Partisan

Le journal Partisan est publié irrégulièrement par le Bureau d’information politique. Distribué gratuitement, il se veut un instrument afin de rejoindre le plus grand nombre. Sur quelque question que ce soit, Partisan dénonce le discours capitaliste dominant et prend résolument position en faveur du socialisme et de la révolution. Il soutient la résistance du prolétariat et des peuples opprimés et popularise les actions révolutionnaires qui s’attaquent au système d’exploitation.

Partout dans le monde, les communistes et les masses exploitées célèbrent cette année le centenaire de la révolution bolchévique, première révolution prolétarienne de l’histoire ayant mené à la défaite de la bourgeoisie dans un pays entier et ayant permis l’instauration d’un État socialiste. Cet événement a constitué un véritable point de rupture historique, modifiant le rapport de forces entre les classes dominantes et les classes dominées à l’échelle mondiale, suscitant un essor formidable du mouvement révolutionnaire international et inspirant pendant des décennies, dans toutes les régions du monde, le prolétariat exploité et les peuples opprimés en lutte pour leur libération.

Transformer la société de fond en comble jusqu’à ce que le monde change de base est un défi que seule la classe ouvrière est capable de relever. Ce défi, c’est le socialisme.

Dans la société actuelle, le pouvoir créateur du prolétariat est enchaîné. De quelle liberté peut-on parler lorsque la majorité salariée n’a même pas un mot à dire sur son propre travail? La démocratie sera toujours une illusion aussi longtemps que ceux qui travaillent ne pourront pas décider à quoi sert leur propre travail et comment leur propre travail est organisé. La lutte pour le socialisme consiste à rendre

Partisan №63
100E ANNIVERSAIRE DE LA RÉVOLUTION D’OCTOBRE

Une grande victoire du prolétariat mondial!

Le 7 novembre 1917 a eu lieu un événement marquant pour le prolétariat mondial: la révolution d’Octobre [1] – la première révolution menée par des ouvriers, des ouvrières, des paysans pauvres et des soldats issus du milieu populaire – triomphait en Russie. Un siècle plus tard, la simple évocation de cette révolution et la mention du nom de celui qui l’a dirigée, Vladimir Ilitch Oulianov – mieux connu sous le nom de Lénine – suffit à faire enrager les défenseurs de l’ordre établi.

Malgré le contexte difficile dans lequel elle a eu lieu, dans un pays pauvre et au sortir

Le capitalisme génère sa propre opposition: ceux et celles qui subissent l’exploitation, ceux et celles qui ne font qu’y assister en observateurs, n’ont pas attendu le socialisme scientifique de Marx et Engels pour s’y opposer. Avant même que le terme de «communisme» ne s’impose, avant qu’on ne saisisse le fonctionnement du capital, on s’en prenait déjà, sur un mode plus ou moins moral, à l’exploitation des travailleurs et des travailleuses par la bourgeoisie.

Aujourd’hui, à l’heure où la bourgeoisie tente encore, envers et contre tout, de proclamer la «fin de l’histoire» et celle du socialisme, cette vieille tendance reprend du

Partout dans les usines et sur les lieux de travail où l’on retrouve des ouvriers et ouvrières, des travailleurs et des travailleuses, le cynisme vis-à-vis le système capitaliste grandit de plus en plus. Même si on n’entend rarement parler de la réalité ouvrière dans les télé-journaux, même si on n’écrit jamais rien sur la colère des ouvriers et ouvrières dans les médias bourgeois, il n’en demeure pas moins que cette réalité existe et que la colère qui gronde dans le prolétariat est parfaitement justifiée.

Cette colère trouve son origine dans la guerre économique mondialisée, dans les magouilles des politiciens, dans

Partisan №62

Bombardier bombardé!

Le 1er mai dernier, à l’occasion de la Journée internationale des travailleurs et des travailleuses, une marée de drapeaux rouges a inondé le centre financier montréalais de la bourgeoisie, lequel, pour la troisième année consécutive, était assailli par des centaines de manifestantes et manifestants anticapitalistes et révolutionnaires.

C’est désormais une tradition: chaque année, le 1er mai, nous envahissons le quadrilatère surnommé le Golden Square Mile – là où les banques, les cabinets d’avocats, les cabinets comptables, les plus grandes compagnies et le vaste appareil bureaucratique de direction de l’économie ont leurs bureaux et assurent, main dans la main, le fonctionnement

Lorsqu’on entend le mot «parti», ce qui nous vient souvent spontanément en tête, ce sont les campagnes électorales, le débat des chefs et le cirque parlementaire. On pense au PQ, au PLQ, à la CAQ et à QS; on voit apparaître dans notre esprit, avec un sentiment légèrement désagréable, les visages et la voix de Jean-François Lisée, de Justin Trudeau, de Philippe Couillard et de Gabriel Nadeau-Dubois. On pense aux magouilles, aux pots-de-vin, à la langue de bois et à l’insignifiance des politiciens.

Notre parti, le PCR, n’a rien à voir avec tout cela. D’abord, contrairement aux partis mentionnés plus

Il est impératif de définir qui sont celles et ceux qui composent la classe ouvrière d’ici. Eh bien, vous en faites probablement partie, sans que personne ne vous l’ait dit. La grande majorité d’entre nous en fait partie. L’hétérogénéité de notre classe nous empêche parfois de constater que nous sommes dans le même camp: celui de celles et ceux qui n’ont d’autre choix que de vendre leur force de travail à des capitalistes pour vivre.

En d’autres mots, bien que cela ne soit pas toujours évident, nous sommes exploitéEs. Autrement dit, des personnes s’enrichissent sur notre dos. Nous produisons bien

Partisan №62
Le Mouvement révolutionnaire ouvrier (MRO) présente une correspondance ouvrière:

Récit d’un métallurgiste

Au MRO, nous avons la chance de côtoyer un camarade qui a une longue expérience de vie. À vrai dire, il a connu 53 ans de travail ouvrier en usine. Il s’agit d’un métallurgiste aujourd’hui retraité.

Il est né dans la capitale de l’Uruguay dans les années 1940, à Montevideo. Son père était un petit propriétaire d’un atelier de production de fers à cheval. Il avait 10 employés. La mère de notre camarade, celui-ci n’ayant encore que six ans, dut aller travailler à l’usine où l’on apprêtait les légumes quand son mari est mort prématurément.

Quand notre camarade eut complété