CE QUE NOUS VOULONS : S’organiser pour faire la révolution !

À écouter nos politiciens et les grandes gueules qui se succèdent dans les grands médias, on pourrait croire que le Canada et le Québec sont des endroits fantastiques, des modèles de compassion et de générosité où il fait bon vivre et où l’État s’assure de protéger tout le monde ! Mais en réalité, quand on gratte un peu et qu’on regarde ce qui se passe vraiment, on constate (et on vit à tous les jours) une réalité bien différente de celle qu’on nous présente dans tous ces beaux discours.

Ce que ces gens-là ne nous disent pas (ou en tous cas, pas souvent), c’est qu’au Canada, il y a 20 % de la population qui vit en permanence dans le besoin. Des millions de personnes se retrouvent régulièrement sans emploi ou dans des emplois précaires et mal rémunérés, en particulier chez les jeunes, les femmes, les immigrantEs et les autochtones, et peinent à joindre les deux bouts.

Et le gouffre entre les riches et les pauvres ne cesse de s’élargir : en 1960, les 20 % les plus riches possédaient 30 fois plus que les 20 % les plus pauvres ; en 1994, ce rapport était déjà passé à 78,6 ! En fait, toute la richesse produite dans les dernières années a été accaparée par les 5 % les plus riches. Cette réalité de l’exploitation et de l’oppression, même les «plus meilleures» chartes des droits ne peuvent rien pour l’empêcher !

Le Canada est dominé par un petit groupe, qui détient le pouvoir et le capital, et qui ne doit son existence et sa richesse qu’à l’exploitation de la majorité et celle des peuples des pays du tiers-monde que le Canada domine. Les millions de pauvres et de prolétaires, les centaines de milliers d’autochtones à qui on a volé leurs territoires et leurs richesses, ceux-là et celles-là n’ont pas un mot à dire et doivent se battre quotidiennement pour survivre.

Qui plus est, cette minorité – qu’on appelle la bourgeoisie – contrôle totalement l’État et ses appareils de domination. Chaque fois qu’elle se croit en danger, elle utilise la police, l’armée et les tribunaux pour faire régner sa loi et son ordre. Elle se sert également de l’État, du système d’éducation, de l’industrie culturelle, des communications, pour nous imposer son point de vue, et même pour contrôler les organisations – syndicats et groupes communautaires – qui sont censées nous défendre et nous représenter.

On nous dit que le système dans lequel on vit est le plus démocratique que l’histoire ait engendré. Mais la démocratie n’existe que pour ceux et celles qui peuvent se la payer ! Pour la majorité, elle se résume à jeter un bout de papier dans l’urne à tous les quatre ans afin de choisir qui, parmi les bourgeois, continuera à occuper le fauteuil du pouvoir – tandis que le reste du temps, tout ce qu’on nous permet de faire, c’est de se la fermer !

Pourtant, cette richesse que certains étalent avec tellement d’arrogance, c’est nous qui la produisons. Elle vient directement du travail des prolétaires, et de rien d’autre. Et tous ensemble, ouvrières et ouvriers, employéEs d’exécution, assistéEs sociales et sociaux, chômeurs et chômeuses, travailleurs et travailleuses retraitéEs, conjoints et conjointes d’ouvriers, d’ouvrières et d’employéEs, nous sommes la majorité – plus de 65 % de la population canadienne.

Il est clair qu’un système qui maintient autant de gens dans la misère et la pauvreté, qui continue à exploiter les peuples autochtones et ceux des pays du tiers-monde, qui s’entête à mener des guerres injustes et à détruire l’environnement et les richesses naturelles uniquement pour satisfaire la soif de profits d’un petit nombre, eh ! bien un tel système n’a plus de raison d’être et il doit être renversé, au plus vite !

Certains prétendent qu’il suffirait de mettre fin aux «pires excès» du capitalisme, de le rendre «plus humain», par exemple en faisant élire quelques députés «progressistes», comme un «bon Jack» (Layton) ou une Françoise David, pour que tout à coup, tous les problèmes soient réglés. Mais si on ne s’attaque pas à la source des problèmes actuels, i.e. à ce que nous, maoïstes, qualifions de contradiction fondamentale entre le caractère social de la production et la forme privée de l’appropriation, les maux que le capitalisme engendre se succéderont sans cesse.

C’est comme si un médecin se contentait de prescrire des comprimés anti-douleur à quelqu’un qui souffre du cancer… Le grand héros canadien Norman Bethune, qui était lui-même médecin, avait bien compris à l’époque de la grande crise au siècle dernier, que pour guérir le malade, il fallait s’attaquer aux causes de la maladie : voilà pourquoi il est devenu communiste et qu’il a même donné sa vie pour la révolution !

Si on veut vraiment se libérer de nos chaînes ; si on veut vraiment mettre fin à l’exploitation ; si on veut vraiment renverser la structure de pouvoir actuelle et faire en sorte que ceux et celles qui supportent tout le système mais qui n’ont aucun pouvoir réel puissent enfin contrôler leurs propres vies et déterminer leur avenir, alors il nous faudra une vraie révolution ! Les petites réformettes n’y changeront rien…

Cette révolution, menée par la majorité et pour la majorité – ceux et celles qui n’ont aucun intérêt à exploiter et à opprimer qui que ce soit – nous mènera à une société communiste, où on sera enfin débarrassé de l’exploitation et où chacun et chacune contribuera à la vie collective selon ses capacités, tout en voyant ses besoins satisfaits.

Un parti révolutionnaire

Le Parti communiste révolutionnaire a été créé en janvier 2007, à Montréal, par des militantes et militants provenant de plusieurs villes et régions du pays et de différents secteurs du prolétariat canadien. En décidant de construire une nouvelle organisation, nous avons voulu nous donner les moyens de lutter concrètement pour renverser le pouvoir de la bourgeoisie, détruire le système capitaliste et construire une nouvelle société qui nous mènera au communisme – une société libre de toute forme d’oppression et d’exploitation.

Donc, le parti que nous construisons n’a rien à voir, ni de près ni de loin, avec tous ces vieux partis «ouvriers» embourgeoisés qui prétendent parler au nom des travailleurs et des travailleuses mais qui sont totalement intégrés à l’État bourgeois. Il n’a rien à voir non plus avec toute la panoplie de «partis» et d’organisations qui se prétendent révolutionnaires, voire même «communistes» (comme l’ancien Parti communiste canadien) mais dont la perspective s’arrête à la prochaine farce électorale et aux combines parlementaires.

Face à nous, la bourgeoisie est bien organisée, avec son appareil d’État, sa police, son armée, ses partis. Si on veut la combattre sérieusement et aller de l’avant dans la lutte pour gagner notre libération, on a besoin nous aussi d’un parti solide, avec une vision, une idéologie et une stratégie très claire qui nous mènera au socialisme.

Contactez-nous pour en savoir plus. Lisez notre programme, et discutez-en avec vos camarades et amiEs. Formez des groupes d’étude, et rejoignez un comité du PCR !

Le programme du PCR est disponible à pcr-rcp.ca/fr/programme. Pour obtenir un exemplaire par la poste, écrivez-nous à l’adresse indiquée plus bas.

On a besoin d’une bonne révolution, dans le fond, parce qu’on sait très bien que ça ne donnera rien de mettre un nouveau calife à la place du calife, même s’il a l’air plus doux ou si elle a l’air plus gentille que celui qui était là avant. Au pire, quand ils arrivent enfin à prendre le pouvoir, les individus de ce genre finissent toujours par nous trahir : cela, on l’a bien vu avec le NPD de Bob Rae en Ontario, et le PQ de Lucien Bouchard au Québec. Au mieux, s’ils tentent de s’attaquer aux intérêts des plus puissants, ils se font montrer le porte, comme ce fut lde e cas de l’unique député communiste de toute l’histoire du Canada, Fred Rose, à qui on a retiré l’immunité parlementaire et qui fut emprisonné, puis déporté en Pologne après avoir été faussement accusé d’espionnage au profit de l’URSS (tant pis pour notre grande «démocratie parlementaire» !).

Devant le pouvoir de l’argent et la puissance de l’État bourgeois, les protestations sont importantes et on doit tout faire pour grossir la mobilisation et le pouvoir de la rue. Mais elles n’ont jamais suffi et ne suffiront jamais ! Il faut s’organiser aussi puissamment que la bourgeoisie l’est et surtout, en dehors d’elle et de son pouvoir. Le prolétariat, et toutes les couches exploitées doivent construire un nouveau pouvoir, de nouvelles organisations, en dehors du cadre imposé par la bourgeoisie : des organisations de luttes de classe, indépendantes de l’État et des compagnies. On doit organiser de nouvelles luttes fortes et mobilisatrices et nous unir, non pas derrière un programme timide et «réaliste» aux yeux des capitalistes, mais derrière un programme fort, convaincant, qui exprime vraiment les besoins des masses exploitées, des travailleuses, des travailleurs et de la majorité de la population au Québec et au Canada : un programme pour faire la révolution ! En un mot, il faut construire un parti communiste révolutionnaire, notre parti, le parti de tous ceux et celles qui veulent non seulement résister au capitalisme, mais le renverser et avec lui, renverser le pouvoir des capitalistes !