Il est clair qu’au Canada, le capitalisme a fait son temps et que la bourgeoisie a depuis longtemps déjà cessé de jouer un rôle positif quelconque dans l’avancement et le progrès de la société. La bourgeoisie canadienne est certes une classe puissante – on l’a vu -, mais c’est surtout une classe profondément réactionnaire et parasitaire, qui ne doit sa position dominante qu’à l’ampleur des moyens dont elle dispose et qu’elle réussit à mettre en œuvre pour mater le prolétariat.

L’étape actuelle de la révolution au Canada est donc celle du passage au socialisme, de l’établissement de la dictature du

«Pour faire la révolution, il faut qu’il y ait un parti révolutionnaire. Sans un parti révolutionnaire, sans un parti fondé sur la théorie révolutionnaire marxiste-léniniste et le style révolutionnaire marxiste-léniniste, il est impossible de conduire la classe ouvrière et les grandes masses populaires à la victoire dans leur lutte contre l’impérialisme et ses valets.»

Mao Zedong
1948

Bâtir et édifier le nouveau Parti communiste révolutionnaire du prolétariat canadien : telle est la tâche numéro un à laquelle doivent œuvrer tous ceux et celles qui veulent en finir avec l’exploitation et l’oppression et qui veulent mettre fin au règne de la

«Sans armée populaire, le peuple n’a rien.»
Mao Zedong
1945

Le deuxième instrument dont le prolétariat a besoin pour mener la lutte contre la bourgeoisie, c’est d’une armée révolutionnaire – une armée rouge – qui sera capable non seulement d’affronter la violence réactionnaire que la bourgeoisie ne manquera pas de déchaîner contre nous, mais aussi d’imposer les transformations sociales, politiques et économiques aux forces qui s’y opposeront.

Une armée révolutionnaire, cela n’a rien d’un groupe d’aventuristes mus par des objectifs personnels différents de ceux de la révolution. Il s’agit essentiellement d’un corps agissant, distinct du parti mais qui se place

«Savoir faire passer la politique du Parti dans l’action des masses, savoir amener non seulement les cadres dirigeants mais aussi les larges masses à comprendre et à bien mener chacun de nos mouvements et chacune de nos luttes, cela relève de l’art de diriger marxiste-léniniste. C’est aussi ce qui permet de déterminer si nous commettons ou non des erreurs dans notre travail.»

Mao Zedong
1948

Si la direction et l’organisation de la minorité d’avant-garde – i.e. celle du parti – sont une condition impérative au développement et au triomphe de la lutte révolutionnaire, ceux-ci ne sauraient se produire sans la

L’histoire du prolétariat canadien est encore bien jeune, encore plus que celle du prolétariat international qui n’a lui-même tiré que les premières salves dans la lutte qui l’oppose à la bourgeoisie et qui le conduira à édifier et à diriger la société nouvelle. Le prolétariat a déjà accompli beaucoup, mais il lui reste encore à réaliser l’essentiel – et d’abord et avant tout, à détruire le vieux mode de production capitaliste et à l’éradiquer pour de bon de la face du monde.

Cette lutte renaît actuellement, sur la base des nombreux acquis des luttes passées ; elle est donc plus

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