La revue Socialisme Maintenant! a été publiée de 1997 à 2002, d’abord par le groupe Action socialiste, puis par le PCR(co). Elle succédait au journal éponyme, qui a été publié de 1986 à 1996. Les archives de Socialisme Maintenant! permettent de suivre l’évolution de la ligne politique et idéologique du courant qui a donné naissance au PCR. à travers la lutte pour la reconnaissance du marxisme-léninisme-maoïsme et l’élaboration d’une stratégie révolutionnaire appropriée aux conditions du Canada.

Une fois de plus, le peuple affligé d’Afghanistan, qui a déjà tant souffert, est menacé d’invasion et d’occupation impérialistes – cette fois-ci sous prétexte de la «guerre contre le terrorisme». Les impérialistes américains affirment qu’il s’agit pour eux d’une campagne internationale : ils ont l’intention de rassembler autour d’eux les impérialistes et les réactionnaires de toute la planète.

Mais l’idée même d’une «guerre mondiale contre le terrorisme» n’est qu’un énorme mensonge, en ce qu’elle est mise de l’avant par celle qui est elle-même la plus grande puissance terroriste qui soit. Les États-Unis ont été attaqués sur leur propre territoire

Socialisme Maintenant №8
Un débat sur la révolution dans les pays impérialistes

La guerre populaire prolongée est la seule voie révolutionnaire

«Toute guerre juste, révolutionnaire, est une grande force, elle peut transformer bien des choses ou ouvrir la voie à leur transformation.»
– Mao Zedong, De la guerre prolongée (1938)

Dans le mouvement révolutionnaire des pays impérialistes, de plus en plus de militants et de militantes sont amenés-es à s’interroger sur différents aspects de la révolution. Quelle forme prendra la guerre révolutionnaire dans un pays capitaliste avancé ? Comment concrétiser la politique révolutionnaire d’un parti communiste aujourd’hui ? Quel bilan pouvons-nous tirer des expériences du mouvement communiste international, et comment dégager les formes adéquates pour mener le combat ? Quels

L’intervention armée des troupes américaines dans la province de Mindanao, faussement présentée comme faisant partie d’un exercice militaire conjoint prévu de longue date avec l’armée des Philippines, constitue un affront direct à la souveraineté nationale des Philippines et laisse présager une agression armée encore plus vaste et virulente.

Les attentats du 11 septembre ont servi de prétexte à l’impérialisme américain pour poursuivre et lancer des attaques débridées contre des pays plus faibles et plus petits. Les États-Unis se sont arrogés le droit exclusif de traquer les individus, et même de faire tomber les gouvernements d’autres pays qu’ils suspectent et qualifient

L’impérialisme américain – l’ennemi numéro un des peuples du monde et la principale source de terreur à l’échelle internationale – est entré en guerre suite aux attaques sans précédent qui ont été perpétrées contre le symbole de la puissance financière impérialiste qu’est le World Trade Center et contre le Pentagone – le centre dirigeant mondial de la brutalité militaire. Nous insistons sur le fait qu’il est tout simplement ridicule et inapproprié pour les bouchers américains de pleurer les morts du 11 septembre. Depuis plusieurs décennies, l’impérialisme américain n’a cessé de fouler aux pieds les aspirations des peuples à la démocratie,

«Quiconque désire une paix solide et démocratique doit être partisan de la guerre civile contre les gouvernements et la bourgeoisie.»
– Lénine

Il y a un mois environ, une réunion a eu lieu afin de former un réseau appelé «Non au terrorisme et à la guerre». Lors de cette réunion, il n’y a eu que très peu de temps d’alloué pour discuter des bases politiques du réseau. […] Celles-ci étaient déjà décidées à l’avance, et les discussions et commentaires ont été prohibés, certains disant qu’il s’agissait d’une «perte de temps», tandis qu’une autre personne affirmait qu’il valait mieux

Socialisme Maintenant №8
ESPAGNE

Contre le fascisme et la guerre

Le fascisme et l’impérialisme sont inséparables. Même si on les enrobe d’un vernis démocratique destiné à les embellir et à masquer leur vraie nature, ils sont en réalité comme les deux faces d’une même médaille et proviennent tous deux d’un même creuset – le monopolisme, qui leur a donné vie.

On l’a dit et répété maintes fois, le capitalisme monopoliste tend inévitablement à la réaction politique à l’intérieur, ainsi qu’au militarisme, aux agressions et à la guerre à l’extérieur. Pour peu qu’il se sente menacé, pour peu que les contradictions politiques et sociales s’accentuent, alors sa véritable nature exploiteuse et

Socialisme Maintenant №8

Contre le pacifisme

Le texte qui suit est paru dans le dernier numéro (28) de la revue politique et littéraire européenne Albatroz (B.P. 404, 75969 Paris Cedex 20, France). Son auteur, Tom Thomas, a déjà publié plusieurs livres sur différentes questions liées à l’actualité du marxisme et à la lutte pour le socialisme, dont L’écologie du sapeur Camember et Les racines du fascisme, que nous avons recensé dans le numéro 2 de Socialisme Maintenant! (été 1997). Il fut autrefois dirigeant de l’organisation Voie prolétarienne de France, anciennement maoïste, de laquelle il s’est toutefois séparé il y a déjà plusieurs années. Les éléments

Lutter de manière résolue et franche pour le droit au logement, un droit qui est depuis longtemps élimé par toutes les prétentions pseudo-démocratiques de la société bourgeoise actuelle, c’est aussi, nécessairement, confronter deux grands ordres d’intérêts : ceux du capital d’un côté, qu’expriment, non sans contradictions, les différentes fractions de la bourgeoisie et qui sont mis en œuvre par l’État bourgeois ; et de l’autre côté, les intérêts de la classe ouvrière (et du prolétariat dans son ensemble), intérêts qui constituent la base du socialisme et le moteur capable de mettre en marche la perspective révolutionnaire d’un nouveau pouvoir populaire.

Le débat visant à modifier le mode de scrutin actuellement en vigueur au Canada et au Québec n’est pas nouveau. En fait, il perdure depuis tout près de 40 ans. Les résultats des dernières élections provinciales, au Québec, ont toutefois permis de raviver les discussions à ce sujet, puisque le Parti québécois (PQ), récoltant 42,9 % des voix, a obtenu 60,8 % des sièges, alors que le Parti libéral (PLQ) n’a obtenu que 38,4 % des sièges avec, pourtant, 43,5 % des votes. Le PQ a ainsi pu former un gouvernement majoritaire même s’il a perdu le scrutin !

Depuis,