Socialisme Maintenant №2

Présentation

Nous vivons sous la dictature des idées bourgeoises. La bourgeoisie et ses valets intellectuels règnent sans partage sur la philosophie, la sociologie, l’économie, les sciences sociales. Après avoir flirté avec le marxisme au plus fort des luttes du prolétariat, les intellectuels sont vite revenus dans le giron petit-bourgeois, bannissant le mot révolution de leur vocabulaire, renouant avec la confusion dans laquelle la bourgeoisie veut maintenir notre compréhension du monde.

Idéalisme, économisme, réformisme : les explications dont nous abreuve la classe dominante pour rendre inoffensive la colère des masses, ne réussissent plus à maintenir l’illusion.

L’illusion que nous vivons une «nouvelle» époque : la lutte des classes n’existerait plus, le «néolibéralisme» expliquerait tout, simplifierait tout, effacerait le passé, le présent et anéantirait l’avenir.

L’idéalisme comme façon d’expliquer le monde (il y a les bons, il y a les méchants) arrête l’histoire et condamne les bons au martyrologe et les méchants, à la victoire.

Le marxisme, en nous donnant une méthode philosophique (le matérialisme dialectique), sociale (le matérialisme historique) et scientifique pour faire la révolution, a aussi donné un sens à l’histoire, celui de la lutte des classes. Il a fourni une arme, puissante et dangereuse entre les mains du prolétariat.

Une arme tellement dangereuse qu’on l’a effacée, niée, cachée, salie et retirée des universités, de la littérature, des bibliothèques et des librairies officielles pour la réduire au folklore. Et si on prononce les noms de Marx, Engels, Lénine, Mao, ils seront aussitôt 10, 100, 1 000 inconditionnels de la bourgeoisie, à nous décréter, de tout le poids de leurs revues, journaux, radios, réseaux de télé, que «le communisme est mort».

Et pourtant ! Pour comprendre cette planète en décomposition, cette misère qui s’étend et cette richesse qui pue ; pour se dépêtrer de ces nationalismes réactionnaires, de ces guerres sales, de ces conservatismes culturels, il faudra désapprendre la compréhension bourgeoise du monde, et se réapproprier celle du prolétariat et des masses exploitées. Pour expliquer le nationalisme, l’impérialisme ou le racisme, il faut jeter à la poubelle de l’histoire les idées de la bourgeoisie, il faut regarder le passé, le présent et l’avenir avec les yeux de l’exploité et lui redonner la science de la révolution que Marx, Engels, Lénine et Mao ont élaborée, développée, appliquée.

Et ce n’est pas parce que les intellectuels ne le font plus, que les révolutionnaires cesseront de le faire !

– Socialisme Maintenant!
e p D T F s