Partisan №62

Bombardier bombardé!

Le 1er mai dernier, à l’occasion de la Journée internationale des travailleurs et des travailleuses, une marée de drapeaux rouges a inondé le centre financier montréalais de la bourgeoisie, lequel, pour la troisième année consécutive, était assailli par des centaines de manifestantes et manifestants anticapitalistes et révolutionnaires.

C’est désormais une tradition: chaque année, le 1er mai, nous envahissons le quadrilatère surnommé le Golden Square Mile – là où les banques, les cabinets d’avocats, les cabinets comptables, les plus grandes compagnies et le vaste appareil bureaucratique de direction de l’économie ont leurs bureaux et assurent, main dans la main, le fonctionnement du système d’exploitation que nous subissons – et nous tentons par tous les moyens d’en prendre temporairement le contrôle, avec l’objectif d’infliger le plus de dommages possible à la classe dominante. ConscientEs que cette forme d’action, à elle seule, ne fera pas tomber le régime capitaliste, nous considérons qu’il s’agit d’une forme de lutte indispensable – parmi d’autres! – dans le combat long et acharné que le prolétariat doit mener pour arracher le pouvoir à la bourgeoisie et pour en finir avec l’exploitation. Au fur et à mesure que ce combat progressera, les manifestations révolutionnaires comme celle du 1er mai devront avoir un caractère de plus en plus massif et être portées par des sections du peuple de plus en plus larges et nombreuses.

Cette année, le PCR a choisi de cibler le siège de Bombardier, canalisant la colère juste et légitime des travailleurs et des travailleuses du Québec devant l’outrageante augmentation de salaires que les hauts dirigeants de la compagnie venaient de s’attribuer (des dizaines de millions de $, en comparaison des 50 cennes de l’heure d’augmentation accordés le 1er mai aux prolétaires travaillant au salaire minimum), en dépit des plus de 3 000 mises à pied survenues dans la compagnie plus tôt dans l’année. Il fallait s’y attendre: pendant la manifestation, l’édifice où loge la compagnie était protégé par un imposant groupe de policiers anti-émeute de la Sureté du Québec – toujours au poste quand il s’agit de défendre la propriété privée des capitalistes! – qui empêchait la foule de s’approcher.

Lorsque le contingent rouge du PCR est passé vis-à-vis du bâtiment, des dizaines de projectiles ont volé dans leur direction. Des agents du SPVM ont alors mené une charge contre le contingent rouge, donnant lieu à un affrontement au corps à corps. Leur assaut a été temporairement repoussé. Outre le fait que nous ayons dû déplorer quelques blesséEs et une arrestation dans nos rangs, nous considérons l’action comme réussie. Le prolétariat s’est fait entendre: la répartition complètement inégale des richesses, que perpétue inéluctablement la propriété privée des moyens de production, a assez duré!

Bombardier et tous les monopoles capitalistes doivent devenir la propriété du peuple!

Le capitalisme a fait son temps; luttons pour le socialisme et le communisme!

e p D T F s