Caricature diffusée par le New Democratic Labour Front de l’État du Tamil Nadu en Inde.

À la veille de l’ouverture du Forum social de moins en moins «mondial» qui aura lieu du 9 au 14 août à Montréal, nous vous invitons à relire et à partager ces articles dans lesquels le PCR – et avant lui le PCR(co) — ont dénoncé les limites de cette organisation et l’impasse dans laquelle elle se trouve, faute de vouloir s’attaquer globalement au système impérialiste mondial. Notre parti n’a jamais participé aux divers forums sociaux qui ont eu lieu au Canada ou ailleurs et n’y participera pas plus cette fois-ci. En cela, nous faisons nôtre l’appel au boycott lancé par les camarades du Front révolutionnaire démocratique de l’Inde, il y a quelques semaines.

• Le grand blocage du Forum social mondial (avril 2002):

«Il y a urgence pour les forces les plus conséquentes et les plus révolutionnaires, à dégager des perspectives qui leur sont propres, au lieu de se fondre dans l’ensemble de la «société civile» qui agite depuis quelques années les forums sociaux. Il nous faut répondre aux aspirations et espoirs soulevés au sein des masses exploitées par la rhétorique anti-mondialisation des forums sociaux, mais qui n’arrivent pas à dépasser le stade de la résistance.»

• Le Forum social mondial: récupérer – recycler – réemployer (août 2007):

«Le FSM n’a jamais visé à abolir l’impérialisme en détruisant les rapports de production capitalistes qui ont produit son émergence comme système mondial de domination, et encore moins à favoriser la lutte pour ce qui demeure la seule alternative réaliste à l’impérialisme – celle d’un monde socialiste. On y placote beaucoup, non pas dans le but de changer le monde – ce qui impliquerait un renversement complet du capitalisme et de l’impérialisme – mais pour le réformer. Voilà pourquoi les actions concrètes qui en ressortent sont si peu à la hauteur des exigences du moment. Il ne s’agit donc pas d’une opposition entre débattre ou agir. Il est évident qu’il faut débattre et agir; voire même débattre pour agir. La question, c’est plutôt de savoir pourquoi on débat et dès lors, comment on agit? Pour abattre l’impérialisme ou pour le régénérer? Au nom de toute la «société civile»<, toutes classes confondues, ou en fonction des intérêts des classes exploitées et opprimées à l’échelle de la planète? Dans la perspective de conquérir le pouvoir ou en cherchant uniquement à s’aménager un petit espace de «liberté», tout en laissant ceux et celles qui détiennent actuellement le pouvoir continuer à en jouir à leur guise? Le développement du capitalisme à l’échelle mondiale ne laisse plus de place à une troisième voie : soit on entreprend de le combattre, avec tout ce que cela implique en termes de stratégie et d’organisation; soit on s’y soumet.»

• Forum social québécois: la grande foire aux illusions (août 2007):

«On parle de redonner du pouvoir à la société civile mais on ne parle pas de pouvoir révolutionnaire. On parle de résistance, d’identités, de n’importe quoi sauf de révolution. On dit qu’en soi, la démarche du FSQ garantirait une mise au pas de l’État mais celui-ci investit davantage dans l’armée, la police et le flicage institutionnel de la population. L’État ne doit pas son existence au fait qu’on lui confère une autorité, qu’on pourrait lui retirer selon le bon vouloir de la “«société civile»”; il existe réellement, il est organisé et exerce une authentique domination sur la population. Dès lors, on ne peut pas être libre à moins de l’avoir détruit et lui avoir substitué une nouvelle structure de pouvoir contrôlée par le prolétariat.»

e p D T F s