Le Drapeau rouge est désormais publié six fois par année par le Bureau d’information politique. Le journal présente les analyses et points de vue du Parti communiste révolutionnaire. Il se propose notamment de faire avancer le débat sur la stratégie de la révolution au Canada, Le Drapeau rouge fait également état des avancées du mouvement marxiste-léniniste-maoïste international.

Notre époque est confrontée à un fléau en expansion rapide, celui de l’islamophobie. Elle est, aujourd’hui, la forme de racisme dominante dans notre société. Les musulmans et les musulmanes constituent la minorité la plus stigmatisée et la plus exposée aux discriminations et aux agressions. À ce titre, l’islamophobie est détestable comme toutes les formes de racisme et de xénophobie. Mais la portée de l’islamophobie est encore aggravée par le fait qu’elle concentre en elle les contradictions les plus explosives de notre époque. En cela, elle ne se contente pas d’isoler et d’accabler un secteur racisé du peuple. Elle est aujourd’hui

Bienvenue à cette nouvelle édition du Drapeau rouge, un magazine trimestriel consacré à la promotion des points de vue du Parti communiste révolutionnaire [PCR] et des militants, militantes, sympathisantes et sympathisants du parti et du mouvement révolutionnaire. Ce numéro a pour thème la prochaine élection fédérale et la campagne de boycott initiée par le PCR.

On a beaucoup entendu parler ces derniers temps de l’importance toute particulière que revêtirait cette élection ; on nous dit que ce pourrait être l’occasion de renverser les conservateurs et de voir le NPD supplanter les libéraux et former pour la première fois un gouvernement

– Un appel du Parti communiste révolutionnaire à l’occasion de l’élection fédérale

Ainsi donc, le gouvernement Harper a décidé que la campagne en vue de l’élection fédérale qui aura lieu le 19 octobre prochain durera 78 jours. Il faut dire qu’avant même qu’elle soit officiellement déclenchée, les partis qui aspirent à administrer l’État bourgeois étaient en campagne depuis déjà plusieurs semaines. Avec une campagne interminable comme celle-là, ils espèrent peut-être nous avoir à l’usure et nous convaincre que le scrutin constituera un «moment exceptionnel de la démocratie canadienne»; désolés, mais pour la majorité d’entre nous, c’est peine perdue!

Les partis

À chaque élection, il y a toujours au moins une question que les tenants de la participation électorale mettent en épingle pour tenter de convaincre les progressistes de voter pour le «moins pire» et dans ce cas-ci, chasser les conservateurs. Les partisanes et partisans du NPD et du cirque électoral trouvent toujours un prétexte – une question «plus cruciale que les autres» – pour nous inciter à participer au système bourgeois. Il est possible qu’un enjeu s’avère en effet de toute première importance; seulement, l’objectif poursuivi par ces gens-là n’est pas tant de s’y attaquer que de justifier la dérive

Depuis la « vague orange » sans précédent qui a déferlé à l’élection fédérale de 2011, le Nouveau parti démocratique a connu des changements substantiels : un nouveau chef, l’ex-ministre libéral Thomas Mulcair ; le retrait de toute référence au « socialisme » de sa constitution – un changement certes superficiel, mais néanmoins significatif ; et surtout, une nouvelle orientation visant à renforcer son image de « gouvernement en attente », dont les engagements sont désormais formulés de façon à être réalistes et acceptables aux yeux de secteurs suffisamment larges de la classe dominante. Plus que jamais, le NPD semble obtenir l’appui des progressistes – des « libéraux éclairés » jusqu’à

Il est si indéniable que l’impérialisme américain est un élément central du système mondial contemporain, que même les auteurs conservateurs reconnaissent son existence. En revanche, l’idée qu’il existe une telle chose que l’impérialisme canadien suscite le scepticisme et l’inconfort, et ce même parmi de larges sections de la gauche canadienne. Les plus naïfs cherchent à se convaincre que les engagements internationaux du Canada ont des effets positifs, tandis que ceux qui ne peuvent ignorer les résultats négatifs de la politique canadienne insistent pour dire que le Canada ne fait que s’aligner derrière les intérêts des États-Unis.

Ce point de vue

Drapeau Rouge №103
NOTRE HISTOIRE

En face de nous, et contre nous : l’État !

Ce numéro du Drapeau rouge coïncidant avec l’actuelle campagne en vue de l’élection fédérale du 19 octobre, la rubrique « Notre histoire » présente des extraits d’un texte sur la nature de l’État et du parlementarisme bourgeois publié en septembre 1992 dans les pages du journal Socialisme Maintenant ! Le groupe Action socialiste, dont c’était le journal, avait déjà commencé à se démarquer des courants alors dominants dans l’extrême gauche canadienne – principalement trotskistes – qui soutenaient la participation électorale et la présentation de « candidatures ouvrières et populaires » aux élections bourgeoises.

Partie prenante d’une démarche d’appropriation des acquis du maoïsme et de la

Drapeau Rouge №103
Grèce

Quand le cirque tourne au cauchemar

Les masses populaires de Grèce, qui ont combattu de toutes les façons possibles les divers plans d’austérité qu’on leur a imposés depuis le début de la décennie, doivent avoir l’impression de vivre – ou plutôt de revivre – un très mauvais rêve ces jours-ci.

Après avoir massivement rejeté les dernières exigences de ces institutions que l’on a qualifiées de « troïka » (la Commission européenne, la Banque centrale européenne et le Fonds monétaire international) au référendum du 5 juillet, elles ont vu la direction de la Coalition de la gauche radicale (Syriza), qu’elles avaient portée au pouvoir en janvier dernier sur un

Francis Dupuis-Déri, professeur de science politique à l’UQAM également connu pour son militantisme libertaire et ses positions féministes, a publié en 2013 chez Lux Éditeur un ouvrage intitulé Démocratie. Histoire politique d’un mot. Avec cette étude historique, il nous propose un décapant regard rétrospectif sur les fondements des régimes politiques parlementaires qui dominent le monde aujourd’hui. La lecture s’avère non seulement agréable, mais également très utile pour quiconque cherche à dissiper les voiles idéologiques dont se pare le parlementarisme pour mieux dissimuler le pouvoir des dominants.

Il n’est pas de mot plus étroitement associé aux régimes politiques parlementaires de