Le Drapeau rouge est désormais publié six fois par année par le Bureau d’information politique. Le journal présente les analyses et points de vue du Parti communiste révolutionnaire. Il se propose notamment de faire avancer le débat sur la stratégie de la révolution au Canada, Le Drapeau rouge fait également état des avancées du mouvement marxiste-léniniste-maoïste international.

Drapeau Rouge №99
DEUXIÈME CONGRÈS DU PCR:

Un parti voué à la révolution

Le Parti communiste révolutionnaire (PCR-RCP) canadien a accueilli cet été dans la région de Montréal, ses membres et déléguéEs pour la tenue de son deuxième congrès. Si l’ambiance était à la camaraderie et à l’unité, c’est avec beaucoup de sérieux que les participantes et participants ont dressé le bilan du travail accompli depuis la création du parti en janvier 2007. Et c’est avec enthousiasme qu’ils ont adopté des propositions ambitieuses et emballantes, non seulement pour développer le parti, mais surtout, pour développer la mobilisation des masses autour d’un véritable projet révolutionnaire au Canada.

C’est cet objectif précis (et bien plus

Le Parti communiste révolutionnaire (PCR) a rassemblé des militantes et militants enthousiastes le samedi 11 décembre dernier à Toronto, à l’occasion du second Congrès révolutionnaire canadien.

Ce rassemblement initié par le PCR invitait les participantes et participants à discuter et adopter des perspectives concrètes, offensives et unitaires, afin de développer un travail révolutionnaire et communiste à l’échelle du Canada. C’est dans une ambiance fraternelle et enthousiaste que ce deuxième congrès a réuni des participantEs de Toronto et de sa grande région, d’Ottawa, ainsi que de plusieurs régions du Québec. Bien que concentrée en Ontario, il s’agissait néanmoins d’une percée significative

Drapeau Rouge №95
APPEL À UNE NOUVELLE LUTTE DES CLASSES AU CANADA:

Le mouvement prolétarien dont nous avons besoin

L’appel qui suit est une invitation lancée à tous les révolutionnaires, militantEs, prolétaires, de même qu’à tous les collectifs ou groupes d’extrême-gauche au Canada qui aspirent à construire un véritable mouvement prolétarien. Un mouvement pour contester la bourgeoisie, les capitalistes et leur pouvoir, un mouvement qui relancera la lutte des classes sur des bases totalement nouvelles. C’est une invitation à débattre et à discuter des propositions contenues dans cette déclaration et qui établissent quelques perspectives communes, unificatrices et mobilisantes au Canada dans l’année à venir. Cet appel, initié par le Parti communiste révolutionnaire (PCR-RCP Canada), sera discuté lors du Congrès

En 2008, on a officiellement admis que le monde était en récession. Le fardeau de ce qui est en fait une véritable crise économique a pesé lourdement sur la classe ouvrière. Cela n’est nulle part plus évident qu’à Belleville, une petite ville située dans l’est de l’Ontario.

Avec sa population de 42 000 habitantes et habitants, Belleville était considérée comme le coeur industriel de l’Est ontarien. Des gens de toute la région ont travaillé dans les nombreuses usines qu’on y trouvait. Nortel, Magna, Sears, Proctor & Gamble et plusieurs autres sociétés employaient environ 14 000 ouvrières et ouvriers. Ce sont des

Drapeau Rouge №95
COURRIER

De quel heroïsme avons-nous besoin?

Lettre ouverte envoyée au journal La Nouvelle union de Victoriaville et publiée sur son site Web :

Le vendredi 24 septembre dernier, la «Ride en rouge» souhaitait, lors de son passage à Victoriaville, «sensibiliser la population au travail fait par nos militaires pour la conservation de notre liberté». On peut se demander quel sens a ce geste au moment où les troupes de l’armée canadienne occupent militairement l’Afghanistan.

S’agit-il d’un soutien à la guerre que mène actuellement l’État canadien ? S’agit-il d’un simple hommage pour les soldats décédés durant les multiples guerres ? En regardant le site Internet de

Drapeau Rouge №95
À LA SUITE DU SOMMET DU G20

La lutte se poursuit contre la répression politique

L’exercice de répression politique amorcé dans la foulée du G20 de Toronto en juin dernier poursuit son cours. L’annonce à la mi-octobre de l’abandon des accusations pesant sur plus de 100 personnes – présentées comme les arrêtéEs du gymnase – a pu laisser croire que la bataille judiciaire était gagnée, que la machine répressive avait perdu. Ce n’est vrai qu’en partie.

Certes, la police de Toronto doit regretter de ne pas avoir réuni les preuves permettant de conserver cette centaine de militantEs mobiliséEs par la CLAC (Convergence des luttes anticapitalistes) dans les filets de la judiciarisation. Mais elle tient encore

Drapeau Rouge №95
LOCK-OUT AU JOURNAL DE MONTRÉAL

La bourgeoisie québécoise à l’œuvre

Le lock-out au Journal de Montréal dure depuis le 24 janvier 2009, soit près de 22 mois. Cela en fait le plus long conflit dans l’histoire de la presse écrite au Québec. 253 personnes sont touchées par le lock-out. Les plus hauts salariés sont les journalistes, mais l’on y retrouve aussi un grand nombre de femmes à bas salaires, souvent dévouées à l’entreprise depuis 30 ans dans des postes divers : centre de documentation, réception, comptabilité, petites annonces, maquette… On voudrait abolir un grand nombre de ces postes à cause des nouvelles technologies ou pour les confier à la sous-traitance.

Drapeau Rouge №95

Haïti : des élections bidon

On peut lire sur la pancarte : «ALBA s.t.p., rapatrie tes soldats». Il y a 8 766 soldats et 3 082 agents de police de la MINUSTAH qui occupent Haïti. Les pays fournissant des effectifs militaires sont : Argentine, Bolivie, Brésil, Canada, Chili, Corée du Nord, Équateur, États-Unis, France, Guatemala, Inde, Jordanie, Népal, Paraguay, Pérou, Philippines, Sri Lanka et Uruguay. D'autres pays fournissent aussi des agents de police, parmi lesquels la Colombie, l'Égypte, El Salvador, la Jamaïque, la Jordanie, la Russie et l'Uruguay.

Dans un communiqué émis le 5 octobre, l’Office national d’identification d’Haïti a tenu à rappeler « au public en général et aux citoyens en particulier que toute personne inscrite après le 28 septembre 2010 n’aura pas le droit de voter aux élections présidentielles et législatives prévues le 28 novembre». De fait, selon haitielections2010.com, seulement la moitié de l’électorat potentiel était inscrite sur la liste électorale en date du 8 novembre. Pour un scrutin que l’on nous promet «démocratique», cela commence drôlement bien…

Pendant ce temps, on apprend qu’un «registre parallèle» a été créé par le Conseil électoral

Drapeau Rouge №95

Il faut sauver Mumia Abu-Jamal !

Condamné à la prison à vie, Mumia Abu-Jamal échappe temporairement, une fois de plus, à la peine de mort.

Né en 1954 à Philadelphie, Mumia Abu-Jamal a été nommé en 1969 responsable de l’information pour la section locale du Black Panther Party. Devenu journaliste, il est surnommé «la voix des sans voix», en raison des critiques qu’il adresse aux dirigeants politiques locaux ainsi qu’aux forces policières corrompues de la ville. Vers 1978, il dénonce la violente répression dont fait l’objet le groupe radical MOVE. En 1981, il suit de très près le procès de leur fondateur, auquel il apporte