En Avant! №4

La manière de débattre

Bertolt Brecht nous a laissé des essais, des romans, du théâtre mais aussi des poèmes percutants. L’Éloge du communisme et l’Éloge du Parti sont deux de ces poèmes qui peuvent nous aider à réfléchir sur la manière de débattre.

Le premier nous dit tout son long l’énormité de la tâche à faire. Le communisme est chose simple, difficile à faire, conclut-il. Dans le deuxième – sur le parti -, il montre comment est vaste la science du parti et sa vision puisée dans les débats du mouvement communiste avec les méthodes des classiques, puisées dans la connaissance de la réalité.

Il me semble qu’il y a là une invitation à l’humilité. Le communiste est humble. Il croit à ses idées mais il compte sur le parti. Il compte sur le mouvement communiste qui a débattu de tous bords et de tous côtés et nous a laissé la science marxiste-léniniste-maoïste. Il questionne. Il avance des idées, mais c’est le parti qui peut le mieux conclure nourri par tous et toutes.

P. A.
Éloge du communisme
(par Bertholt Brecht)

Il est raisonnable, à portée de tous. Il est facile.
Toi qui n’es pas un exploiteur, tu peux le comprendre.
Il est fait pour toi, renseigne-toi sur lui.
Les sots l’appellent sottise et les malpropres, saleté.
Il est contre la saleté et contre la sottise.
Les exploiteurs disent que c’est un crime.
Nous, nous savons :
Il est la fin des crimes.
Il n’est pas une absurdité,
Mais la fin de l’absurdité.
Il n’est pas le chaos,
Mais l’ordre.
Il est chose simple,
Difficile à faire.

Éloge du Parti
(par Bertholt Brecht)

Chaque camarade a deux yeux
Le Parti en a mille.
Le Parti connaît trois continents
Chaque camarade connaît une ville.
Chaque camarade a son heure
Le Parti, lui, a mille fois son heure
Chaque camarade peut être anéanti
Mais le Parti ne peut être anéanti
Car il est l’avant-garde des masses
Et dirige leur combat
Avec les méthodes des classiques, puisées
Dans la connaissance de la réalité.

e p D T F s