Depuis que Gloria Macapagal-Arroyo a pris le pouvoir aux Philippines en 2001, l’organisme de défense des droits humains, Karapatan, a recensé pas moins de 833 exécutions extrajudiciaires de militants et militantes politiques. Le site Web de Bayan Muna donnait quant à lui le nombre de 856 en date du 4 mai. Il y a moins d’un an, le 30 juin 2006, ce nombre était de 696. Et encore, ces chiffres ne tiennent même pas compte des quelque 200 personnes disparues dont on ne sait ce qui leur est arrivé. À titre de comparaison, en 14 ans de loi martiale, le régime

Drapeau Rouge №64

Bienvenue aux immigrantEs!

Le délire sur les accommodements raisonnables a relancé les débats sur l’immigration et la manière d’intégrer les immigrantes et immigrants dans un pays comme le Canada. Le Canada est un pays d’immigration et il y en a qui ont de la difficulté à vivre cela. De tout temps, les étrangers qui amenaient de nouvelles idées et des nouvelles manières de faire ont toujours fait peur à celles et ceux qui craignaient le changement, surtout ceux qui profitaient du statu quo. Pour le moment, les impérialistes canadiens profitent de ce phénomène des migrations internationales. Par contre, ils souhaitent le brider. Si

Drapeau Rouge №64
LA FORCE D’OCCUPATION CANADIENNE DOIT SORTIR D’AFGHANISTAN

Soldats, restez à Valcartier!

Cet été, un contingent militaire des Forces armées canadiennes composé de quelque 2 000 soldats en provenance de la base militaire de Valcartier près de la ville de Québec, partira pour l’Afghanistan. Ces soldats iront remplacer les soldats canadiens actuellement basés dans la région de Kandahar. Avec ce contingent, le Canada représente le plus important groupe au sein de la force d’occupation militaire impérialiste de l’OTAN en Afghanistan.

Après plus de cinq ans d’occupation militaire impérialiste, le peuple afghan a vu ses souffrances s’accentuer et la situation générale se détériorer : au nord, où les seigneurs de guerre avec la complicité passive des

Drapeau Rouge №64
DE KATMANDOU À MONTRÉAL, EN PASSANT PAR ZURICH ET ISTANBUL:

Les peuples du monde prennent la rue le 1er mai

Comme nous l’avons expliqué dans le dernier numéro du Drapeau rouge, la tradition de lutte anti-capitaliste liée au 1er mai tire son origine de la vaste grève ouvrière qui eut lieu aux États-Unis en 1886, mais c’est suite à une décision prise en 1889 par la 2e Internationale qu’une manifestation internationale est organisée le 1er mai de chaque année.

2007 n’a pas fait exception, car ce sont des millions de travailleurs et travailleuses qui ont pris la rue pour dénoncer les injustices causées par les systèmes pourris que sont le capitalisme et l’impérialisme. Il faudrait un journal complet pour parler

Drapeau Rouge №63
ÉLECTIONS DU 26 MARS:

Rien ne change, y a que la bourgeoisie qui gagne!

Les dernières élections tenues au Québec le 26 mars nous auront démontré que, pour la population et les prolétaires, les élections bourgeoises ne peuvent apporter grand chose. Les campagnes électorales ne politisent pas et ne suscitent pas une réflexion collective sur la marche à suivre dans l’avenir. Ces élections restent sur le terrain de la consommation au cas par cas, un mélange d’idées politiques allant dans tous les sens et s’adressant à des concepts plutôt qu’à la réalité des hommes et des femmes. L’ADQ s’est adressée à la «classe moyenne», mais elle n’a pas interpellé le travailleur et la

Drapeau Rouge №63
MANIFESTATIONS, RÉVOLTES, RÉVOLUTIONS...

Le 1er mai : une tradition pas comme les autres!

L’assemblée du 4 mai 1886 au Square Haymarket de Chicago.

Le «premier» 1er mai

Le 1er mai 1886, un puissant mouvement de grève est déclenché dans plusieurs villes américaines, et plus de 80 000 travailleurs et travailleuses sortent des usines pour exiger que le nombre d’heures de travail par jour passe de 18 à 8.

La réaction de la bourgeoisie américaine ne se fait pas attendre : dès le lendemain, les patrons et les politiciens envoient des scabs et des hordes de policiers. Le 2 mai à Chicago (là où le mouvement était le plus fort), deux grévistes sont abattus et

Drapeau Rouge №63
AU QUEBEC COMME DANS LE RESTE DU CANADA

Soutenons les autochtones contre la grande bourgeoisie!

Le 14 mars dernier, une cinquantaine de manifestants et manifestantes autochtones érigeaient une barricade bloquant la seule route reliant directement l’Abitibi à la grande région de Montréal, soit la 117, à l’entrée du parc de La Vérendrye au Québec. Ils et elles souhaitaient dénoncer la promesse non tenue du gouvernement du Québec quant à leur droit de récolter du bois mort (chablis) sur leurs terres ancestrales et réclamer de meilleures conditions de vie et une meilleure reconnaissance des autochtones vivant en dehors des réserves.

Ce geste de protestation vient rejoindre des dizaines d’actions menées par les autochtones dans leur lutte

Une nouvelle étape vient d’être franchie dans le cadre du processus révolutionnaire népalais avec la nomination d’un gouvernement intérimaire qui inclut cinq ministres nomméEs par le Parti communiste du Népal (maoïste). Après plusieurs semaines de tractations, le premier ministre Girija Prasad Koirala a finalement annoncé, vendredi le 30 mars, la conclusion d’un accord sur la composition du nouveau gouvernement entre la direction du parti maoïste et l’alliance des sept partis qui ont participé au grand mouvement populaire du printemps 2006 contre le roi Gyanendra.

Deux jours plus tard, le 1er avril, le nouveau conseil des ministres est officiellement entré en fonction. Outre

Drapeau Rouge №63
VANCOUVER 2010

Les Jeux du capital

La Colombie-Britannique se mobilise pour les Jeux olympiques d’hiver qui auront lieu à Vancouver en 2010. Malgré les critiques sérieuses qui leur sont faites et les surnoms dont on les affuble parfois, ces jeux restent encore populaires au Canada et dans le monde.

L’«arnaque olympique» est un de ces surnoms qu’on leur donne pour bien montrer comment le Comité international olympique (CIO) est la multinationale du spectacle sportif la plus habile à enrichir les capitalistes locaux et internationaux, en soutirant plein d’argent aux gouvernements et, après son passage, en laissant les contribuables endettéEs jusqu’au cou.

Les «Jeux de la police