«Une véritable égalité entre l’homme et la femme n’est réalisable qu’au cours du processus de la transformation socialiste de l’ensemble de la société.» – Mao Zedong

Une camarade de Montréal a récemment animé un atelier sur le féminisme prolétarien à l’Université de Toronto, auquel une trentaine de membres du Comité prolétarien d’action révolutionnaire (PRAC) et du Mouvement étudiant révolutionnaire (MER-RSM) ont participé. Dans un premier temps, la camarade a souligné la nécessité d’une approche féministe prolétarienne qui permette aux ouvrières, aux femmes pauvres et exploitées de s’émanciper en attaquant le capitalisme. Puis, on a discuté de l’importance de soutenir les femmes révolutionnaires pour qu’elles développent leurs capacités de leadership.

Pourquoi le féminisme prolétarien est-il nécessaire? Mao a souligné que les femmes sont accablées des deux côtés: par le capitalisme, qui tire profit de leur travail, et le féodalisme, qui rend les femmes esclaves de leur famille. Si on veut transformer le système d’oppression capitaliste dans son ensemble, il est nécessaire de rassembler les éléments les plus opprimés parmi les masses. Les femmes prolétaires ont globalement intérêt à renverser le capitalisme et le féodalisme et à lutter pour le communisme. Par conséquent, le leadership et la participation des femmes prolétaires s’avèrent essentiels dans la lutte pour la révolution.

Historiquement, les femmes révolutionnaires comme Clara Zetkin ont été à l’avant-garde de la lutte contre le capitalisme. En ce moment, les femmes participent en masse à la révolution en Inde, tout comme elles l’ont fait au Népal. De toute évidence, les femmes prolétaires comprennent l’exploitation et l’oppression dont elles sont victimes et elles ressentent le besoin de faire la révolution. Dans la conjoncture actuelle au Canada, certaines femmes peuvent se sentir vaincues ou être défaitistes quant aux batailles à mener. Les communistes doivent intervenir et aider à transformer la lutte des femmes prolétaires en une lutte globale, qui détruira les grosses compagnies, les profiteurs et la classe dominante qui «organisent» l’oppression des femmes.

Le deuxième point abordé lors de la discussion a tourné autour de la façon dont les femmes peuvent améliorer leur capacité à agir en tant que dirigeantes. Les camarades féminines ont été amenées à penser que leur contribution est moins précieuse que celle de leurs camarades masculins. Des militants font parfois fi de l’opinion des camarades féminines. En outre, certains s’arrogent tout le crédit pour le travail accompli par les militantes. Comment pouvons-nous lutter contre ces attitudes et phénomènes?

Selon la camarade ayant animé la rencontre, la meilleure façon d’apprendre à diriger, c’est de s’y mettre en pratique. Nous devons critiquer ceux qui traitent les militantes avec condescendance ou ne leur donnent pas la possibilité de s’exprimer; en même temps, il faut pousser pour que les femmes prennent leur place. Ces critiques doivent être faites de manière constructive et concrète, pour qu’elles nous incitent à améliorer nos pratiques. Les femmes peuvent exercer leurs habiletés de leadership, tant dans des groupes mixtes ou non-mixtes. Leur confiance ira en augmentant, tout comme leur capacité d’agir en tant qu’organisatrices. Bref, il faut lutter pour nous transformer et transformer le monde!

Pour participer au PRAC ou au RSM: practoronto@yahoo.com ou revolutionarystudentsto@gmail.com

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