Socialisme Maintenant №3
PETITE HISTOIRE D'UNE GRANDE DÉVIATION POLITIQUE

Le révisionnisme, ou la contre-révolution

Qu’est-ce que le révisionnisme ? Lénine nous en disait ceci :

• Le révisionnisme, c’est la révision des principes marxistes que l’on justifie en prétextant de nouvelles circonstances. Dans les faits, c’est une avancée de la bourgeoisie dans les rangs du prolétariat qui vise à diviser le mouvement syndical et politique du prolétariat et qui a pour résultat la scission du socialisme.

Tout au long de l’histoire, le prolétariat a lutté sur trois fronts : théorique, politique et économique ; de cette lutte, on peut dégager les moments forts suivants :

  • 1848, le Manifeste du parti communiste de Marx et

Le triomphe de la Révolution d’Octobre en 1917 pose un jalon extraordinaire dans l’histoire mondiale, la fin de la révolution bourgeoise et le début de la révolution prolétarienne mondiale. Cette ère nouvelle, marquée par l’accroissement de la violence, exprime l’incapacité de la bourgeoisie à diriger la révolution et la maturité du prolétariat désormais apte à prendre, diriger et maintenir le pouvoir de la dictature du prolétariat. C’est également dans cette ère que se situent les révolutions des nations opprimées.

C’est dans un système complexe de guerres de tous genres que sombreront l’impérialisme et la réaction mondiale et que surgira le

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OCTOBRE 1917-1997

Le Canada, lui aussi ébranlé par Octobre

Si le journaliste communiste américain John Reed a pu parler de la Révolution d’Octobre comme des «dix jours qui ébranlèrent le monde», il n’est que normal que cet événement ait également eu un impact considérable ici même au Canada. De fait, le triomphe de Lénine et des bolcheviques a suscité l’intérêt et l’admiration de milliers de travailleurs et de travailleuses à travers tout le pays, ainsi d’ailleurs qu’une profonde haine de la part de la classe dominante. La révolution russe devait en outre donner l’élan qui manquait à la fondation du Parti communiste du Canada (PCC).

Un mouvement ouvrier

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OCTOBRE 1917-1997

Chronologie, de février à octobre 1917

14 février (27 fév.) : Grèves ouvrières dans 60 entreprises. Manifestation aux cris de «À bas l’autocratie, à bas la guerre».

23 février (8 mars) : Journée internationale des femmes. 90 000 ouvrières et ouvriers prennent la rue. Les troupes armées sont face à face avec les manifestantes et manifestants. Début de l’insurrection de Pétrograd. La Russie va de défaite en défaite. C’est la crise dans le pays, la déroute sur le front.

27 février (12 mars) : La Douma forme un Comité pour le rétablissement de l’ordre et les rapports avec les institutions. Grèves et manifestations populaires.

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Une révolution socialiste

En 1914, a fait rage une des pires guerres que l’humanité ait connu jusqu’alors ; elle embrasa toute l’Europe et le monde entier. Les deux grands camps impérialistes qui s’opposaient comprenaient principalement, d’une part, l’Allemagne et l’Autriche-Hongrie et d’autre part, l’Angleterre, la France, la Russie, l’Italie et, plus tard, les États-Unis. Des milliers, des millions d’ouvrières et ouvriers, paysannes et paysans allaient se faire massacrer sur le champ de bataille pour les intérêts des différents impérialistes et cela, avec le support des sociaux-chauvins traîtres.

Le capitalisme avait monopolisé la richesse dans les mains d’une minorité : l’époque du capitalisme concurrentiel

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La révolution, plus nécessaire que jamais

Le monde entier ne pourra s’empêcher de souligner cette année le 80e anniversaire de la révolution socialiste d’Octobre 1917 en Russie.

La bourgeoisie, les églises et tous les réactionnaires à l’échelle du monde en profiteront pour chercher à la salir et à la calomnier devant tous les micros qu’on leur tendra avec avidité. Il se trouvera aussi plein de faux amis de la révolution (révisionnistes, trotskistes, révolutionnaires de salon, opportunistes) qui nous rempliront les oreilles de leurs fadaises, ayant perdu de vue ce qu’elle fut pour l’essentiel.

On n’osera toutefois pas clamer à tue-tête, comme on l’a fait au moment

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QUESTION NATIONALE

Lénine sur le « social-patriotisme »

«En quoi consiste l’essence économique de la “défense de la patrie” dans la guerre de 1914-1915 ?… La guerre est menée par toutes les grandes puissances à des fins de pillage, pour le partage du monde, pour les débouchés, pour l’asservissement des peuples. À la bourgeoisie, elle rapporte un accroissement des bénéfices. À la mince couche de la bureaucratie et de l’aristocratie ouvrières, puis à la petite-bourgeoisie (les intellectuels, etc.) qui s’est “jointe” au mouvement ouvrier, la guerre promet des miettes de ces bénéfices. La base économique du “social-chauvinisme” (ce terme est plus exact que celui de “social-patriotisme”, qui enjolive

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QUESTION NATIONALE

Le caractère impérialiste du Québec

Nous pouvons résumer en cinq points la caractérisation de l’impérialisme faite par Lénine :

  1. Avec le haut degré de concentration de la production et du capital, dans la vie économique se sont progressivement formés des groupes monopolistes jouant un rôle déterminant.
  2. Le capital bancaire et le capital industriel fusionnent ensemble et se transforment en capital financier et de plus, sur la base de ce capital financier, se forme une oligarchie financière.
  3. L’exportation de capitaux prend une signification particulièrement importante aux dépens de l’exportation des marchandises.
  4. Les alliances monopolistes de capitalistes, qui se partagent le monde, se sont déjà formées.
  5. Les

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QUESTION NATIONALE

Alliances de classes et projet national au Québec

On aurait pu s’attendre à une défaite cuisante des forces nationalistes au dernier référendum, en octobre 1995. Elles ont tout de même rallié près de 50 % de la population québécoise. Par contre, une certaine marge de ces électeurs, 20 % des partisans du «oui», n’ont rallié la cause qu’en bout de ligne. Ces gens, au départ, étaient des nationalistes mais qui croyaient encore à la place du Québec dans la fédération. Ils ont supporté le «oui» en ayant en tête de donner un meilleur rapport de force à la province de Québec. Or, malgré tous les «rendez-vous manqués»