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Le Programme du Parti communiste révolutionnaire présente la stratégie que le prolétariat canadien devra suivre pour renverser le pouvoir de la bourgeoisie canadienne, détruire le système capitaliste et construire une nouvelle société, socialiste, qui sera elle-même le prélude à une société sans classes, au communisme. Il présente les grands objectifs que le prolétariat poursuit et fixe les tâches les plus importantes qu’il nous faut entreprendre et réaliser pour les atteindre. C’est en quelque sorte la marche à suivre, notre plan de bataille pour mener à terme et remporter le combat historique que nous livrons pour nous émanciper nous-mêmes et avec

Au niveau idéologique, le Parti communiste révolutionnaire s’appuie sur le marxisme-léninisme-maoïsme – la synthèse de l’expérience du mouvement communiste révolutionnaire depuis sa naissance jusqu’à aujourd’hui. Au fil des luttes du prolétariat et des masses opprimées, certains penseurs et praticiens communistes et révolutionnaires, et plus particulièrement Karl Marx, Vladimir Lénine et Mao Zedong ont étudié, enquêté, expérimenté et théorisé ces expériences, pour élaborer une science toute nouvelle. C’est cette science que nous appelons le marxisme-léninisme-maoïsme – un guide indispensable pour faire la révolution et nous mener jusqu’au communisme.

L’élaboration de cette science n’est pas seulement l’œuvre des qualités personnelles de Marx,

Nous vivons à l’époque de l’impérialisme, stade ultime et pourrissant du capitalisme. À ce stade, le capitalisme comme mode de production a atteint les limites de son développement et a cessé d’être un cadre favorable au développement des forces productives du travail humain ; ses aspects négatifs l’emportent sur ses aspects positifs. Plus son déclin se prolonge, plus ses effets destructeurs s’approfondissent, se généralisent et se ressentent partout sur la planète et dans toutes les sphères de l’existence : destruction de l’environnement et destruction des hommes, femmes et enfants causées par les guerres, le chômage, l’intensification de l’exploitation, la faim

Le marxisme nous a appris à considérer et à analyser les phénomènes sociaux non pas en soi ni de façon statique, mais à travers ce qu’Engels appelait leurs «processus évolutifs» et les contradictions internes qui les traversent. C’est ainsi, et seulement ainsi, qu’on peut en arriver à déterminer les méthodes qui permettront de les résoudre.

Séoul, Corée du Sud (juillet 2001).

Dans son célèbre essai intitulé De la contradiction, Mao Zedong a notamment insisté sur la nécessité de déterminer, parmi toutes les contradictions qui fondent une chose ou un phénomène, celle qui constitue la contradiction principale, i.e. celle

De nombreux idéologues bourgeois prétendent que les classes sociales n’existent pas, ou plus. Qu’il n’y aurait dans la société capitaliste que des individus plus ou moins fortunéEs, à la limite plus ou moins favoriséEs, ou «chanceux-ses». Et comme, de toutes façons, «on fait soi-même sa chance» (c’est bien connu !), alors ce n’est qu’une question de volonté pour se hisser dans les hautes sphères de la société…

Comme classe dominante, la bourgeoisie canadienne a certes intérêt à masquer la réalité des classes sociales, et surtout celle de la lutte qui l’oppose inévitablement au prolétariat. En fait, elle a même

De la même façon que certains prétendent que la bourgeoisie «n’est plus ce qu’elle était» ou qu’elle a même plus ou moins disparu, plusieurs penseurs bourgeois appliquent commodément le même raisonnement quant à l’existence du prolétariat. Depuis l’effondrement de l’URSS et de l’ancien bloc de l’Est en particulier, on se plaît en certains milieux non seulement à prétendre que le socialisme n’est plus viable ou possible mais même que les «vieilles» divisions de classe sont désormais choses du passé. C’est comme si les difficultés et les échecs rencontrés par le prolétariat dans sa lutte pour renverser le capitalisme et s’établir

Nous ne serons jamais autant libres et égaux et égales que le jour où le pouvoir sera aux mains des travailleuses et des travailleurs. En renversant la bourgeoisie et en établissant une nouvelle société, le prolétariat révolutionnaire abolira toute forme de discrimination nationale et luttera fermement contre tous les préjugés racistes et chauvins qui continueront pendant encore un certain temps à exister parmi les masses.

Pour développer le point de vue révolutionnaire sur la question nationale au Canada, il faut d’abord démasquer le vrai du faux, révéler le contenu bourgeois qui traverse ou domine les points de vue qu’on nous

Pour renverser le pouvoir de la bourgeoisie et en finir avec l’exploitation, le prolétariat, seule classe révolutionnaire jusqu’au bout, devra mettre en action sa formidable force aujourd’hui endormie par des centaines d’années d’exploitation et d’aliénation. Dans la lutte pour faire la révolution socialiste et abattre le capitalisme, un des systèmes les plus exploiteurs de l’histoire, les femmes du prolétariat occupent un rôle central et décisif.

Libérer le monde du joug de l’exploitation de classe ne peut se faire qu’en ralliant les couches les plus opprimées, celles qui ont le plus intérêt à mettre fin aux injustices et qui lutteront jusqu’au

L’objectif premier que nous, prolétaires, poursuivons, c’est de renverser la bourgeoisie canadienne et de conquérir le pouvoir d’État. À partir de là commencera une nouvelle étape – la construction d’une nouvelle société, socialiste – qui sera elle-même le prélude au communisme qui se caractérise notamment par la disparition de l’État, du parti, du droit bourgeois, des classes sociales, des rapports marchands et de l’argent.

Cette étape, il faut la voir d’abord comme étant une période de transition, qui servira à la fois à détruire tous les vestiges du vieux mode de production capitaliste qui ne manqueront pas de subsister,

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