Il y a quelques semaines, on apprenait que la direction de Bell Helicopter avait accepté de se soumettre à une exigence des autorités américaines et de réaffecter à d’autres tâches un groupe de 24 salariéEs possédant une double nationalité, qui travaillaient à la production d’hélicoptères destinés à l’armée américaine à son usine de Mirabel, dans les Basses-Laurentides. Apparemment, les employéEs en question se sont vus remettre une carte d’identité spéciale qui leur interdit désormais tout accès aux zones, sur le chantier, où on produit du matériel destiné à l’armée US.

La compagnie prétend ainsi se conformer aux dispositions de l’

(F.M.) En février dernier, il s’est déroulé un événement d’importance historique pour les masses opprimées de l’Inde et les peuples du monde en général.

En effet, c’est à ce moment qu’a eu lieu le 9e congrès du Parti communiste de l’Inde (maoïste), soit 36 ans après le 8e congrès. La si grande période entre les deux congrès est en bonne partie due à la période de répression intense qui eut lieu dans les années 1970, durant laquelle des centaines de révolutionnaires furent assassinéEs et des milliers emprisonnéEs (avec le soutien tacite des traîtres du Parti «communiste» de l’Inde qui fait

Drapeau Rouge №63
«CIEN HORAS CON FIDEL»

Le testament politique de Fidel

Soyons réalistes : le livre Cien horas con Fidel est un monstre. Huit cent pages d’entrevues serrées avec l’un des meilleurs journalistes de notre époque, Ignacio Ramonet, directeur du Monde diplomatique. Le dit monstre vient tout juste d’être publié en français chez Fayard. Un coup de pouce inattendu pour les révolutionnaires soucieux de réussir chez eux le processus de la guerre populaire prolongée, à déguster entre amiEs pour moult années à venir.

Les 26 chapitres de Cien horas sont le testament politique de celui qui a dirigé en 1953 l’insurrection «manquée» de la Moncada et surtout celle réussie, depuis

Drapeau Rouge №63
ENTREVUE AVEC SK, DU GROUPE HIP-HOP BARTENDERS

«The content is the consequence of the context»

Comme tous les autres domaines de la société actuelle, la musique n’échappe pas à la logique bornée du capitalisme. La majorité des artistes dits populaires ont un point de vue de classe bourgeois et sont soit déconnectéEs de la réalité des travailleurs et travailleuses d’ici et d’ailleurs, ou bien y accordent peu d’importance.

À la fin mars, un militant du PCR a pu interviewer un jeune artiste qui est à l’opposé de la description précédente. Pour Sakrafice (ou SK) et son band Bartenders, la musique n’est pas une fin en soi. Elle doit devenir un outil mobilisateur au service du

Drapeau Rouge №63
1ER MAI, JOURNÉE INTERNATIONALE DES TRAVAILLEURS ET TRAVAILLEUSES

Marcher et s’unir pour changer l’avenir!

Le 1er mai prochain, nous prolétaires, travailleuses, jeunes, exploitéEs, immigrantes et immigrants, prendrons la rue à Montréal pour souligner avec des centaines de milliers d’autres comme nous à travers le monde la journée internationale des travailleuses et travailleurs, derrière la bannière 1er mai : la Marche du combat des pauvres et des travailleurs et travailleuses contre le capitalisme!

Avec ce slogan choisi pour cette marche internationaliste, nous voulons dire avec qui nous devons nous unir, et contre quoi. Le 1er mai, s’unir dans le «combat des pauvres…», c’est s’unir aussi avec les prolétaires qui viennent du monde entier et

Drapeau Rouge №62
UN SEUL PROGRAMME PEUT NOUS SATISFAIRE :

Changer de système, lutter pour le socialisme!

Les élections pour renouveler le parlement bourgeois de l’Assemblée nationale du Québec ont été déclenchées le 21 février dernier. Depuis, le concert de promesses creuses a débuté : 100 $ par semaine pour les familles qui n’envoient pas leurs enfants à la garderie pour l’ADQ; pas de hausse des frais de garde pour le Parti libéral; annulation de la vente du Mont Orford pour le PQ; etc. Autant de promesses qui même si elles étaient toutes accomplies – ce qui n’arrivera jamais! – ne changeraient fondamentalement rien à notre vie, surtout si on tire le diable par la queue, comme c’est le

Drapeau Rouge №62
L’EXEMPLE D’OLYMEL À VALLÉE-JONCTION

La dictature du capital à l’œuvre

Le couteau sur la gorge, la majorité des travailleurs et travailleuses d’Olymel à Vallée-Jonction a fini par s’avouer vaincue. Les votes à 99% contre l’offre de la compagnie lors d’une première assemblée générale et à 97% lors d’une seconde n’étaient pas suffisamment clairs pour la compagnie qui cherchait à la faire accepter à tout prix. Dire non à l’offre d’Olymel était devenu une crise de citoyenneté! Pour la compagnie et les capitalistes locaux, la conjoncture se lisait à l’envers de ce qu’elle était en réalité : les victimes de l’avidité et de l’arrogance de la compagnie devenaient les coupables potentiels du

Drapeau Rouge №62
FERMETURES D’ENTREPRISES

Ne sauvons pas les capitalistes, défendons nos intérêts!

Depuis quelques années, les médias nous rapportent de fréquentes fermetures d’entreprises : dans le secteur du textile à Huntingdon, dans l’automobile à Boisbriand, dans le vêtement à Montréal, dans les porcheries en Beauce ou encore à Valleyfield avec Goodyear. On nous annonce aussi qu’il y a de la création d’emplois, mais plutôt dans les domaines de la nouvelle économie ou de la finance. À en croire le sentiment général, on a l’impression d’assister à une «désindustrialisation» croissante au Québec, c’est-à-dire que le secteur de la fabrication et de l’industrie perdrait des emplois, au profit des secteurs des services ou des finances.

Drapeau Rouge №62
À BAS LA GUERRE IMPÉRIALISTE!

Retrait immédiat des troupes canadiennes et étrangères d’Afghanistan!

À l’automne 2006 les journalistes Céline Galipeau et Alexandra Chaska de Radio-Canada sont allées à tour de rôle en Afghanistan et ont cherché à montrer que l’armée canadienne y fait du bien et que ce pays avance grâce à elle. Invitées et bien encadrées par l’armée canadienne, elles ont déniché quelques femmes sans voile qui s’instruisaient à Kaboul et quelques industries de camelotes subventionnées par le gouvernement canadien. Ce n’était pas très fort!

Tellement que leurs convictions sur le bien que fait l’armée canadienne semblaient moins tirées des faits que des idées à la mode mises de l’avant dans les