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ON NOUS ÉCRIT

Le journal Partisan est important!

J’aime le journal Partisan et je veux vous le dire. Bien sûr, il ne contient pas assez de pages et n’est pas assez diffusé dans les masses canadiennes. Mais il publie régulièrement une synthèse des informations pertinentes pour leur libération. Le contenu du numéro 53 d’ailleurs était exemplaire à ce niveau.

La première page faisait ressortir la place de plus en plus grande que le Parti communiste révolutionnaire (PCR) prend dans l’espace canadien. On y annonçait deux activités: une à Montréal du Front féministe prolétarien révolutionnaire» et une autre à Vancouver pour souligner le 100e anniversaire de ce que l’on a appelé «l’incident du Komagata Maru», qui était d’ailleurs décrit en page 2.

Cette première page distinguait aussi le travail communiste du travail réformiste. D’abord par sa critique du «Mondial du Capital» qui était en cours et par ricochet, des jeux olympiques à venir au Brésil, mais celle aussi du réformisme du Parti des travailleurs (PT) qui dirige le pays depuis 2004 acculant des grands pans des masses populaires et autochtones à la misère pour avantager une couche petite-bourgeoise dite de classe moyenne et lui faire accroire qu’elle peut s’en sortir sous le capitalisme, alors que sa libération comme celle des masses réside dans la révolution. Cette façon de faire du PT brésilien n’est pas sans rappeler celle de Jean Drapeau, maire de Montréal, il y a près de 50 ans, qui avait acculé les masses populaires à la misère et les avait chassées de leurs quartiers, tout en permettant à une couche privilégiée de s’enrichir.

On trouvait aussi sur cette première page une autre critique du réformisme, celle de la participation aux élections bourgeoises. On y parlait en effet de la campagne de boycott des élections en Ontario qui s’est déroulée dans huit villes sous le thème «Peu importe qui gagne, c’est la classe ouvrière qui perd». Cette campagne visait à rendre explicite dans un mouvement ce qui est implicite chez les masses qui décrochent de la politique bourgeoise. Ça augure bien pour le boycott des élections fédérales en 2015.

En page 2, on trouvait un article sur l’expulsion du Canada du militant communiste Djaber Kalibi et sur les gestes à faire pour assurer son retour. On critiquait aussi le projet de loi fédéral sur la prostitution. Il y avait ensuite l’article sur «l’incident du Komagata Maru», ce bateau qu’on avait empêché de débarquer, il y a cent ans, sa cargaison de réfugiéEs indiennes et indiens qui voulaient émigrer au Canada. Un incident qui n’est pas sans rappeler «le racisme au cœur de la construction et du développement de l’État canadien, mais aussi de la résistance anti-impérialiste et des aspirations légitimes des peuples subjugués par les grandes puissances coloniales».

Le dernier article de cette page portait sur le troisième congrès révolutionnaire canadien tenu à Vancouver le 17 et 18 mai derniers. Après avoir rendu hommage aux martyrs de la révolution au Canada et à l’étranger, le congrès a pris connaissance d’un document sur «la crise économique, politique et sociale qui secoue actuellement le système capitaliste mondial» et d’une «appréciation du mouvement communiste international». Il y a eu ensuite des échanges animés sur les stratégies et perspectives révolutionnaires au Canada: «Dans un contexte où les organisations prolétariennes et populaires traditionnelles sont affaiblies au possible – que ce soit en raison des tendances opportunistes qui sévissent dans les syndicats, qui ont renoncé à se battre pour les intérêts des travailleurs les plus exploités, ou parce que les partis ‘communistes’ dominants se sont englués dans le parlementarisme bourgeois et le révisionnisme au point où il ne peuvent plus être considérés comme des organisations de combat – le 3e congrès révolutionnaire canadien marque une rupture avec ces tendances sclérosés et destructrices.»

La stratégie audacieuse de guerre populaire prolongée «permet aux nouvelles formes de lutte prolétariennes, qui émergent déjà dans les divers mouvements et courants anti-impérialistes militants à travers le monde, de développer et de renforcer le camp de la révolution. La construction d’une grande alliance stratégique entre la révolution socialiste et la lutte de libération nationale révolutionnaire des peuples autochtones est au cœur de cette stratégie et elle doit imprégner toute pratique révolutionnaire.» Le texte est disponible au complet sur le Web du PCR ou en copie papier à la Maison Norman Bethune.

Bref, beaucoup d’informations politiques et révolutionnaires en deux pages seulement. Bravo Partisan et merci!

– Un camarade
e p D T F s