ESPAGNE
Solidarité avec le PCE(r) !
En novembre 2000, il y a donc un peu plus de deux ans, une demi-douzaine de militantes et de militants du Parti communiste d'Espagne (reconstitué) ont été arrêtéEs par la police française et accuséEs d'activité terroriste au profit des Groupes de résistance antifasciste du Premier octobre (GRAPO) - une organisation armée qui mène des actions de guérilla depuis près d'une trentaine d'années maintenant en Espagne. Ces militantes et militants font maintenant face à une procédure d'extradition qui pourrait les conduire directement aux mains des geôliers espagnols. Cette procédure traîne en longueur, ne serait-ce que parce que les États espagnol et français ne peuvent apporter aucune preuve tangible de leur appartenance aux GRAPO. Les militantes et militants du PCE(r) luttent pour défendre leur droit de mener une activité politique révolutionnaire, dans une situation extrêmement difficile (isolement carcéral, présomption de culpabilité...), marquée par le climat d'hystérie anti-terroriste qui découle des attentats du 11 septembre 2001 et la contre-offensive impérialiste qui en a suivi. Nous avons reçu, il y a quelques semaines, deux communications de la part de prisonnières politiques du PCE(r), que nous publions en souhaitant leur exprimant notre complète solidarité. (Pour en savoir plus sur le PCE[r] et la situation des prisonnières et prisonniers politiques : www.antorcha.org)
Chers camarades,
Je vous écris de la prison de Fresnes, à Paris. Je suis une prisonnière politique espagnole ; une militante du Parti communiste d'Espagne (reconstitué).
J'ai été arrêtée à Paris avec mon compagnon Joaquin Garrido González, le 18 juillet 2002. On nous accuse « d'association de malfaiteurs » (c'est le juge Bruquière qui nous a emprisonné), tandis que le juge espagnol Garzón et le gouvernement fasciste ont demandé notre extradition par le biais d'une commission rogatoire remplie de manipulations, de mensonges et d'inventions. Il n'y a pas une seule accusation précise, concrète. Rien du tout ! Seulement l'accusation d'être « membre de la Commission politique du PCE(r)-GRAPO » - une instance qui n'existe même pas, parce que le PCE(r) et les GRAPO sont des organisations bien distinctes.
Mon parti, le PCE(r), est un parti communiste, marxiste-léniniste, qui développe un travail politique et idéologique parmi la classe ouvrière et d'autres secteurs populaires. Un travail qui s'effectue par l'agitation, la propagande et l'organisation politiques. Les GRAPO, comme vous le savez sûrement, constituent une organisation armée. Mais les fascistes espagnols veulent mélanger le tout pour avoir les mains encore plus libres pour emprisonner les communistes pendant de nombreuses années.
Les juges français sont à finaliser les préparatifs pour la mascarade qui aura lieu à Paris contre notre parti :
• ils veulent condamner le PCE(r) parce que ce parti défend la nécessité de l'organisation politique indépendante de la classe ouvrière ;

• ils veulent condamner le PCE(r) parce qu'il défend et pratique l'internationalisme prolétarien ;

• ils veulent condamner le PCE(r) parce qu'il s'oppose à la nouvelle guerre de rapine déclenchée par les impérialistes et se déclare défaitiste.
Défendre maintenant le PCE(r) signifie :
• défendre le droit des peuples à la résistance face au fascisme et à l'impérialisme ;

• défendre le droit du mouvement ouvrier international de s'organiser en marge et à l'encontre de la bourgeoisie, et d'avoir son parti communiste marxiste-léniniste ;

• défendre le mouvement communiste international et la pratique de l'internationalisme prolétarien.
Si je ne me trompe pas, je crois vous êtes en train de préparer un congrès : je vous souhaite donc une année 2003 pleine de courage et de détermination pour atteindre vos objectifs révolutionnaires.
Amour et force !
- Josefina García Aramburu Le 23/12/2002
Chers camarades,
Tout d'abord je voudrais vous remercier pour l'envoi ponctuel de votre journal, Le Drapeau rouge. Le fait de recevoir de la littérature politique nord-américaine rédigée par une organisation révolutionnaire est très important pour nous, parce que l'information que donnent les médias sur les luttes dans les pays impérialistes est soit inexistante, soit mensongère.
Je vous souhaite une année 2003 de lutte et d'exploits dans la tâche de reconstruction d'un vrai parti communiste.
Salutations fraternelles et internationalistes,
- Isabel Llaquet Le 11/12/2002
(paru dans le bulletin En Avant! n° 2)
|