Partisan №59
APPEL DU PARTI COMMUNISTE RÉVOLUTIONNAIRE
À L’OCCASION DU 1ER MAI

Le monde a besoin du socialisme, le socialisme a besoin de la révolution, la révolution a besoin de nous!

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Cette année, la journée internationale des travailleurs et travailleuses aura lieu dans un contexte de crise où nous sommes attaqués sur tous les fronts. Partout au pays, les gouvernements au service des riches multiplient les attaques contre les masses ouvrières et populaires. Cela se traduit par des coupures dans les services publics, des augmentations de tarifs, le resserrement des programmes d’aide aux chômeurs et chômeuses, des pressions à la baisse systématiques sur nos salaires, nos retraites et nos conditions de travail…

Dans leur quête insatiable pour maximiser leurs profits, les capitalistes et leur État écrasent tout ce qui se trouve sur leur passage. Le vernis démocratique qu’ils appliquaient naguère sur leur système, ils n’ont plus le luxe de le préserver. C’en est fini de l’époque où l’on prétendait étendre les droits et libertés publiques et où l’on feignait même de reconnaître les droits ancestraux des Premières nations. L’exploitation des ressources naturelles qui est au cœur du redéploiement du grand capital au Canada amène la bourgeoisie à tout mettre en œuvre pour s’imposer sur l’ensemble du territoire, au mépris des droits nationaux des peuples autochtones.

Contre la résistance que ces politiques ne manquent pas de susciter, les capitalistes et leur État déploient leur arsenal : d’une part, ils n’hésitent pas à réprimer et écraser les foyers de résistance, les organisations militantes et les personnes qui les soutiennent et mettent en place les dispositifs (l’ignoble projet de loi liberticide C-51) qui leur permettront d’agir en toute impunité; d’autre part, ils attisent comme jamais la haine contre une partie d’entre nous (travailleuses et travailleurs migrants, musulmanes et musulmans), en espérant que l’on retourne notre désespoir et notre colère contre nous-mêmes, plutôt que de les diriger contre les vrais responsables de la crise et de nos malheurs – la poignée de riches qui dirigent le pays.

Et bientôt, dans quelques mois, ils vont oser ressortir leur vieux chapiteau décrépit et essaieront de nous entraîner de nouveau dans leur cirque électoral en nous faisant miroiter que cela ira peut-être mieux avec un Trudeau ou un Mulcair et surtout, de nous amener à croire qu’il y a encore moyen de « faire autrement » sans changer les fondements du système capitaliste.

Ce qui se passe actuellement au Canada n’est pas différent de ce qui se passe ailleurs, dans tous les pays du monde, qui vivent sous le joug du système impérialiste mondial. Et les promesses de jours meilleurs des Trudeau et Mulcair n’y pourront rien : pour mettre fin à la crise et aux dégâts qu’elle cause, il faut mettre fin au système qui l’engendre!

Notre résistance est juste : comme disent les maoïstes, on a raison de se révolter! Et oui, il faut oser lutter, oser vaincre! On a raison de rejeter les divisions fomentées par la bourgeoisie, de s’unir et de combattre tous ensemble pour nous défendre et imposer les demandes qui répondent à nos besoins. Ce faisant, on renforce notre camp et on se donne les moyens d’aller plus loin.

Mais justement, alors qu’il est de plus en plus clair que le capitalisme a fait son temps, qu’il ne produit désormais rien d’autre que la misère, les guerres et les destructions, il est temps de dire non seulement qu’un autre monde est possible et nécessaire, mais que ce nouveau monde porte un nom : le socialisme, c’est-à-dire le pouvoir aux travailleurs et travailleuses, le démantèlement des institutions de la bourgeoisie, la réorganisation complète de toutes les facettes de la vie sociale, économique et politique pour que les exclus d’aujourd’hui deviennent les maîtres de demain.

Ce nouveau monde, il n’arrivera pas de lui-même; il naîtra d’une révolution, c’est-à-dire du renversement de la classe qui domine la société actuelle par celle qui est actuellement dominée. Cette classe, qui représente l’avenir, c’est nous, travailleurs et travailleuses. Nous avons la capacité de diriger la société; d’ailleurs, sans nous, la bourgeoisie ne serait rien. Cette capacité, nous devons la mettre au service de la révolution, en construisant nos organisations de lutte et en renforçant notre quartier général – notre parti.

Travailleurs, travailleuses, le 1er Mai 2015, partout au pays et de toutes les manières, affichons et manifestons notre aspiration au socialisme et à la révolution! Rallions les contingents organisés par les maoïstes! Brandissons haut et fort notre drapeau rouge – le drapeau ouvrier, celui de la résistance, du courage et de la victoire!

e p D T F s