Partout dans le monde, les communistes et les masses exploitées célèbrent cette année le centenaire de la révolution bolchévique, première révolution prolétarienne de l’histoire ayant mené à la défaite de la bourgeoisie dans un pays entier et ayant permis l’instauration d’un État socialiste. Cet événement a constitué un véritable point de rupture historique, modifiant le rapport de forces entre les classes dominantes et les classes dominées à l’échelle mondiale, suscitant un essor formidable du mouvement révolutionnaire international et inspirant pendant des décennies, dans toutes les régions du monde, le prolétariat exploité et les peuples opprimés en lutte pour leur libération.

L’héritage de la révolution bolchévique constitue un matériel gigantesque que les communistes doivent encore aujourd’hui étudier et comprendre afin de faire la révolution à nouveau. Si nous tenons à souligner le centenaire de la révolution d’Octobre, ce n’est pas par nostalgie ou parce que nous vivons dans le passé. Bien au contraire, c’est parce que nous regardons vers l’avenir. Aujourd’hui, bien que les conditions ne soient plus les mêmes qu’en 1917, c’est encore la perspective de la révolution prolétarienne et du socialisme qui est la plus en phase avec la réalité et c’est encore elle qui nous permet d’envisager un monde sans exploitation. Le marxisme demeure l’arme la plus tranchante et la plus révolutionnaire qui soit. L’avenir, c’est le socialisme! Ce n’est pas nous qui inventons cela: c’est le développement du capitalisme lui-même qui nous y conduit.

La situation mondiale, marquée par une crise de longue durée – la plus grave qu’ait connu le monde depuis la Seconde Guerre mondiale – et par l’aiguisement de la contradiction entre le prolétariat et la bourgeoisie, des contradictions entre peuples et nations opprimées d’une part et l’impérialisme de l’autre et des contradictions inter-impérialistes, nous rappelle chaque jour l’urgence de donner une nouvelle impulsion au mouvement communiste international et à la lutte pour le socialisme dans tous les pays. L’humanité a aujourd’hui toutes les ressources et toutes les connaissances nécessaires pour mettre fin à la crise économique, politique, morale, culturelle et environnementale, pour supprimer la violence et la guerre, pour trouver un remède à la plupart des maladies, pour éradiquer la misère et la famine et pour se prémunir contre les catastrophes naturelles; aujourd’hui, les moyens sont réunis pour que la production soit planifiée et organisée rationnellement, de sorte que le gaspillage soit éliminé, que le travail à accomplir soit réparti de manière juste et équilibrée et que les besoins de tous et toutes soient comblés.

Si le monde se porte si mal, c’est pour la seule et unique raison que dans chaque pays, les moyens de production sont encore la propriété d’une classe sociale parasitaire et réactionnaire: la bourgeoisie. Si les problèmes auxquels l’humanité est confrontée ne semblent pas en voie d’être résolus, c’est à cause du système capitaliste, un système qui concentre inévitablement les richesses entre les mains d’une minorité d’exploiteurs. Pour assurer la survie et le progrès de l’humanité, il n’y a qu’une solution: la majorité doit confisquer les moyens de production à la bourgeoisie et faire disparaître cette dernière en tant que classe sociale. Il faut, dans chaque pays, renverser violemment tout l’ordre social passé: il faut faire la révolution.

À tous ceux et à toutes celles qui s’indignent devant la barbarie de ce monde injuste, sachez que votre sentiment rejoint celui de millions de prolétaires qui aspirent à un monde meilleur et qui luttent en ce moment même pour mettre fin au système destructeur dans lequel nous vivons. Mais s’opposer au système capitaliste n’est pas suffisant. Il faut une vision claire de ce vers quoi le monde se dirige et une compréhension juste des conditions et de la marche de ce mouvement. Le socialisme, comme transition vers le communisme, demeure le seul monde possible au-delà du capitalisme. Il n’y a pas de troisième voie.

Au Canada, comme partout ailleurs, la lutte pour le socialisme se déroule déjà spontanément chaque jour, même si les manifestations de cette lutte sont pour l’instant souvent inconscientes. Les luttes menées par les ouvriers et les ouvrières pour de meilleures conditions de travail, la lutte des femmes prolétaires pour leur émancipation, la révolte de la jeunesse prolétarienne face à la brutalité policière, la résistance des autochtones à l’oppression nationale et à la destruction de l’environnement, les luttes revendicatives populaires pour des logements abordables et en bon état, pour des garderies gratuites et pour des soins de santé accessibles et de qualité, les manifestations contre les guerres impérialistes, les batailles pour la régularisation des prolétaires sans-papiers, les combats de rue contre les groupes racistes et d’extrême-droite, toutes ces choses constituent des parties de la lutte générale pour mettre fin au capitalisme – c’est-à-dire pour le socialisme! Cependant, pour que ce grand mouvement aboutisse, il faut que les exploitéEs prennent conscience qu’ils et elles forment une même classe sociale, et il faut que cette classe sociale, le prolétariat, arrache le pouvoir politique à la bourgeoisie et établisse sa dictature sur les exploiteurs. C’est pourquoi celles et ceux ayant aujourd’hui une compréhension claire des fins générales de la lutte prolétarienne doivent se regrouper au sein d’un parti d’avant-garde, représentant l’intérêt de la totalité du prolétariat et des masses exploitées, et doivent s’employer à rendre conscientes toutes les manifestations jusque-là inconscientes de la lutte des classes. C’est ainsi que fleurira la révolution, laquelle fera émerger une société nouvelle, libérée de l’exploitation et de l’aliénation.

Que tous ceux et toutes celles se réclamant du marxisme et du communisme au Canada fassent un effort pour souligner de la manière la plus flamboyante possible, cet automne, le centenaire de la Grande révolution d’Octobre 1917 !

Que le plus grand nombre de prolétaires et de militantEs communistes, anti-impérialistes, anticapitalistes et progressistes participent à notre assemblée révolutionnaire, le 23 septembre à 18h00 à la Maison Norman Béthune, afin que nous rassemblions nos forces pour les combats à venir contre la bourgeoisie canadienne!

Que le plus grand nombre de prolétaires et de militantEs progressistes viennent manifester le 7 novembre prochain (date de la prise du pouvoir en 1917 par le prolétariat et la paysannerie de Russie guidés par le Parti bolchévique) dans le centre-ville de Montréal à 18h30!

Que tous ceux et toutes celles au Canada disant souhaiter la révolution et la fin du capitalisme rejoignent le PCR, le parti de la classe ouvrière canadienne, dans la lutte pour le renversement de la dictature de la bourgeoisie et pour le socialisme!

Montrons par nos actes que le mouvement communiste est une force vivante au Canada et qu’il est en pleine ascension! Rassemblons nos forces et accélérons le pas dans la marche qui nous mènera à l’expropriation de la bourgeoisie impérialiste canadienne, à l’instauration de la dictature du prolétariat et à la collectivisation des moyens de production, seules façons d’assurer un avenir radieux à la vaste majorité de l’humanité!

Avançons sur la voie tracée par le sang des ouvrier(e)s et des paysan(ne)s de Russie lors de la grande révolution d’Octobre 1917!

Pour mettre fin à ce monde injuste, luttons pour un Canada socialiste!


*Pour connaître l’ensemble des activités présentées à l’occasion de Octobre | Le mois du socialisme, consultez notre programmation à l’adresse https://www.facebook.com/events/343015229468546/.

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