Partisan

Le journal Partisan est publié irrégulièrement par le Bureau d’information politique. Distribué gratuitement, il se veut un instrument afin de rejoindre le plus grand nombre. Sur quelque question que ce soit, Partisan dénonce le discours capitaliste dominant et prend résolument position en faveur du socialisme et de la révolution. Il soutient la résistance du prolétariat et des peuples opprimés et popularise les actions révolutionnaires qui s’attaquent au système d’exploitation.

Cette année, le 1er mai revêt une signification spéciale pour le prolétariat canadien. Il coïncide avec le centenaire d’un événement dont le souvenir demeure à jamais gravé dans sa mémoire, un événement qui, à l’époque, lui a permis de tirer des enseignements fondamentaux et surtout de forger des armes indispensables lui servant encore aujourd’hui dans sa lutte contre les capitalistes: la Grève générale de Winnipeg.

Le 1er mai 1919, les ouvriers de la construction de Winnipeg – suivis le lendemain par ceux de la métallurgie – ont déclenché une grève dans le but d’obtenir de meilleurs salaires, des journées plus

Partisan №66

Marchons ensemble!

Depuis que nous avons pris la rue le 1er mai dernier, partout au pays, les prolétaires ont continué de mener des luttes économiques avec courage et ténacité. Alors que nous nous préparons encore cette année pour la Journée internationale des femmes ouvrières et pour la Journée internationale des travailleurs et des travailleuses, il est tout à propos de recenser les combats menés par nos frères et nos sœurs de classe qui cherchent sans relâche à résister aux assauts des capitalistes et à améliorer leurs conditions de travail aux quatre coins de la province. La classe ouvrière en mouvement révèle chaque

Partisan №66
8 mars révolutionnaire, Journée internationale des femmes ouvrières

Partout sur la Terre, les femmes exploitées se lèvent et combattent!

«Dans l’histoire de l’humanité, aucun grand mouvement d’opprimés ne s’est accompli sans la participation des travailleuses. Ces dernières, les plus opprimées parmi les opprimés, ne pouvaient et ne se sont jamais tenues à l’écart du grand chemin du mouvement de libération. […] Il n’est pas surprenant que des millions de travailleuses soient attirées sous les bannières du mouvement révolutionnaire de la classe ouvrière, le plus puissant de tous les mouvements de masse d’opprimés. […] La Journée internationale des femmes doit devenir un moyen de transformer les ouvrières et les paysannes d’une réserve de la classe ouvrière en une armée active

Pour la vaste majorité de la population, voter ne sert à rien. D’élections en élections, l’écart des richesses continue de se creuser, les attaques contre les travailleurs et les travailleuses se multiplient, les budgets militaires augmentent, les guerres menées contre les peuples des pays exploités se poursuivent, l’extrême pauvreté des populations autochtones au pays perdure, et cela, peu importe les partis au pouvoir, qu’ils soient de droite ou «de gauche». La raison à cela est bien simple: sous le capitalisme, en dépit du suffrage universel, ce sont ceux qui détiennent le capital – les banques, l’industrie, les ressources naturelles, le

Le 1er mai prochain, à l’occasion de la Journée internationale des travailleurs et des travailleuses, le Parti communiste révolutionnaire appelle les ouvrières et ouvriers, les prolétaires et les militantEs révolutionnaires de partout au pays à prendre part, dans le plus grand nombre possible de villes, à la commémoration politique de la grève générale de Winnipeg de 1919, soulèvement héroïque qui a marqué l’histoire du mouvement ouvrier canadien.

En mai 1919, à Winnipeg, les ouvriers de la métallurgie et de la construction se mettent en grève pour obtenir de meilleurs salaires, des journées plus courtes et le droit à la

Lorsqu’on entend le mot «parti», ce qui nous vient souvent spontanément en tête, ce sont les campagnes électorales, le débat des chefs et le cirque parlementaire. On pense au PQ, au PLQ, à la CAQ et à QS; on voit apparaître dans notre esprit, avec un sentiment légèrement désagréable, les visages et la voix de François Legault, de Jean-François Lisée, de Philippe Couillard et de Manon Massé. On pense aux magouilles, aux pots-de-vin, à la langue de bois et à l’insignifiance des politiciens.

Notre parti, le PCR, n’a rien à voir avec tout cela. D’abord, contrairement aux partis mentionnés plus

L’objectif premier que nous, prolétaires, poursuivons, c’est de renverser la bourgeoisie canadienne et de conquérir le pouvoir d’État. À partir de là commencera une nouvelle étape: la construction d’une nouvelle société, une société socialiste, qui sera elle-même le prélude au communisme qui se caractérise notamment par la disparition de l’État (qui n’est jamais autre chose que l’instrument de la domination d’une classe sur une autre), du parti, du droit bourgeois, des classes sociales, des rapports marchands et de l’argent pour faire place à la libre coopération entre tous les individus. La société sera alors administrée collectivement par tous ceux et

Ce printemps, sans ambages, le Parti communiste révolutionnaire (PCR) redouble d’efforts pour mettre la classe ouvrière à l’honneur. Ceux et celles qui produisent ce dont nous avons besoin pour vivre sont nos héros et nous l’affirmons haut et fort. Ils et elles transforment la matière. Nous voulons qu’en tant que classe, réuniEs, avec nous, ils et elles transforment le monde. De par leur puissante capacité à façonner la réalité, nous les enjoignons à façonner une société nouvelle qui réponde à leurs besoins réels. Pour ce faire, nous luttons pour mettre cette seule classe révolutionnaire au pouvoir; de pair, nous luttons

En 1884, la U.S. Federation of Organized Trade Unions adopta une motion exigeant qu’à partir du 1er mai 1886, la journée de travail soit limitée à huit heures. Bien entendu, le patronat et le gouvernement ne voulurent rien en savoir. Une limite sur la journée de travail, c’est une limite (modeste) à l’exploitation de notre travail, une limite à la plus-value que les capitalistes peuvent nous arracher. Obtenir une réforme comme celle-là ne pouvait donc pas être facile. Une simple motion syndicale ne suffirait pas.

Le 1er mai 1886, les ouvriers et ouvrières des États-Unis décidèrent de joindre le geste