Lorsqu’on entend le mot «parti», ce qui nous vient souvent spontanément en tête, ce sont les campagnes électorales, le débat des chefs et le cirque parlementaire. On pense au PQ, au PLQ, à la CAQ et à QS; on voit apparaître dans notre esprit, avec un sentiment légèrement désagréable, les visages et la voix de Jean-François Lisée, de Justin Trudeau, de Philippe Couillard et de Gabriel Nadeau-Dubois. On pense aux magouilles, aux pots-de-vin, à la langue de bois et à l’insignifiance des politiciens.

Notre parti, le PCR, n’a rien à voir avec tout cela. D’abord, contrairement aux partis mentionnés plus haut, il ne vise pas à former le gouvernement dans le cadre des institutions actuelles – en fait, il ne présente même pas de candidatEs aux élections! Notre parti ne vise pas à administrer le pays tel que nous le connaissons, à devenir le gérant du capitalisme canadien et québécois. Notre parti est d’une toute autre nature: c’est un parti prolétarien qui aspire à développer et à diriger la lutte pour la transformation révolutionnaire de toute la société, en s’appuyant sur la mobilisation et l’activité des masses populaires elles-mêmes. Notre parti ne vise pas seulement à pallier aux insuffisances du système capitaliste, comme certains partis bourgeois «de gauche» qui essaient de donner l’impression qu’ils défendent les travailleurs et les travailleuses; il cherche à détruire ce système et à le remplacer par un autre radicalement différent, le communisme, en passant par une période de transition que l’on appelle le socialisme.

Tous les partis politiques ont un caractère de classe; ils concentrent les intérêts fondamentaux de la classe sociale qu’ils représentent et mettent de l’avant un projet politique conforme à ces intérêts. Ainsi, dans la société capitaliste, qui est marquée par l’antagonisme entre deux classes sociales, la bourgeoisie et le prolétariat, il existe des partis bourgeois et des partis prolétariens. Les partis bourgeois, comme ceux que l’on voit défiler dans les parlements, sont des instruments servant à maintenir la domination de la bourgeoisie. Les partis communistes (en excluant ceux qui ont seulement conservé l’appellation mais qui n’ont pas de programme ni d’activité authentiquement communistes), comme le PCR, servent au contraire à libérer le prolétariat de l’exploitation et du chaos perpétués par le capitalisme en faisant la révolution. Ainsi, notre parti n’est rien d’autre que la fraction de la classe ouvrière canadienne et québécoise la plus résolue et la plus consciente de ses intérêts globaux et à long terme; il représente ce que l’on appelle son avant-garde.

Beaucoup d’organisations et de partis disent représenter et défendre la classe ouvrière, mais sont en réalité complètement imprégnés par l’idéologie bourgeoise; ils sont enchaînés politiquement et sur le plan organisationnel à l’État bourgeois, ce qui les rend totalement inoffensifs pour la classe dominante. Le PCR se distingue de ces partis pseudo-ouvriers par sa résolution à réaliser la conquête du pouvoir politique par les travailleuses et les travailleurs et à instaurer le socialisme, par les formes de lutte qu’il préconise et par la stratégie révolutionnaire qui oriente son activité. Cette stratégie, c’est celle de la guerre populaire prolongée. Nous croyons que la seule façon de renverser la domination de la bourgeoisie et de mettre la classe ouvrière au pouvoir, c’est à travers un soulèvement massif et la lutte armée. La guerre populaire, c’est celle que les masses laborieuses et leur avant-garde vont devoir mener contre l’armée et la police pour détruire l’État canadien et le remplacer par un État socialiste.

Comme cela a été dit plus haut, le PCR ne participe pas aux élections, parce qu’il boycotte l’État bourgeois, un appareil servant essentiellement à l’exercice de la domination de la bourgeoisie et à la reproduction du système capitaliste. Il déploie une activité tantôt ouverte, tantôt clandestine, aussi bien légale qu’illégale. Il organise des manifestations puissantes et combatives, mobilisant les masses pour affronter directement, dans la rue, la bourgeoisie et son État. Il va à la rencontre des travailleurs et des travailleuses, non pas, bien entendu, pour obtenir des votes comme le font les partis bourgeois, mais plutôt pour les inspirer, pour les entraîner à l’action et pour se battre à leurs côtés. Ses militantes et militants sont honnêtes et dévouéEs, travaillant sans relâche – dans la mesure de leurs capacités – à servir le peuple, c’est-à-dire à organiser la révolution.

Le communisme, ce n’est pas une utopie: c’est le mouvement réel du prolétariat qui met fin à un système qui ne sert que les intérêts d’une minorité de riches. C’est le mouvement qui fait naître la future société, une société dans laquelle les moyens de production et les richesses seront mis en commun, où l’économie sera planifiée démocratiquement pour répondre aux besoins de tout le monde, où chacunE travaillera dans la mesure de ses capacités, et où l’exploitation et la guerre auront disparu. Notre parti accompagne et dirige ce mouvement, mais en dernière instance, ce sont les masses populaires qui font l’histoire – et qui feront la révolution!

Travailleurs, travailleuses, rejoignez votre parti!

Formez un comité dans votre ville!

Longue vie au PCR! Vive la révolution!

e p D T F s