Manifestation à Montréal le jeudi 8 mars à 18h30
Rassemblement au Square Cabot, angle Atwater et Sainte-Catherine

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Trop de gens l’ignorent: le 8 mars est né de la ferveur révolutionnaire des femmes communistes qui, en 1910, réunies dans le cadre de la Deuxième Internationale socialiste, ont décidé de mettre au calendrier une journée pour célébrer le courage des prolétaires en lutte constante contre leurs exploiteurs capitalistes. Des femmes comme Clara Zetkin ou encore Alexandra Kollontaï ont voulu que chaque année, le prolétariat rende hommage à sa frange féminine, que chaque année, la bourgeoisie tremble devant la ténacité des femmes travailleuses et de leurs homologues masculins qui prennent la rue pour la mettre au banc des accusés. Il y a un an déjà, nous nous rappelions de la marche des ouvrières du textile sur Saint-Pétersbourg, le coup d’envoi de la Révolution russe de 1917, celle qui porta au pouvoir, pour la première fois dans l’histoire, celles et ceux qui n’ont rien que leur force de travail pour survivre.

Au fil du dernier siècle, la bourgeoisie a pourtant confisqué le caractère révolutionnaire du 8 mars. Elle a rayé effrontément l’adjectif «ouvrière» de l’appellation de la journée. Elle a gommé le tout avec une fête commerciale et des parades bon enfant. Cette année, à Montréal, nous nous dressons une fois pour toutes contre cette récupération révoltante. Nous lançons la première édition du 8 mars révolutionnaire, Journée internationale des femmes ouvrières.

Nous appelons à la tenue d’une manifestation qui rassemble des travailleuses et des travailleurs de même que des féministes révolutionnaires. Ce jour-là, nous honorerons la mémoire des femmes qui ont marqué l’histoire de la lutte des classes, l’histoire du prolétariat international. Nous inonderons les rues de nos pas, de nos bannières, de nos drapeaux, de nos slogans et de nos chants pour dénoncer l’exploitation des femmes prolétariennes et surtout, pour signifier à leur ennemi numéro un que nous livrerons bataille, au sens propre et jusqu’au bout, pour le pouvoir.

Tous les jours, le fruit de notre travail est spolié. Tous les jours, dans nos maisons, nous effectuons du travail gratuit qui profite aux capitalistes. Nous en avons plus qu’assez des petits salaires, des horaires irréguliers, de la préparation des repas, de l’entretien ménager et des soins aux enfants sans l’aide que nous requérons. La seule perspective libératrice, c’est la collectivisation de tout ce travail, c’est le socialisme! Toujours, les femmes dans les usines, dans les entrepôts, sur les routes, sur les chantiers, dans les commerces, à domicile, dans les garderies et les services de garde sont invisibles dans les corpus universitaires, dans l’actualité médiatique, dans les discours politiques et dans les productions artistiques. Il en va de même pour les femmes en lutte et au front partout dans le monde et en particulier dans les pays dominés par l’impérialisme. En fait, la bourgeoisie n’a que faire des prolétaires si ce n’est de les exploiter. Elle étouffe le combat des femmes prolétariennes, mais toujours, nous nous faisons le devoir de lui rappeler qu’elle sous-estime son adversaire.

D’ailleurs, c’est ce que nous ferons le jeudi 8 mars prochain, en soirée. Restez à l’affût pour obtenir les détails de la manifestation qui seront prochainement dévoilés. Sommons nos frères de classe et tous ceux qui prétendent à la révolution de se joindre à nous. L’affrontement de la bourgeoisie et l’édification du socialisme ne se feront pas sans nous, qu’ils se le tiennent pour dit!

Marquons de rouge le 8 mars et fonçons ensuite, le poing levé, les rangs serrés, à travers le Printemps ouvrier, vers un 1er mai révolutionnaire, Journée internationale des travailleuses et des travailleurs. L’appel est lancé! Le printemps 2018 commencera hâtivement, en force!

Travailleuses, sans-emploi, immigrantes, autochtones,
mères monoparentales, conjointes, révolutionnaires, communistes,
reprenons le 8 mars et faisons-le briller sous la flamme de la révolution!

Célébrons les femmes ouvrières, celles qui façonnent le monde et produisent toutes les richesses! Les bourgeois doivent désormais craindre celles qu’ils exploitent!

Ne nous contentons pas de la lutte contre le sexisme: abattons ensemble le capitalisme, car notre libération pleine et véritable en dépend! La fin de l’exploitation de l’Homme par l’Homme sera la fin de l’exploitation des femmes!

Descendons dans la rue pour nous opposer résolument à l’impérialisme qui pourrit les vies de nos sœurs d’ailleurs! Descendons dans la rue pour renverser le monde qui nous maintient dans un étau depuis des milliers d’années!

Front féministe prolétarien révolutionnaire
FFPR – PCR
e p D T F s