29 ans de détention illégale pour Geronimo Pratt

Depuis plus d’un quart de siècle, Geronimo ji-jaga Pratt croupit en prison. Pas moins de 14 demandes de libération conditionnelle lui ont été refusées même si toute la magistrature californienne sait qu’il est innocent.

Dans la tourmente de la fin des années 60 et du début des années 70, alors que la guerre du Vietnam était massivement et vigoureusement conspuée sur la place publique et que le mouvement noir gagnait en force, le FBI a mis sur pied le programme COINTELPRO pour écraser la contestation. Son mandat consistait plus précisément à mener

Socialisme Maintenant №1
ÉDITORIAL

Pourquoi le commando du MRTA a-t-il été liquidé ?

Quand il y a lutte il y a sacrifice : la mort est chose fréquente. Comme nous avons à cœur les intérêts du peuple, les souffrances de la grande majorité du peuple, mourir pour lui, c’est donner à notre mort toute sa signification. Néanmoins, nous devons réduire au minimum les sacrifices inutiles.
– Mao Zedong

Le 22 avril, le despote péruvien Fujimori a fait investir la résidence de l’ambassadeur du Japon à Lima par 150 de ses soldats fortement armés pour y liquider en l’espace d’une quarantaine de minutes les 14 membres du commando du Mouvement révolutionnaire Tupac Amaru (MRTA).

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L'EXPLOITATION AU CANADA

Que les ouvriers et les ouvrières dirigent !

Nous sommes confrontés depuis plusieurs années à une restructuration importante du capitalisme au Canada. Cette restructuration entraîne des transformations sociales rapides et profondes, dont les coûts sont pour l’essentiel imputés au prolétariat. S’il est exact de dire qu’une partie des capitalistes se trouve dans les faits éjectée par la concurrence interne (la concurrence qui oppose les capitalistes canadiens – et québécois – entre eux) et externe (celle qui oppose les capitalistes canadiens aux entreprises issues des autres impérialismes), ces milliers de «richards» ou d’ex-richards mis sur la touche par un système qu’ils ont béni, comptent pour peu de chose à

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NATIONALISME ET SYNDICALISME AU QUÉBEC

La mafia syndicalo-péquiste au service des patrons

Début avril, les centrales syndicales québécoises terminaient une saga de négociations avec le gouvernement provincial, qu’elles ont qualifiées de «partie de bras de fer». Elles ont pourtant fini par signer 15 000 mises à pied déguisées dans le secteur public. À peine deux semaines plus tard, comme si rien ne s’était passé, les mêmes syndicats réclamaient du même gouvernement «patron» qu’il déclenche un «appel au peuple», en guise de ralliement de la «nation québécoise», si la Cour suprême prononce éventuellement un jugement niant le droit à l’autodétermination du Québec. Dans une telle éventualité, l’invitation signifierait ni plus

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CHINE

Teng Siao-ping, fossoyeur de la révolution

Il eût sans doute été préférable qu’il soit châtié par les masses et qu’il paie pour les innombrables crimes qu’il a commis contre le peuple chinois et le prolétariat mondial. Néanmoins, on ne peut s’empêcher de se réjouir de la mort récente de Teng Siao-ping – un des plus grands traîtres dans toute l’histoire du mouvement communiste international.

Contrairement à ce qui s’était produit en septembre 1976 après la mort du président Mao, il n’y a eu cette fois aucun rassemblement de masse pour pleurer le défunt, pas plus en Chine d’ailleurs qu’à l’étranger. L’Agence France-Presse rapportait ainsi, dans une

Le texte que nous publions dans les pages qui suivent présente et analyse certains points de vue qui ont circulé aux lendemains de la mort de Mao Zedong, après que ses quatre plus proches camarades eurent été exclus du Parti communiste chinois et qu’ils eurent été mis en état d’arrestation, et tente d’en tirer les leçons. En l’écrivant, son auteur visait à répondre à certains individus et organisations qui se disent toujours «marxistes-léninistes» et qui prétendent encore aujourd’hui que la nouvelle direction qui a succédé à Mao en 1976 était justifiée de mener la lutte contre ceux qu’on a qualifié

La question de la dictature du prolétariat est depuis longtemps au cœur de la lutte entre le marxisme et le révisionnisme. Lénine a dit : «Celui-là seul est un marxiste qui étend la reconnaissance de la lutte des classes jusqu’à la reconnaissance de la dictature du prolétariat Quand le président Mao appelle le pays tout entier à bien comprendre cette question, c’est précisément pour que nous appliquions le marxisme, en théorie comme en pratique, et non le révisionnisme.

Notre pays traverse une importante période historique de son développement. Après plus de deux décennies de révolution et d’édification socialistes, et