Arsenal №3
DOCUMENTS DU MOUVEMENT COMMUNISTE INTERNATIONAL

La lutte idéologique et la question de l’unité du mouvement communiste

L’article qui suit provient du tout dernier numéro de la revue A World to Win (2004/30), publiée en solidarité avec le Mouvement révolutionnaire internationaliste (MRI). Il traite en profondeur de la question de la conception maoïste de l’unité et de la méthode pour l’atteindre.

Comme l’explique l’article, il s’agit là d’une question fort importante actuellement, au moment où d’une part, l’impérialisme mène des attaques débridées contre les peuples du monde, tandis que d’autre part, une nouvelle vague de luttes révolutionnaires émerge avec de plus en plus de vigueur. La question de l’unité des forces révolutionnaires apparaît donc comme une nécessité

Lors des dernières élections générales qui ont eu lieu en avril 2003, le Parti québécois a finalement réussi à sauver sa peau. Alors que six mois plus tôt, tous les sondages et les commentateurs lui prédisaient une défaite cuisante (c’était l’époque où l’Action démocratique montait en flèche et où on croyait que Mario Dumont deviendrait Premier ministre !), le PQ s’est finalement classé bon deuxième avec 33 % des suffrages exprimés et 45 éluEs.

Comme on a pu le voir dans le fameux documentaire du cinéaste péquiste Jean-Claude Labrecque intitulé À hauteur d’homme et tourné pendant la campagne électorale, les

Arsenal №3
L’éternelle renaissance du mouvement réformiste

Critique de l’Option citoyenne de Françoise David

Début mai, Françoise David nous présentait dans Bien commun recherché – Une option citoyenne sa vision de la société actuelle, et les solutions qu’elle propose afin d’améliorer les choses. Son objectif est de former un nouveau parti politique regroupant les forces de gauche au Québec. Ça sent le réchauffé, mais quand on se paie le luxe de ne rien analyser en profondeur, on peut se permettre d’oublier les tentatives antérieures et ainsi de croire qu’on va changer le monde avec de «bonnes idées» et des petites réformes.

Françoise David est issue du milieu communautaire (et auparavant, de la gauche marxiste-léniniste).

Arsenal №3
LES AUTOCHTONES ET LE NORD

Renverser la domination de l’impérialisme !

Se saisir du territoire ! Le «libérer» des entraves qui résultaient de son occupation antérieure par les nations autochtones, et des modes d’existence (rapports de production, rapports sociaux et pouvoirs politiques) qui y avaient été établis, et sur la base de cette accumulation primitive (à la fois violente, et en même temps faussement juridique et légale – i.e. la politique des traités), ériger une nation, le Canada, qui serait parfaitement synchronisée avec le développement du capitalisme, la constitution d’une bourgeoisie, éventuellement richissime, et le développement de l’impérialisme jusqu’à la période actuelle. Voilà ce que fut – et ce que persiste

C’est le 19 juin 1999 que le Collectif des prisonniers(e)s des Cellules communistes combattantes de Belgique a proposé à tous les prisonniers révolutionnaires, communistes, anarchistes, antifascistes ou anti-impérialistes «une plate-forme commune clarificatrice, qui définirait une communauté de lutte, large mais cohérente, dans et contre la prison impérialiste. L’adhésion ou non à cette plate-forme (et une attitude cohérente par rapport à cette adhésion) servirait de déterminant pour les forces extérieures. Autour de cette plate-forme, nous, prisonniers, inviterions nos forces de soutien à élargir le travail réalisé en notre faveur en un travail de soutien à tous les prisonniers signataires de la

Arsenal №2
Don Quichotte et les moulins à vent :

Le mythe de l’autogestion

La majorité des hommes et des femmes sont contraints de vivre sous le capitalisme. En raison du rapport de force qui lui est défavorable sous le capitalisme, le prolétariat est contraint à ne penser sa libération qu’à travers ses conditions immédiates d’existence. À vrai dire, le prolétariat est prisonnier d’un système qui ne lui laisse que peu d’occasions de s’échapper.

En finir avec le capitalisme est la principale tâche du prolétariat. Mais pour éliminer un système aussi puissant qui se défendra avec acharnement et qui ne laissera pas les exploitéEs s’organiser, il faut plus que de bonnes intentions : il

Arsenal №2
Anarcho-syndicalisme, ouvriérisme et économisme :

Un débat éclairant

(E.S.) – Au lendemain des mobilisations syndicales contre les projets de loi adoptés par le gouvernement Charest à la mi-décembre, le Centre des médias alternatifs du Québec (CMAQ) a été le théâtre d’un débat fort intéressant sur le rôle des syndicats, qui nous a permis de voir comment cette question divise les milieux anarchistes. Le premier interlocuteur, «Tony», y fait référence à la manifestation organisée par les centrales devant l’Assemblée nationale au moment où le gouvernement s’apprêtait à imposer le «bâillon» pour forcer l’adoption de ses projets de loi. Celui qui lui donne la réplique, «Nicolas» (ou «Phébus»),

Le texte qui suit a été écrit il y a quelques années déjà par Bob Avakian, du Parti communiste révolutionnaire des États-Unis (RCP,USA). Il s’agit du premier d’une série de cinq articles visant à souligner les principales différences entre maoïsme et anarchisme. Les quatre autres textes, qui portent sur les questions de la méthode, du parti, de l’armée et celle de la conception du monde, sont accessibles sur le site Web du journal Revolutionary Worker (www.revcom.us), sous la rubrique Writings of Bob Avakian.
La rédaction

Pour débuter, j’aimerais revenir sur un des aspects les plus importants de toute cette

L’article qui suit est paru dans l’édition de janvier du magazine People’s March, publié en Inde en solidarité avec la révolution qui se développe dans ce pays. Comme on le sait, c’est en Inde qu’a eu lieu il y a quelques semaines le 4e Forum social mondial, qui rassemble à chaque année une bonne partie des mouvements anti-mondialisation. Cette fois-ci toutefois, plusieurs organisations anti-impérialistes en ont profité pour dénoncer l’hégémonie du FSM et son orientation ouvertement réformiste et pacifiste. Ces organisations ont tenu un forum parallèle, appelé «Résistance Mumbai 2004», qui a rassemblé quelques milliers de personnes sur