– Traduit du magazine A World to Win (2006/32)
Empire. De Michael Hardt et Antonio Negri Cambridge, Harvard University Press, 2000 (version française : Paris, Exils Éditeur, 2000)

Rarement la thèse de base d’un ouvrage aura-t-elle été si rapidement et profondément réfutée par les développements de la vie elle-même que ce fut le cas avec le livre Empire, d’Antonio Negri et Michael Hardt. Les deux auteurs y dépeignent un monde dans lequel l’impérialisme aurait été surpassé par un nouveau système global, auquel réfère le titre du livre. Mais à peine avaient-ils baptisé ce nouvel ordre «impérial» que

Arsenal №8
Une analyse des classes des sociétés autochtones

Des communautés prolétariennes maintenues sous un joug quasi féodal

Pour fonder une stratégie révolutionnaire, les marxistes-léninistes-maoïstes, comme n’importe quel courant qui prétend à la révolution, ne peuvent faire abstraction d’une analyse des classes sociales. Seule une telle analyse peut permettre de dégager une voie stratégique appropriée aux conditions de la révolution dans une société donnée. Une analyse des classes peut être élaborée pour un quartier, une ville, une région, un pays ou un groupe ethnique ou national distinct. Certaines classes vont adhérer au projet révolutionnaire, d’autres non. Certaines trouveront leur intérêt dans le fait qu’on pousse la révolution jusqu’à la construction d’une société communiste, d’autres pas.

L’analyse des classes

Ce n’est pas seulement la revendication du droit des nations à disposer d’elles-mêmes, mais tous les points de notre programme-minimum démocratique qui ont été autrefois, dès le XVIIe et le XVIIIe siècle, formulés par la petite bourgeoisie. Et la petite bourgeoisie continue à les formuler tous d’une façon utopique, sans voir la lutte des classes et son aggravation à l’époque de la démocratie, et en croyant au capitalisme «pacifique». Telle est précisément l’utopie d’une union pacifique de nations égales en droit à l’époque de l’impérialisme, utopie qui trompe le peuple et que prônent les partisans de Kautsky.

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UNE ANALYSE DU MOUVEMENT WASÁSE

Stratégie d’affirmation ou modèle de confusion?

L’histoire et les luttes des peuples autochtones font l’objet d’une abondante littérature, avec laquelle les militantes et les progressistes de la société euro-canadienne demeurent trop peu familiers. En 2005, un universitaire mohawk, Taiaiake Alfred, publiait un ouvrage intitulé Wasáse: indigenous pathways of action and freedom [1], qui a eu un certain écho, notamment dans les milieux libertaires. Wasáse est le nom d’une danse traditionnelle mohawk qui valorise «l’unité, la force et la volonté d’agir». L’auteur rejette le colonialisme canadien et favorise une perspective «anarcho-indigéniste, non-capitaliste, non-étatique, non-raciste et pro-féministe, basée sur un rapport durable avec

  1. L’initiative dont a besoin le prolétariat canadien !
  2. Voir d’en haut ou voir d’en bas ?
  3. Les feux qui brûlent
  4. La nécessité d’unifier un mouvement révolutionnaire
  5. La lutte du prolétariat au Canada
  6. Pourquoi les maoïstes ont raison de constituer maintenant le Parti communiste révolutionnaire
  7. Acquis… et acquérir encore !
  8. Notes
L’initiative dont a besoin le prolétariat canadien !

Une période de crises d’une ampleur prodigieuse est actuellement en préparation. Les prémisses et les premiers signes de ces crises s’accumulent à travers le monde entier depuis quelques années et continuent à se manifester mois après mois, sans marche arrière possible.

Cette

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El Diario Internacional et Luis Arce Borja

Le parcours tordu d’un « compagnon de route »

Le 17 mai 1980, il y a déjà vingt-cinq ans, le Parti communiste du Pérou (PCP) initiait un mouvement de lutte armée qui allait profondément marquer le mouvement communiste international. Pendant près d’une vingtaine d’années, la guerre populaire dirigée par le PCP a constitué un phare et une référence incontournable pour des milliers d’oppriméEs aspirant à la révolution, au Pérou comme à l’étranger.

Après la mort de Mao Zedong et la victoire des partisans du capitalisme en Chine, le nouveau mouvement marxiste-léniniste, créé dans la foulée de la grande lutte dirigée par Mao et le Parti communiste chinois contre le

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L’avenir debout!

À l’école secondaire Louis-Joseph-Papineau, dans le quartier St-Michel à Montréal, des profs ont refusé d’enseigner pour cause «d’insécurité»; dans la réserve de Kashechewan en Ontario, deux milliers d’autochtones boivent de l’eau empoisonnée depuis deux ans; dans le quartier Saint-Roch à Québec, les jeunes ont déjà compris que l’école «internationale», ce n’est pas pour elles et eux. À Huntingdon, on impose un couvre-feu pour les moins de 16 ans et des usines ferment. C’est pourtant le Canada, le plus meilleur pays au monde.

Plus de 4 000 voitures calcinées. Trois mille arrestations. Un taux de chômage de 20%

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(Mao Zedong)

« Sais le jour, saisis l’heure! »

À travers le monde entier, la jeunesse a la chance immense d’être placée là où il le faut pour pouvoir répondre aux questions les plus importantes.

Quelle politique? La politique de la révolution, ou la politique de l’enclos? L’audace, ou la soumission? La lutte des classes, ou le parlement? Le prolétariat, ou la bourgeoisie? La jeunesse politisée, ou la jeunesse politicienne? La conscience, ou la consommation? La guerre de partisans ou la guerre impérialiste? La connaissance ou la marchandise? La révolution ou sa négation?

Compte tenu des tensions et des risques que génèrent les contradictions actuelles du capitalisme, ainsi que

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Les jeunes et la révolution

L’école québécoise, une école pour tous?

On le sait tous, l’éducation joue un rôle central dans la construction d’une société. Au Québec, elle est, en théorie du moins, accessible à tous et toutes. Plusieurs voient même dans le système d’éducation québécois un outil de démocratisation. Puisque tout le monde peut y avoir accès, ceci devrait favoriser une hausse du niveau de scolarisation de l’ensemble de la population et ainsi permettre à un plus grand nombre de personnes d’exercer des emplois intéressants et bien payés. Cette école devrait aussi permettre de former des citoyens et citoyennes aptes à s’impliquer afin de transformer (pour le mieux, bien sûr)