Les dernières semaines – en fait, les derniers mois ! – ont vu le déploiement de la plus grande grève générale de toute l’histoire du mouvement étudiant québécois. Des centaines de milliers d’étudiantes et d’étudiants des universités, cégeps et écoles secondaires ont débrayé et pris la rue ; des dizaines de milliers de travailleurs et de travailleuses ont manifesté avec eux et elles, afin de marquer leur opposition à la décision du gouvernement Charest de hausser de 75 % les frais de scolarité universitaires. Des milliers – des dizaines de milliers, possiblement ! – de militantes et militants se sont aguerries à travers un fabuleux mouvement qui en est venu à symboliser la résistance des masses populaires au rouleau compresseur d’un État au service exclusif de la classe des capitalistes. Ni le mépris du gouvernement et de la bourgeoisie, ni l’acharnement inacceptable des médias aux ordres, ni la répression policière et judiciaire impitoyable (en l’espace de quatre jours, à la mi-avril, il y a eu plus d’arrestations que durant tout le mois qu’a duré la crise d’Octobre en 1970…) ne sont venus à bout de la détermination des étudiantes, des étudiants et de leurs alliées. Depuis quelques années, le PCR organise les étudiantes et étudiants maoïstes sous la bannière du Mouvement étudiant révolutionnaire (MER-PCR). Le MER-PCR se veut un noyau révolutionnaire actif au sein du mouvement étudiant. Il s’emploie à favoriser l’émergence d’un courant qui exprime la lutte du prolétariat contre la bourgeoisie. Voici des extraits d’un texte plus consistant qui présente ses orientations (version intégrale disponible au www.mer-pcr.com).

– Le Drapeau rouge

Les contradictions de classe au sein du mouvement étudiant

Contrairement aux syndicats ou aux groupes populaires auxquels elles s’identifient souvent, les associations étudiantes organisent un groupe social dont la composition de classe est particulièrement hétérogène. Toutes les classes y sont représentées, évidemment de manière disproportionnée par rapport à leur importance respective dans la société. Dans la minorité́ des jeunes adultes qui aboutiront à l’université, il n’est pas difficile de comprendre que la bourgeoisie est surreprésentée, tandis que le prolétariat est sous représenté. C’est précisément un des facteurs qui expliquent la reproduction de ces deux classes, l’accaparement du savoir étant une condition nécessaire à l’occupation des positions de pouvoir dans la société.

À cette réalité objective, ajoutons-en une autre, subjective celle-là, c’est-à-dire propre aux consciences des étudiants et étudiantes. Notre époque est une époque où les consciences de classe sont beaucoup moins aiguisées que dans d’autres périodes de l’histoire du capitalisme ; elles sont mêmes particulièrement émoussées. La bourgeoisie exerce aujourd’hui une écrasante hégémonie idéologique sur l’ensemble de la société, et ses représentations du monde évacuent ou plus précisément occultent la réalité des classes sociales. Selon elle, plutôt que d’entrer collectivement, en tant que membre d’un groupe, dans des rapports sociaux conflictuels de domination et d’exploitation, les gens ne sont que de purs individus dont on analyse les trajectoires en termes de réussites et d’échecs. Les repères collectifs s’estompent dans la conscience des prolétaires ; subjectivement, on s’identifie moins qu’autrefois comme faisant partie d’une classe sociale et comme étant lié à son destin collectif. Ce phénomène est encore plus accentué parmi la population étudiante.

L’université́ est perçue comme une passerelle pour s’insérer dans des rangs avantageux de la hiérarchie sociale. Plusieurs enfants de prolétaires y nourrissent de fortes aspirations d’ascension sociale et s’identifient plus volontiers à la bourgeoisie qu’à leur classe d’origine, dont ils et elles veulent s’extraire. Ils et elles ne rêvent pas d’émancipation, mais bien de promotion.

L’hétérogénéité de classes du mouvement étudiant et la forte attraction qu’y exerce la bourgeoisie en déterminent les limites objectives. C’est sans doute le principal facteur déterminant son réformisme. Il n’y a pas au sein du mouvement étudiant d’intérêt commun qu’on puisse traduire en un point d’unité politique fort. Il est condamné à osciller entre des intérêts divergents, contradictoires, sans pouvoir trancher. On peut y militer en s’appuyant sur ses éléments les plus populaires pour mettre de l’avant des points de vue plus progressistes – plus grande accessibilité, soutien financier, etc. –, mais il faudra toujours composer avec d’importants contingents bourgeois et petits-bourgeois qui interdiront d’entrer en rupture avec le capitalisme lui-même. La composition de classe du mouvement étudiant tel qu’il s’organise aujourd’hui (notamment en imitant le modèle ouvrier de la formule Rand) neutralise les volontés de démarcation idéologique forte. Il ne peut donc s’y jouer ouvertement qu’une lutte pour davantage de justice sociale sous le capitalisme, avec des accents plus ou moins radicaux selon les conjonctures, selon les « traditions » militantes implantées dans tel ou tel campus.

Cette réalité́, on peut la constater à grande échelle lors des affrontements majeurs du mouvement étudiant avec l’État, par exemple lors de la grande grève étudiante de 2005, où les assemblées générales pouvaient à la fois prolonger la grève et voter du même coup des propositions condamnant les actions militantes, c.-à-d. les actions dites « violentes ». À plus petite échelle, il est commun dans le mouvement étudiant de dire que telle association est plus à « gauche » et que telle autre est plus à « droite ». Dans tous les cas, peu de personnes ont cherché à comprendre l’origine de ces réalités, au-delà̀ des traditions qui expliqueraient que des étudiants et étudiantes de certains cégeps et universités sont plus militants et militantes que d’autres. La tradition, c’est très mince comme référence et outil d’analyse.

Si ces remarques définissent certaines limites des associations étudiantes comme instruments de lutte, il ne faudrait pas croire que les militants et les militantes y sont pour autant condamnées au réformisme. Toute la question est de savoir quelle vie politique se permet-on d’avoir au-delà du « syndicalisme étudiant » ? Ou autrement dit, dans quelle mesure laisse-t-on le « syndicalisme étudiant » nous imposer ses limites ? […]

Le travail communiste en milieu étudiant

Aux insuffisances de la tactique de la radicalisation à petit feu, nous opposons la nécessité d’un travail communiste indépendant. Nous postulons qu’il faut non seulement « chauffer » les masses, radicaliser les luttes qui seront toujours spontanément générées par les contradictions constitutives du capitalisme lui-même, mais encore, d’un même souffle et dès maintenant, construire concrètement le camp de la révolution. Il faut non seulement gagner les militants et les militantes à l’idée de révolution, mais les encourager à s’organiser sur cette base.

Pour exister et faire ressortir la force motrice dont les étudiantes du prolétariat ont besoin, il faut qu’elle trouve une direction, un centre d’agrégation qui ouvre le chemin à une action collective. Ce centre d’agrégation, c’est un ensemble de pratiques, le parti et sa ligne politique. La révolution est une démarche de lutte, politique, organisée, dont l’objectif est de détruire cette société́ dans tous ses fondements et construire le monde nouveau. Sa première étape est la prise du pouvoir d’État, pour donner au prolétariat les moyens de cette transformation. La révolution nécessite donc une orientation, un programme, une vision de la marche au communisme dans ses différentes étapes. Cela ne peut s’acquérir sans un parti d’avant-garde.

Seul, le mouvement spontané, éventuellement radical et généralisé, peut voir le jour de façon spontanée ; pas la révolution. Car les exploitées, dans leur immense majorité, n’envisagent leur avenir que dans le cadre du capitalisme. Leurs luttes s’orientent plutôt vers une meilleure répartition des richesses, une meilleure organisation de la société, sans remettre en cause l’exploitation et la place des producteurs dans la société ; elles sont spontanément réformistes.

La colère que provoque l’exploitation, la perte d’emplois, le logement cher, la pauvreté croissante sont la base indispensable au développement d’une politique révolutionnaire. À partir de ces mouvements, les communistes, par leur activité, peuvent amener les travailleurs et travailleuses à en dépasser les limites, à sortir du cadre étroit des rapports immédiats, pour prendre conscience de la nécessité de la transformation de toute la société, du renversement de la bourgeoisie. Dans tous ces combats, orientations réformistes et orientations révolutionnaires s’affrontent.

En ce sens, faire apparaître et mettre de l’avant l’intérêt du prolétariat révolutionnaire ainsi que la force qui guide ce dernier dans cette lutte, c.-à-d. le parti communiste révolutionnaire, c’est le point de départ d’une activité révolutionnaire conséquente. Dans ce travail, une multitude de courants politiques vont venir s’opposer à nous. Ceux-ci ont en commun une incompréhension des masses. Pour cacher leurs propres réticences, ils mettent de l’avant des arguments comme « les étudiantes ne comprennent pas, ils et elles ne sont pas encore prêtes, il faut radicaliser le mouvement par étapes en commençant par les revendications progressistes, puis les reformes, puis la lutte radicale, etc. » ; chacun de ces arguments met en relief une volonté clairement affichée de ne pas vouloir comprendre le mouvement réel des choses et les besoins du mouvement en général.

Pour rendre notre action politique et pratique plus efficace, il faut avoir une stratégie et des tactiques appropriées. Avoir une stratégie, c’est beaucoup plus que d’avoir une philosophie d’organisation. Par exemple, on sépare généralement le mouvement étudiant en deux. Le premier, le plus imposant pour l’instant, est le mouvement étudiant dirigé par les courants réformistes, dont le moyen d’action principal est la collaboration de classe avec l’État. L’autre, le plus petit, se revendique du syndicalisme de combat et d’une certaine distance avec l’État. En apparence, les deux camps sont bien divisés. Pourtant, si on y regarde de plus près, on réalise rapidement que les deux courants ont une fonction similaire, objective, qui est celle d’empêcher la jeunesse de développer de réelles pratiques d’action se situant à l’extérieur des règles imposées par la bourgeoisie.

Le syndicalisme « de combat » en lui-même est une coquille vide si on ne se pose pas la question de savoir quels sont nos combats ? Comment les menons-nous ? Qui défendons-nous ? Les intérêts de qui sont mis de l’avant ? Se contenter comme aujourd’hui de s’auto-étiqueter de gauche parce que l’on rajoute le mot combat à syndicalisme, c’est oublier que 9 fois sur 10, c’est le syndicalisme platement réformiste qui l’emporte. Il est certes positif de ne pas vouloir s’engager dans la collaboration avec l’État, mais cela amène aussi l’obligation de développer une stratégie pour enligner ce choix.

Pour lutter efficacement tant aux niveaux théorique, politique, économique et revendicatif immédiat, il faut selon nous outiller les étudiantes avec une compréhension claire de la révolution, du capitalisme, des étapes, des moyens de lutte, toutes ces choses qui nourrissent un mouvement et lui permettent de se situer, de se transformer. L’existence du parti et de sa ligne politique donne les conditions matérielles nécessaires pour avancer dans cette direction. […]

Nous avons besoin de construire un vaste mouvement, qui en pratique et en théorie s’appuie sur les masses les plus exploitées et opprimées par le système impérialiste. Un mouvement de fond qui met en lumière et s’attaque aux causes de cette exploitation et cette oppression, et non seulement aux effets. Nous avons besoin d’un mouvement qui renforce la tendance existante dans la jeunesse qui voit que c’est seulement par l’élimination complète, ici et ailleurs, du système capitaliste qu’il est possible de résoudre les problèmes du peuple. Bref, il faut résolument déployer l’esprit de révolte qui anime les masses exploitées, spécialement dans la jeunesse, comme l’ont montré plusieurs moments importants de l’histoire, en l’unissant dans la lutte générale du prolétariat pour faire avancer la lutte révolutionnaire.

Pour y arriver, nos devons modifier notre approche au militantisme étudiant en mettant de l’avant les principes révolutionnaires qui permettront de donner vie à un tel mouvement. Les principaux principes qui guident notre action et qui viennent caractériser ce mouvement du réformisme aux positions révolutionnaires sont :

• L’anticapitalisme

Chaque revendication gagnée à l’intérieur de l’ordre actuel n’est rien de plus qu’un gain temporaire et partiel, et bien que nous devons lutter pour conquérir des revendications, des libertés et des droits, nous devons garder comme objectif le renversement du système capitaliste qui domine actuellement dans notre pays. Nous devons lutter contre l’État bourgeois pour pouvoir construire une société complètement nouvelle, où plusieurs des problèmes actuels du peuple commenceront à se résoudre de façon permanente et profonde.

• Le radicalisme

Il faut chercher à résoudre les problèmes à leur racine, et cela demande de renforcer l’organisation des étudiants et étudiantes en opposition au système économique et politique actuel, et de tous ses appareils répressif et propagandiste. Nous devons élever les luttes économiques et partielles à des luttes politiques, c’est-à-dire des luttes contre le système, qui visent à structurer la société et l’État d’une manière radicalement nouvelle. C’est-à-dire qu’il ne faut pas chercher à faire de petites réformes au système actuel, mais bien à lutter pour construire une société totalement nouvelle, dirigée par les travailleuses et les travailleurs pour le bénéfice du peuple.

• Le mouvement doit combattre le système

Ce n’est pas en s’intégrant au système capitaliste ou en collaborant avec lui que se gagnent les libertés et les droits. Peu importe les bonnes intentions qu’ont certaines, peu importe le gouvernement. C’est un système qui détermine que des milliers de jeunes doivent être gardées en dehors des écoles, que nous devons travailler pour enrichir une minorité. C’est un système qui fait appel aux forces armées et à la police pour réprimer le peuple quand il se lève. Les véritables transformations révolutionnaires prennent place seulement avec la lutte de millions de personnes contre la minorité d’oppresseurs qui vont défendre leur système par tous les moyens. Le reste n’est qu’illusions.

• Être internationaliste

Les travailleurs et travailleuses des différents pays – qui sont les piliers de la société dans tous les coins du monde – ont de très grandes similitudes et des conditions de vie presque égales. Bien qu’il existe des particularités liées à la domination et l’oppression impérialistes dans diverses parties du monde, celles-ci sont minimes en comparaison des problèmes communs, tandis que les opprimées ont des différences très grandes avec les exploiteurs de chaque pays. En ce sens, les opprimées du monde doivent unir leurs luttes contre leur ennemi commun, en s’alliant avec les masses d’ouvriers, d’ouvrières et de paysannes des autres parties du monde, peu importe s’ils et elles parlent espagnol, anglais ou arabe. Les aspirations des peuples du monde sont déjà semblables, bien qu’il faille encore qu’elles se convertissent en la véritable aspiration et la véritable fonction du prolétariat international : être le fossoyeur du vieil ordre et le créateur d’une société nouvelle.

• Indépendant de l’État et anti-réformiste

L’État est une machine de répression de la classe dominante contre le peuple. Pour progresser, il faut être clair sur cette question. Il faut clairement refuser toutes les propositions de concertation et de conciliation de classes que l’État actuel cherche à nous enfoncer dans la gorge pour nous contraindre à être participantes à notre propre oppression. De même, le réformisme doit être combattu car il vise à convertir les organisations étudiantes en un appendice de l’État et à les rendre totalement inutiles pour conquérir et défendre des droits – bref les rendre inutiles pour le peuple, mais fort utiles pour les classes exploiteuses. […]

Les tâches actuelles des communistes dans le mouvement étudiant

Pour les communistes, l’intervention dans le mouvement étudiant comporte deux grands champs d’intervention : 1) La lutte révolutionnaire pour assurer l’organisation révolutionnaire des étudiantes et étudiants (pour préparer les conditions permettant aux étudiantes de se lier avec les masses populaires, mener la lutte de classes et faire la révolution) ; et 2) la lutte pour des revendications immédiates à partir des demandes actuelles des étudiants et étudiantes. Ces deux groupes de tâches sont indissolublement liés, et aucune ne peut être négligée.

• Les tâches de la lutte révolutionnaire

Se transformer en militante étudiante révolutionnaire signifie mener consciemment la lutte de classes et la lutte pour faire la révolution. Dans les luttes étudiantes, cela signifie mettre de l’avant, organiser les luttes des étudiants et étudiantes à partir des intérêts de classe du prolétariat et des masses populaires dans la perspective de faire croître le camp de la révolution.

En pratique, les militantes étudiantes révolutionnaires mettent de l’avant la nécessité de la révolution, expliquent aux autres étudiantes en quoi consiste l’actuel système économique et social, exposent les fondements du capitalisme au Canada et son développement, dévoilent l’existence des classes sociales et de la lutte de classes, le rôle de l’État, ses institutions et sa relation avec la grande bourgeoisie et l’impérialisme, en démontrant que les améliorations au bénéfice des masses populaires ne sont jamais données par générosité des dirigeants, mais doivent être arrachés au moyen de luttes.

Dans le même sens, il s’agit aussi d’élever la conscience chez les étudiantes que leurs luttes doivent être liées aux intérêts du prolétariat et du peuple, en expliquant le rôle historique du prolétariat, les succès et les échecs des mouvements révolutionnaires dans le monde, la nécessité d’un parti révolutionnaire, et en menant la lutte idéologique contre le réformisme, le révisionnisme et l’opportunisme dans toutes ses expressions, en défense de l’idéologie scientifique du prolétariat : le marxisme-léninisme-maoïsme.

• Les tâches dans la lutte revendicative

Les tâches dans la lutte revendicative des étudiantes incluent l’agitation autour des problèmes conjoncturels qui les affectent ; c’est ce qui passe naturellement au premier plan pour l’instant, vu le niveau de développement des masses. L’agitation parmi les étudiantes consiste à ce que chaque militante révolutionnaire prenne part aux manifestations étudiantes, à la confrontation entre les étudiantes et l’État qui tente de freiner le mouvement, aux luttes motivées par des manques en infrastructure, sur l’enseignement, les réformes éducationnelles, la dénonciation de l’endettement, etc. Les militantes révolutionnaires devront apprendre à s’orienter devant ces problèmes, à diriger l’attention vers les abus plus importants et à formuler de manière précise et pratique les revendications.

En faisant de l’agitation parmi les étudiantes et étudiants, en prenant comme base les revendications immédiates, les militantes doivent aussi apprendre à les mettre en rapport avec la condition impérialiste de notre pays, avec la soumission aux capitalistes, l’exploitation que cela entraîne sur le prolétariat et le peuple. Ils et elles doivent aussi montrer les effets du capitalisme chez les étudiantes d’aujourd’hui comme chez les futures travailleurs et travailleuses.

La publication des idées révolutionnaires (orientées vers la lutte politique) et l’agitation orientée vers la lutte revendicative sont intimement liées entre elles. Le marxisme, en théorie et en pratique, a démontré que l’une et l’autre sont indispensables pour le développement de la conscience de classe chez les étudiantes, dans le prolétariat et dans les masses.

Toutes ces tâches, développées systématiquement et de manière croissante par les militantes étudiantes révolutionnaires, permettront d’éveiller la conscience des étudiantes, de les organiser, de démontrer leur force, d’obtenir des concessions partielles et de se placer en position de défendre leurs conquêtes.

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