, les éduquer et se faire éduquer par elles et par eux.

La majorité de la population chinoise était pauvre et analphabète et n’avait que très peu d’accès à l’éducation ou aux soins de santé. Sur la question de la formation en médecine, Mao a dit en 1965 :

«La formation médicale devrait être réformée. Il n’y a pas besoin de lire tant de livres… Il suffira de donner trois ans de formation aux diplôméEs. Par la suite, ils poursuivront leurs études et élèveront leurs standards en grande partie par la pratique. Si un médecin de ce genre est envoyé parmi les paysanNEs, même s’il n’a pas de grands dons, il les servira mieux que les charlatans et les sorciers, et les villages pourront se permettre de le garder… La formation actuelle des médecins ne sert que les grandes villes. Pourtant en Chine, plus de 500 millions de notre population est paysanne.»

[12]

En fait, un des programmes socialistes les plus développés fut celui des aides-soignants, ou «médecins aux pieds nus», qui étaient des paysanNEs forméEs pendant quelques mois aux notions fondamentales d’hygiène et de soins et qui ensuite retournaient dans leurs villages pour prévenir les maladies et les blessures, améliorer l’hygiène publique et traiter des problèmes médicaux simples. [13]

Le texte suivant est extrait de la directive publiée par le Comité central du Parti communiste chinois (PCC) au début de la Révolution culturelle en 1966 :

«Au cours du présent mouvement, il faut continuer à appliquer la politique d'”unité-critique-unité” à l’égard des hommes de science, des techniciens et du personnel ordinaire, pourvu qu’ils soient patriotes, travaillent activement, ne s’opposent pas au Parti et au socialisme et ne soient pas de connivence avec l’étranger.»

[14]

Le système d’éducation en Chine a été grandement amélioré sous Mao. Des anciens manuels capitalistes ont été mis de côté et de nouveaux manuels ont été utilisés pour l’enseignement de l’histoire et de la politique du point de vue de la majorité. Par exemple, un livre comme Fundamentals of Political Economy: A Popular Introductory Marxist Economics Text a été publié en 1974 à Shanghai et ensuite étudié dans les écoles. De plus, le taux d’analphabétisme en Chine a baissé de façon remarquable.

Malgré ces améliorations majeures, ce ne sont pas toutes les réformes d’éducation qui furent correctes. Il y a eu aussi des soi-disant «maoïstes» qui préconisaient d’attaquer tous les intellectuelLEs et jusqu’à 95 % des membres du Parti communiste pendant la Révolution culturelle. Mao a qualifié ces gens d’«ultra-gauchistes» parce qu’ils utilisaient le langage et les idées communistes pour justifier des actions extrêmes sans essayer de débattre avec les intellectuelLEs et les encourager à s’amender. [15]



1) Roderick MacFarquhar, Origins of the Cultural Revolution: Great Leap Forward 1958-60 (New York: Columbia University Press, 1983), p. 330.

2) Wheelwright, E.L. et McFarlane, Bruce, The Chinese Road to Socialism: Economics of the Cultural Revolution (New York: Monthly Review Press, 1970), p. 35.

3) Ibid, p. 53.

4) «Qui avons-nous exécuté ? Quel type de gens ? Les élements qui étaient énormément détestés par les masses et qui étaient criblés de dettes de sang.» (Chairman Mao Talks to the People, New York: Pantheon Books, 1974), p. 77. Mao a dit aussi que moins d’exécutions seraient faites à l’avenir. (Ibid., 78)

5) Ruth Sivard, World Military and Social Expenditures 1987-8, p. 25.

6) Dans la comparaison des populations noire et blanche du même âge aux États-Unis, le taux de mortalité des NoirEs était 7,8 par mille en 1986, comparativement à 5,2 pour les Blancs. (Statistical Abstract of the United States 1989, p. 74) Il y avait 29,223 millions de Noirs en 1986. (Ibid.)

7) Associated Press, cité dans Ann Arbor News, 01/10/1989, p. B9.

8) Comité central du Parti communiste chinois, 08/08/1966, dans People’s China: Social Experimentation, Politics, Entry onto the World Scene 1966 through 1972 (New York: Vintage Books, 1974), p. 277.

9) Chairman Mao Talks to the People, p. 78.

10) Vincente Navarro, «Historical Triumph: Capitalism or Socialism?», Monthly Review, novembre 1989, pp. 49-50.

11) Hinton, William, Hundred Day War: The Cultural Revolution at Tsinghua University (Monthly Review Press, New York et Londres, 1972), pp. 13-14.

12) «Directive on Public Health, June 26, 1965», Chairman Mao Talks to the People: Talks and Letters: 1956-1971, éditeur Stuart Schram, Pantheon Books, 1974, p. 232.

13) Le programme de «médecins aux pieds nus» a commencé dans les années 50 et s’est poursuivi jusqu’au milieu des années 70. Ces aides-soignants utilisaient le manuel paramédical officiel chinois A Barefoot Doctor’s Manual, Running Press, 1977.

14) Comité central du PCC, 08/08/1966, Chairman Mao Talks to the People, p. 281

15) Pour lire des exemples d’essais écrits par des ultragauchistes opposés au maoïsme, voir The 70s, China: The Revolution Is Dead, Long live the Revolution, Montréal: Black Rose Books, 1977.

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