Drapeau Rouge №101
Bertrand Sassoye, ex-militant des cellules communistes combattantes

«Les conditions exigent que la question de la lutte armée soit traitée»

Ex-militant des Cellules communistes combattantes, le camarade Bertrand Sassoye a bien voulu participer à un échange sur son expérience de l’action révolutionnaire dans le cadre des «Journées du Partisan», qui ont eu lieu à la fin juin à Montréal. Afin de permettre à un plus grand nombre d’y avoir accès, voici une transcription de cet échange, qui s’est déroulé par vidéoconférence.

– Le Drapeau rouge

Tu es bien sûr connu pour avoir été associé aux Cellules communistes combattantes, qui ont mené quatre campagnes de propagande armée, essentiellement en 1984 et 1985 en Belgique. Cette expérience s’est terminée abruptement

Drapeau Rouge №101

Pourquoi j’appuie le PCR (II)

Voici la suite du texte d’un camarade du Proletarian Revolutionary Action Committee de Toronto qui explique comment il en est venu à soutenir le Parti communiste révolutionnaire, dont la première partie est parue dans notre dernier numéro. La version originale anglaise est disponible sur l’excellent blogue animé par le camarade, M-L-M Mayhem!.

– Le Drapeau rouge

Pratique révolutionnaire vs posture militante

Malgré la qualité de son programme, j’aurais facilement écarté le PCR si ses membres s’étaient avérés semblables aux trous-du-cul arrogants que l’on retrouve typiquement dans bon nombre d’organisations militantes. Après des années d’implication parmi la gauche torontoise, j’étais las

Drapeau Rouge №101
Le marxisme-léninisme-maoïsme (MLM)

Une science révolutionnaire et l’idéologie du prolétariat

Le programme du Parti communiste révolutionnaire (PCR), à son chapitre 2, parle du marxisme-léninisme-maoïsme. On y dit que c’est une science et «un guide indispensable pour faire la révolution et nous mener jusqu’au communisme ». Une science qui porte le nom des trois dirigeants qui l’ont développée chacun à leur époque.

Le MLM, c’est une science qui, à travers les multiples faits empiriques, décèle les rapports de force qui s’affrontent dans la société capitaliste, propulsés par la lutte des classes au sein de la production. Ce n’est donc pas une praxis ou une philosophie de l’action, comme

Drapeau Rouge №101
Un appel du Parti communiste révolutionnaire

Pour des comités d’action politique dans chaque quartier !

Le gouvernement libéral du Québec a finalement déclenché les élections, après des mois de mobilisation populaire et une grève étudiante sans précédent dans l’histoire de la province. L’ampleur de cette lutte et son élargissement à différentes couches de la société sont exemplaires. Ils ont révélé un écœurement généralisé et le rejet massif de la politique bourgeoise par une portion significative de jeunes et de travailleurs et travailleuses.

Un rejet facile à expliquer : alors qu’on s’appauvrit sans cesse et que tous les prix montent, l’État québécois avec les libéraux a maintenu et poussé comme jamais la même vieille politique bourgeoise,

Drapeau Rouge №100
Plan nord, exploration pétrolière, gaz de schiste...

Avis aux capitalistes : le territoire n’est pas à vous !

« Quand vous aurez coupé tous les arbres, quand vous aurez pollué toutes les rivières et tué tous les animaux, peut-être comprendrez-vous que l’argent ne se mange pas. »

– Sitting Bull

Ça y est ! Le gouvernement Charest a trouvé LA solution à tous les problèmes économiques de la province. L’État québécois va développer le Plan Nord pour en faire le nouveau Klondike des années 2000. Dans cette région représentant 72 % du territoire québécois (quand même !), peuplée de 120 000 habitants (dont 35 000 Autochtones), il entend stimuler les projets miniers visant à explorer et exploiter un

Le Nunavik constitue la moitié du territoire du Plan Nord et en est un maillon important. Il est stratégique pour l’État québécois en raison de la richesse de son sous-sol. Quelque 11 000 Autochtones répartis dans 14 villages y vivent, dont 90 % sont inuits. Pourtant, loin de profiter de la manne, ce sont d’abord les compagnies canadiennes et étrangères plutôt qu’autochtones qui semblent privilégiées, et seulement 15 % des emplois dans le secteur minier y sont occupés par des Inuits. Les prospecteurs s’activent pour découvrir les filons dont le Nunavik regorge, et on y prévoit une augmentation exponentielle des

Drapeau Rouge №100
Les autochtones et le nord

Renverser la domination de l’impérialisme !

Cet article est un extrait tiré d’un dossier paru dans le numéro 3 du magazine Arsenal. Il présente avec beaucoup de clarté le lien nécessaire entre la lutte de libération nationale des peuples autochtones et la lutte révolutionnaire des prolétaires du Canada pour renverser le capitalisme et l’impérialisme et instaurer un véritable pouvoir populaire.

Se re-saisir du territoire ! Le libérer des entraves qui résultent de la domination capitaliste et impérialiste et de l’exploitation des ressources par les grandes multinationales, et sur la base de cette révolution, ériger une nouvelle démocratie (i.e. le concept de révolution de démocratie

À l’occasion de la Journée internationale de soutien à Leonard Peltier le 4 février dernier, la Maison -Norman Bethune a organisé une présentation sur ce militant autochtone des États-Unis.

On a souvent comparé Leonard Peltier à Nelson Mandela, fondateur historique du Congrès national africain (ANC). Celui-ci fut emprisonné près de 30 ans parce qu’il préconisait la lutte armée pour mettre fin au régime d’apartheid sévissant dans son pays et organisait ses compatriotes noirs et multiethniques en ce sens, avant de devenir président en 1994 d’une Afrique du Sud plus démocratique.

Leonard Peltier est emprisonné depuis le 6 février 1976 pour

Drapeau Rouge №100
Une réflexion après l’expérience de « Occupy Ottawa » :

Contre le consensus, pour la démocratie populaire

Le texte qui suit est une contribution de camarades du PCR basées à Ottawa, à la suite de leur participation active lors du mouvement Occupy qui a eu lieu dans cette ville à l’automne dernier. Ce bilan concerne spécifiquement le mode de prise de décisions qui avait cours au sein de l’assemblée générale quotidienne. La décision par consensus, qui était alors la règle, a en fait mené à une version « tordue » de la démocratie populaire, dont l’objectif doit pourtant être la participation active et effective des masses à la prise de décision. Cette expérience a permis