Drapeau Rouge №63
MANIFESTATIONS, RÉVOLTES, RÉVOLUTIONS...

Le 1er mai : une tradition pas comme les autres!

L’assemblée du 4 mai 1886 au Square Haymarket de Chicago.

Le «premier» 1er mai

Le 1er mai 1886, un puissant mouvement de grève est déclenché dans plusieurs villes américaines, et plus de 80 000 travailleurs et travailleuses sortent des usines pour exiger que le nombre d’heures de travail par jour passe de 18 à 8.

La réaction de la bourgeoisie américaine ne se fait pas attendre : dès le lendemain, les patrons et les politiciens envoient des scabs et des hordes de policiers. Le 2 mai à Chicago (là où le mouvement était le plus fort), deux grévistes sont abattus et

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AU QUEBEC COMME DANS LE RESTE DU CANADA

Soutenons les autochtones contre la grande bourgeoisie!

Le 14 mars dernier, une cinquantaine de manifestants et manifestantes autochtones érigeaient une barricade bloquant la seule route reliant directement l’Abitibi à la grande région de Montréal, soit la 117, à l’entrée du parc de La Vérendrye au Québec. Ils et elles souhaitaient dénoncer la promesse non tenue du gouvernement du Québec quant à leur droit de récolter du bois mort (chablis) sur leurs terres ancestrales et réclamer de meilleures conditions de vie et une meilleure reconnaissance des autochtones vivant en dehors des réserves.

Ce geste de protestation vient rejoindre des dizaines d’actions menées par les autochtones dans leur lutte

Une nouvelle étape vient d’être franchie dans le cadre du processus révolutionnaire népalais avec la nomination d’un gouvernement intérimaire qui inclut cinq ministres nomméEs par le Parti communiste du Népal (maoïste). Après plusieurs semaines de tractations, le premier ministre Girija Prasad Koirala a finalement annoncé, vendredi le 30 mars, la conclusion d’un accord sur la composition du nouveau gouvernement entre la direction du parti maoïste et l’alliance des sept partis qui ont participé au grand mouvement populaire du printemps 2006 contre le roi Gyanendra.

Deux jours plus tard, le 1er avril, le nouveau conseil des ministres est officiellement entré en fonction. Outre

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VANCOUVER 2010

Les Jeux du capital

La Colombie-Britannique se mobilise pour les Jeux olympiques d’hiver qui auront lieu à Vancouver en 2010. Malgré les critiques sérieuses qui leur sont faites et les surnoms dont on les affuble parfois, ces jeux restent encore populaires au Canada et dans le monde.

L’«arnaque olympique» est un de ces surnoms qu’on leur donne pour bien montrer comment le Comité international olympique (CIO) est la multinationale du spectacle sportif la plus habile à enrichir les capitalistes locaux et internationaux, en soutirant plein d’argent aux gouvernements et, après son passage, en laissant les contribuables endettéEs jusqu’au cou.

Les «Jeux de la police

Il y a quelques semaines, on apprenait que la direction de Bell Helicopter avait accepté de se soumettre à une exigence des autorités américaines et de réaffecter à d’autres tâches un groupe de 24 salariéEs possédant une double nationalité, qui travaillaient à la production d’hélicoptères destinés à l’armée américaine à son usine de Mirabel, dans les Basses-Laurentides. Apparemment, les employéEs en question se sont vus remettre une carte d’identité spéciale qui leur interdit désormais tout accès aux zones, sur le chantier, où on produit du matériel destiné à l’armée US.

La compagnie prétend ainsi se conformer aux dispositions de l’

Drapeau Rouge №62
L’EXEMPLE D’OLYMEL À VALLÉE-JONCTION

La dictature du capital à l’œuvre

Le couteau sur la gorge, la majorité des travailleurs et travailleuses d’Olymel à Vallée-Jonction a fini par s’avouer vaincue. Les votes à 99% contre l’offre de la compagnie lors d’une première assemblée générale et à 97% lors d’une seconde n’étaient pas suffisamment clairs pour la compagnie qui cherchait à la faire accepter à tout prix. Dire non à l’offre d’Olymel était devenu une crise de citoyenneté! Pour la compagnie et les capitalistes locaux, la conjoncture se lisait à l’envers de ce qu’elle était en réalité : les victimes de l’avidité et de l’arrogance de la compagnie devenaient les coupables potentiels du

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FERMETURES D’ENTREPRISES

Ne sauvons pas les capitalistes, défendons nos intérêts!

Depuis quelques années, les médias nous rapportent de fréquentes fermetures d’entreprises : dans le secteur du textile à Huntingdon, dans l’automobile à Boisbriand, dans le vêtement à Montréal, dans les porcheries en Beauce ou encore à Valleyfield avec Goodyear. On nous annonce aussi qu’il y a de la création d’emplois, mais plutôt dans les domaines de la nouvelle économie ou de la finance. À en croire le sentiment général, on a l’impression d’assister à une «désindustrialisation» croissante au Québec, c’est-à-dire que le secteur de la fabrication et de l’industrie perdrait des emplois, au profit des secteurs des services ou des finances.

«Connais ton ennemi, connais toi toi-même»

– Sun Tzu, stratège militaire chinois

Depuis plusieurs semaines au Québec, il y a un climat politique assez spécial, marqué par un soi-disant débat sur le thème très vague des «accommodements raisonnables». On en a vu des vertes et des pas mûres : des journalistes qui recherchent le moindre incident relié à une communauté immigrante comme si leur chèque de paie en dépendait, des politiciens (avec Mario Dumont à l’avant-garde) qui tentent de s’attirer des votes en surfant sur la vague de racisme et de xénophobie, des chroniqueurs qui nous répètent leur avis sur la question

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À BAS LA GUERRE IMPÉRIALISTE!

Retrait immédiat des troupes canadiennes et étrangères d’Afghanistan!

À l’automne 2006 les journalistes Céline Galipeau et Alexandra Chaska de Radio-Canada sont allées à tour de rôle en Afghanistan et ont cherché à montrer que l’armée canadienne y fait du bien et que ce pays avance grâce à elle. Invitées et bien encadrées par l’armée canadienne, elles ont déniché quelques femmes sans voile qui s’instruisaient à Kaboul et quelques industries de camelotes subventionnées par le gouvernement canadien. Ce n’était pas très fort!

Tellement que leurs convictions sur le bien que fait l’armée canadienne semblaient moins tirées des faits que des idées à la mode mises de l’avant dans les