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Hommage à deux camarades

« Tout homme doit mourir un jour, mais toutes les morts n'ont pas la même signification. Un écrivain de la Chine antique, Sema Tsien, disait : "Certes, les hommes sont mortels; mais certaines morts ont plus de poids que le mont Taichan, d'autres en ont moins qu'une plume." Mourir pour les intérêts du peuple a plus de poids que le mont Taichan, mais se dépenser au service des fascistes et mourir pour les exploiteurs et les oppresseurs a moins de poids qu'une plume. »

Mao Zedong
Servir le peuple, 1944

Deux camarades sont décédés à la fin du printemps dernier dans un accident de voiture, après une séance d'affichage dans la région de la rivière Rouge. Deux camarades sont tombés en accomplissant les tâches de la révolution; ce court texte vise à leur rendre hommage et à mettre en valeur les attitudes et le style de travail qu'ils ont su développer et qui représentent parfaitement les attitudes et le style révolutionnaire maoïstes que les membres du PCR(co), partout où ils et elles se trouvent, indépendamment du nombre et de la situation, cherchent à appliquer au mieux de leurs capacités.

Que dire de nos camarades disparus!

Pour commencer, le premier camarade, Bridge, avait de naissance plusieurs handicaps sérieux dont entre autres, la surdité, un déficit d'attention sévère et des troubles de communication. Originaire d'une petite ville des Laurentides, il vivait chez ses parents une vie confortable et paisible, sans aucun souci, avant d'entreprendre son « périple », comme il l'appelait, de prise de conscience révolutionnaire. Peu de temps après, il déménagera à Mont-Laurier, dans le but de se trouver un emploi dans le prolétariat afin de s'en approcher et d'y établir des liens. Dès sa première journée à la shop, il commence déjà à mobiliser ses camarades de travail.

Le camarade lisait à tous les jours quelques pages des textes révolutionnaires pour combler son manque d'éducation. Il pouvait lire jusqu'à 10 fois le même texte, jusqu'à ce qu'il soit en mesure de bien le comprendre et surtout, d'être capable de l'enseigner à d'autres par la suite. Dans les rapports que nous recevions, il écrivait toujours des critiques de livres, de brochures, etc. En plus, il prenait soin de centraliser les questions auxquelles il ne pouvait répondre, et il ne manquait jamais de critiquer la lenteur dans le travail révolutionnaire, y compris dans son propre travail qu'il jugeait sévèrement, voire insuffisant pour atteindre les objectifs.

Peu de temps après son arrivée à Mont-Laurier, un autre camarade, Montévarius, est venu le suivre et l'appuyer dans le travail révolutionnaire. Ils se mirent à couvrir un grand territoire composé de petites villes industrielles des Laurentides; sont dès lors apparus des graffitis et affiches, dans toute la région, les diffusions devant les usines, les réunions d'organisation, etc. En l'espace de trois mois, les camarades vont réussir à mobiliser et organiser plusieurs groupes de travail et construire un important réseau de sympathisants et sympathisantes. Malheureusement leur exploit s'est terminé au jour fatidique de l'accident.

Voici ce qu'écrivait l'un d'eux, dans un de ses rapports, comme il avait l'habitude d'affirmer bien haut et sans honte : « C'est seulement sa volonté de changer les choses, la pratique et l'étude du marxisme-léninisme-maoïsme, qui peuvent être la solution à ma région, à ma province, à mon pays, au prolétariat de tous les pays... ». Les camarades nous l'ont souvent réaffirmé : « C'est juste une question de motivation, puis d'un peu de discipline, puis d'un peu d'étude pour comprendre que la vie est dirigée par le travail... donc il faut travailler pour se libérer du capitalisme. »

Des camarades sont tombés : ces morts pèsent plus lourd que le Mont Taichan. Nous retenons leur leçon de loyauté, de persévérance, de courage et d'abnégation pour la cause du prolétariat. Que tous et toutes les révolutionnaires sincères honorent la mémoire des camarades en méditant sur l'enseignement qu'ils nous ont donné, par leur choix et leur engagement. Deux camarades sont tombés, que mille camarades se lèvent!

Vive le marxime-léninisme-maoïsme!
Vive le Parti communiste révolutionnaire!
Vive la guerre populaire prolongée!
Honneur aux efforts consentis dans la lutte des classes!
Honneur aux camarades tombés au combat!

Vos camarades

(paru dans la revue Arsenal n° 4)

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