Ce printemps, sans ambages, le Parti communiste révolutionnaire (PCR) redouble d’efforts pour mettre la classe ouvrière à l’honneur. Ceux et celles qui produisent ce dont nous avons besoin pour vivre sont nos héros et nous l’affirmons haut et fort. Ils et elles transforment la matière. Nous voulons qu’en tant que classe, réuniEs, avec nous, ils et elles transforment le monde. De par leur puissante capacité à façonner la réalité, nous les enjoignons à façonner une société nouvelle qui réponde à leurs besoins réels. Pour ce faire, nous luttons pour mettre cette seule classe révolutionnaire au pouvoir; de pair, nous luttons pour nos revendications.

Les travailleurs et les travailleuses sont dans l’ombre; nous les mettons dans la lumière, au cœur de nos publications, de nos slogans, de notre musique, de nos actions légales et illégales, de nos manifestations… bref, de notre parti, le PCR. Nous voulons révéler la classe ouvrière à celles et ceux qui l’ignorent; nous voulons documenter la production sous toutes ses formes ici, au pays. Que vous soyez dans une usine, dans un entrepôt, sur un chantier, au volant d’un camion de livraison, dans une mine, derrière un comptoir de magasin ou que vous soyez assignéEs à de l’entretien ménager ou à des soins à la personne, vous êtes ceux et celles à qui nous nous adressons. Comme exécutantEs, vous représentez 65% de la population canadienne. Comme producteurs et productrices, de la manufacture à la carrière d’extraction en passant par la cuisine d’un fast food, vous représentez 15 à 35% de la population, dépendamment d’où vous êtes au pays. Retenez seulement que vous êtes nombreux et nombreuses, mais tristement renduEs invisibles par la classe dominante qui ne cherche qu’à vous déposséder. Mais sachez enfin que touTEs les révolutionnaires dignes de ce nom souhaitent se mettre à votre service. C’est le message que nous portons ce printemps, partout où nous allons.

Pour les prolétaires, la vie est chère ou encore les salaires sont bas. Ici et là, ils et elles ont le courage de lutter dans leur milieu de travail ou dans leur localité. Aujourd’hui, nous les enjoignons à lutter contre la classe tout entière qui les exploite et qui exploite l’ensemble de leurs frères et sœurs. Il faut s’unir et serrer nos rangs.

Ce printemps, plus que jamais, nous venons à votre rencontre, aux abords des métros, des bus, des supermarchés, des lieux de production et des autres lieux de travail. Il faut apprendre à se connaître et à se reconnaître, à fusionner, mettre nos expériences de combat en commun et préparer un affrontement prolongé et difficile avec la bourgeoisie. Nous faisons un ambitieux travail de liaison, de ralliement. Nous construisons un grand parti qui conduira la classe ouvrière canadienne au pouvoir. Notre objectif est celui redonner aux travailleuses et aux travailleurs les fruits de leur travail. Collectivement, nous voulons qu’ils et elles puissent planifier ce qu’ils et elles produisent et comment ils et elles en feront usage.

Les ouvrierEs combattent jour après jour. Leur activité est riche et indispensable. À travers l’histoire de l’humanité, les classes exploitées ont combattu et été victorieuses. Le prolétariat, partout dans le monde, affronte son adversaire. Par endroits, il s’organise et entreprend une lutte armée pour désarmer l’ennemi, comme d’autres l’ont fait avant lui.

Le 8 mars dernier, Journée internationale des femmes ouvrières, c’était le coup d’envoi de ce que nous appelons le Printemps ouvrier. Nous voulions rappeler que les travailleuses sont nombreuses, ici et ailleurs, hier et aujourd’hui, à se battre. Elles ne se contentent pas de lutter contre le sexisme: elles sont révolutionnaires. Elles ont des besoins spécifiques pour leur santé, pour les soins aux nourrissons et pour se décharger des tâches domestiques, mais elles aspirent au pouvoir avec leurs frères, pour enfin décider pour elles-mêmes. Le 8 mars dernier, nous étions près d’une centaine de camarades à prendre la rue. Les femmes étaient à la tête de la manifestation qu’elles dirigeaient, fières et braves. Nous avons marché dans le centre-ville de Montréal et nous nous sommes fait entendre largement.

Nous voulons continuer de porter notre message. Le 1er mai 2018 prochain, nous devons faire apparaître la classe ouvrière comme force politique qui se dresse contre son adversaire capitaliste, contre la bourgeoisie qui l’exploite. Nous n’acceptons pas que ce soit le profit des riches qui mène le monde. Nous voulons contrôler notre travail et nos vies. Ensemble nous y arriverons. La classe ouvrière, même segmentée, diffuse et hétérogène, peut et doit se constituer en force redoutable. Vive le Printemps ouvrier!

e p D T F s