Il y a quelque temps déjà, Pierre Monette, professeur au Cégep du Vieux-Montréal, a publié un petit livre enlevant, sur les «intégristes de la culture» dans la collection Pour en finir avec, chez Boréal. On y trouve des textes qui avaient déjà parus dans l’hebdomadaire culturel montréalais Voir ou ailleurs, mais aussi de nombreux inédits.

Pierre Monette n’est pas un adepte du «parler joual», comme on a cherché à le montrer dans certains milieux. Il écrit fort bien d’ailleurs. C’est un auteur dans la lignée des jeunes intellectuels, tel François Archambault dont nous avions commenté la pièce Si

Socialisme Maintenant №2

Le fascisme, ce n’est pas que la violence

[On assimile souvent] violence ouverte contre le mouvement ouvrier et fascisme. Cette violence est effectivement un caractère du fascisme, mais pas le seul. Si bien qu’on peut avoir cette violence sans fascisme à proprement parler (par exemple la répression tsariste dans les années 10, la répression américaine du mouvement noir – Panthers – dans les années 70…). Le danger, du coup, est de ne pas voir le fascisme en croissance tant qu’il n’est pas passé à l’acte violent […]. Sommes-nous ainsi armés pour le combattre ?

Il faut donc approfondir notre définition du fascisme. Je le comprends comme la combinaison

Socialisme Maintenant №2
LIVRES

Les racines du fascisme, de Tom Thomas

Ce n’est pas la première fois que l’on parle de Tom Thomas ainsi que des Cahiers et des Éditions Albatroz auxquels il collabore avec d’autres artistes et écrivains progressistes, français et portugais.

Socialisme Maintenant ! (ancienne série) avait apprécié et recensé son livre intitulé L’idéologie du sapeur Camember, qui faisait une bonne critique, marxiste, à la fois des courants écologistes qui se sont développés au cours des dernières années, et du capitalisme lui-même, qui exploite la nature autant que l’être humain.

Nous avions aussi (SM ! n° 78, janvier 96) présenté les Cahiers Albatroz et publié un article de

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MAQUILADORAS, ZONES FRANCHES, PARCS INDUSTRIELS DANS LES PAYS DU TIERS-MONDE...

Vive la lutte des prolétaires exploités-es !

Il est de bon ton, dans certains milieux autrefois de gauche, de discourir sur le «déclin du prolétariat» – une espèce qui serait tout simplement en voie de disparition.

Pour certains, les ouvrières et les ouvriers seraient désormais amalgamés au sein de cette vaste et informe «classe moyenne», en marge de laquelle ne subsisteraient plus que quelques catégories d’«exclus» (qu’il faudrait défendre, selon ceux qui ont encore un minimum de sensibilité de gauche ; ou à qui il faudrait «donner les bons outils» afin qu’il puissent – ô miracle ! – profiter eux aussi du «pactole», selon

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ENTREVUE RÉALISÉE PAR EL DIARIO INTERNACIONAL AVEC JOSÉ SURRA, DU MOUVEMENT DE LIBÉRATION NATIONALE TUPAMAROS

« L’objectif du MRTA était de rendre les armes »

José Surra est originaire de l’Uruguay et est un militant du Movimiento de Liberación Nacional (MLN) Tupamaros. Il milite au sein du MLN dès le début des années 60. Au moment où il est arrêté en 1969, il est un dirigeant bien en vue d’une colonne urbaine de la guérilla. Il passe ensuite deux années en prison, où il fait face à la torture. Après avoir été relâché en 1972 sous de strictes conditions qui lui proscrivent toute liberté d’action, José Surra doit s’exiler.

Les autorités le conduisent de la prison directement jusqu’à l’aéroport. Son exil l’amène d’abord au

Journal Partisan, de l’OCML Voie prolétarienne de France (n° 120, 15/05/97)

«Quatorze militants abattus froidement, certains alors même qu’ils étaient déjà prisonniers. Quoi d’étonnant, quand on connaît le caractère sanguinaire des régimes péruviens successifs, les nombreux massacres de civils ou de prisonniers qui jalonnent les vingt dernières années de la lutte des classes au Pérou ? […]

«Les militants du MRTA sont morts pour rien. Leur courage n’a eu d’égal que leur romantisme et leur amateurisme, leurs illusions à croire qu’ils pourraient ainsi faire céder Fujimori et ses sbires. Coupés des masses, sans aucune perspective, isolés dans un bunker

Au moment où nous étions à boucler notre premier numéro, les troupes d’élite du dictateur Fujimori prenaient d’assaut l’ambassade du Japon à Lima et y liquidaient les membres du commando du Mouvement révolutionnaire Tupac Amaru (le MRTA), qui détenaient quelque 72 otages. À la dernière minute, nous avons donc décidé de consacrer notre premier éditorial à cet événement malheureux : d’abord pour dénoncer comme il se devait le geste meurtrier du despote qui dirige ce pays d’Amérique latine, mais aussi pour faire ressortir les limites, voire le caractère objectivement contre-révolutionnaire de l’action du MRTA, de même que la complicité de

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LE PCC RÉVISIONNISTE TENTE DE SE RÉIMPLANTER AU QUÉBEC

« L’unité de la gauche » : un programme liquidateur

Devant la faiblesse relative de la gauche et particulièrement des organisations révolutionnaires, plusieurs se demandent pourquoi il existe autant de petites organisations ; en un mot, pourquoi le mouvement est-il si divisé. Ne serait-il pas mieux de regrouper tout ce beau monde ensemble, à l’intérieur d’une seule et même organisation ? Il s’agit là d’une question pertinente, dans la mesure où il n’y aura pas d’avancées politiques réelles sans unité de la classe ouvrière, pas plus qu’il n’y aura de révolution sans unité des forces révolutionnaires.

Mais l’unité des révolutionnaires n’est pas la seule condition à la victoire du socialisme

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KARL MARX

Discours sur la question du libre-échange

Messieurs, ne vous en laissez pas imposer par le mot abstrait de liberté. Liberté de qui ? Ce n’est pas la liberté d’un simple individu, en présence d’un autre individu. C’est la liberté qu’a le capital d’écraser le travailleur.

Comment voulez-vous encore sanctionner la libre concurrence par cette idée de liberté quand cette liberté n’est que le produit d’un état de choses basé sur la libre concurrence ?

Nous avons fait voir ce que c’est que la fraternité que le libre-échange fait naître entre les différentes classes d’une seule et même nation. La fraternité que le libre-échange établirait entre