Drapeau Rouge №102
NOTES DE LECTURE

The Entropy of Capitalism, de Robert Biel

L’intérêt renouvelé pour les films post-apocalyptiques traduit une prise de conscience populaire de la possibilité d’un effondrement de la civilisation, alimentée par la crise financière et les histoires de dévastation environnementale qui se succèdent. Le fait que le réalisateur George Miller ait décidé 30 ans plus tard de renouer avec sa franchise Mad Max témoigne de cette conscience post-apocalyptique. Alors que les trois premiers longs métrages de cette série reflétaient l’angoisse d’une dévastation nucléaire mondiale, Mad Max: Fury Road (au Québec, Mad Max : La route du chaos) est traversé par la crainte d’un écocide. Le fait qu’un tel écocide

En mars dernier, la maison d’édition progressiste Écosociété surprenait en publiant À la croisée des siècles, un texte inédit du militant révolutionnaire Charles Gagnon. Réalisé de concert et avec l’accord de la Fondation Charles-Gagnon, l’ouvrage présente en fait un manuscrit inachevé de l’ex-dirigeant de l’Organisation marxiste-léniniste du Canada EN LUTTE ! La version publiée est donc le résultat d’un important travail d’édition qui pour autant qu’on puisse en juger, apparaît respectueux des points de vue de l’auteur – du moins ceux qu’il exprimait à l’époque où ces notes ont été écrites, de 1997 à 2004. L’éditeur a par ailleurs demandé

Drapeau Rouge №101
Qu’on la veuille populaire, directe ou participative

Si on veut la démocratie, il faut changer le système !

Les capitalistes, leurs politiciens au parlement et les commentateurs bourgeois haïssent le socialisme et tout ce qui s’y rattache. Il faut voir avec quelle hargne le ministre Bachand, les Martineau, Pratte ou Lester se sont -déchaînés contre le manifeste de la CLASSE; le mot «gratuité» évoque pour eux le «cauchemar marxiste» et le communisme honni. Rien ne les défrise autant que d’entendre parler de «démocratie populaire» ou de voir remis en question les fondements de LEUR société. C’est que cette démocratie populaire appartient aux opprimées, et pas à la classe dominante. La

Depuis maintenant plusieurs mois, le Parti québécois, c’est-à-dire le parti de la bourgeoisie nationaliste dirigé par Pauline Marois, s’évertue avec beaucoup d’énergie à redorer son image afin de mieux se présenter lors des prochaines élections comme le parti de la «classe moyenne» et des gens ordinaires.

En effet, depuis quelques semaines, les annonces de candidatures «vedettes» pleuvent, notamment celle de Léo Bureau-Blouin, ancien président de la Fédération étudiante collégiale du Québec, ce qui montre bien les liens qui unissent le PQ et certaines fédérations étudiantes dites «réalistes».

Ces nominations font suite à une longue

En déclenchant les élections le 1er août, le gouvernement Charest a clamé sur toutes les tribunes qu’il appelait aux urnes pour écraser le mouvement étudiant contre la hausse des frais de scolarité. C’est qu’entre le début de la campagne électorale et les élections le 4 septembre, il y aura la rentrée scolaire et avec elle, les assemblées générales et les nouveaux votes qui décideront de la poursuite ou non de la grève. Pour le Parti libéral, pour la Coalition Avenir Québec (CAQ) et la bourgeoisie criarde qui depuis des mois se sent «menacée» dans son pouvoir par la

Drapeau Rouge №101
Option Nationale

L’idéalisme bourgeois des nationalistes radicaux

Depuis sa création à l’automne dernier et, surtout, depuis le déclenchement du mouvement de contestation étudiante, le parti Option nationale veut attirer les jeunes déçus du PQ et séduits par un nationalisme qui apparaît plus radical. Mais y a-t-il quoi que ce soit de nouveau dans le projet de ce parti? Dans les faits et à la lumière de son programme, Option nationale, c’est ni plus ni moins que le PQ des années 1970: plus radical dans son accession à l’indépendance, mais dépassé aujourd’hui par la bourgeoisie québécoise qui, même nationaliste, n’a plus besoin de ce projet de capitalisme d’État

Drapeau Rouge №101
« 10, 100, 1 000 AMIR KHADIR »…

Pour faire quoi au juste ?

La prochaine élection sera certainement déterminante pour l’avenir du parti autoproclamé de la «gauche québécoise», Québec solidaire (QS). Lors de l’élection de 2008, les résultats de QS avaient été largement en deçà de ce à quoi ses partisanes et partisans s’attendaient. Son taux d’appui n’avait que très légèrement augmenté par rapport à l’élection précédente, passant de 3,64% à 3,79%. En termes de suffrages exprimés, Québec solidaire n’avait obtenu que 122 618 voix – en baisse de 21 800 à comparer au scrutin de mars 2007. De fait, seule l’élection d’Amir Khadir dans la circonscription montréalaise de Mercier lui

Le mot d’ordre de boycott des élections fait fortement réagir. Il y a bien sûr les officiels bourgeois, tant dans les médias que dans les cercles politiques, qui considèrent que c’est une hérésie, une honte pour nous «qui sommes tellement chanceux d’avoir la démocratie alors qu’ailleurs, des gens meurent pour ça.» Ou encore, l’argument selon lequel «si on ne va pas voter, on n’aura pas le droit de chialer après». Mais le même réflexe existe chez beaucoup de progressistes. Il y a ainsi l’idée que l’appel au boycott irait dans le sens du cynisme ambiant et

Drapeau Rouge №101
Allocution au panel sur le « droit de se révolter » lors des journées du Partisan

On n’a pas le droit… mais on a raison de se révolter !

Voici de larges extraits de la présentation d’un militant du Parti communiste révolutionnaire (PCR) à l’occasion des Journées du Partisan, qui se sont tenues les 22 et 23 juin derniers à Montréal pour souligner le premier anniversaire de publication de ce journal militant et révolutionnaire. Cette allocution a été livrée dans le cadre d’un panel réuni sous le thème général «On a le droit de se révolter».

– Le Drapeau rouge

Je veux d’abord remercier l’équipe du journal qui a réussi à diffuser quelque 100 000 exemplaires du Partisan au cours de la dernière année, d’un journal