Socialisme Maintenant №2
LA CLASSE OUVRIÈRE CANADIENNE FACE À L'APEC

Protectionnisme ou anti-impérialisme ?

En novembre prochain, le Canada sera l’hôte, à Vancouver, du sommet annuel de l’Organisation de coopération économique Asie-Pacifique, mieux connue sous le nom de l’APEC. Créé en 1990, cet organisme est composé de 18 États de l’Asie-Pacifique, en plus du Canada, des États-Unis et du Mexique. L’objectif de ce forum économique est la création d’une nouvelle zone de libre-échange et l’élimination des barrières tarifaires entre les pays signataires d’ici l’an 2020.

À l’occasion du précédent sommet tenu à Manille en novembre 1996, une importante opposition anti-impérialiste s’était manifestée, organisée par les forces démocratiques et nationales de libération des Philippines, sous

La question nationale occupe au Canada une place de premier plan parmi les problèmes qui confrontent les communistes dans la lutte des classes. Les différents référendums, celui de 1980 sur la séparation du Québec, celui de 1992 où la bourgeoisie a tenté d’en arriver à une entente et celui de 1995 portant encore une fois sur la séparation du Québec, ont démontré un certain flottement programmatique sur cette question de la part des marxistes et des pseudo-marxistes. Il nous faut donc accorder une grande attention à cette question.

Quand on aborde la question nationale, ou bien on se place du

«Dans de telles conditions, la lutte contre le nationalisme est une nécessité absolue.»

Au cours des prochains mois, et pour une longue période encore, la question de la place du Québec à l’intérieur de la fédération canadienne va accaparer une partie importante de la conjoncture politique. Il y aura cet automne le renvoi constitutionnel fédéral en Cour suprême du Canada sur le droit à la sécession du Québec. Puis dans l’année qui suivra se tiendront les élections générales au Québec au cours desquelles le PQ tentera évidemment de se faire réélire pour pouvoir, vraisemblablement, tenir par la suite un troisième

Socialisme Maintenant №2

Présentation

Nous vivons sous la dictature des idées bourgeoises. La bourgeoisie et ses valets intellectuels règnent sans partage sur la philosophie, la sociologie, l’économie, les sciences sociales. Après avoir flirté avec le marxisme au plus fort des luttes du prolétariat, les intellectuels sont vite revenus dans le giron petit-bourgeois, bannissant le mot révolution de leur vocabulaire, renouant avec la confusion dans laquelle la bourgeoisie veut maintenir notre compréhension du monde.

Idéalisme, économisme, réformisme : les explications dont nous abreuve la classe dominante pour rendre inoffensive la colère des masses, ne réussissent plus à maintenir l’illusion.

L’illusion que nous vivons une «nouvelle»


29 ans de détention illégale pour Geronimo Pratt

Depuis plus d’un quart de siècle, Geronimo ji-jaga Pratt croupit en prison. Pas moins de 14 demandes de libération conditionnelle lui ont été refusées même si toute la magistrature californienne sait qu’il est innocent.

Dans la tourmente de la fin des années 60 et du début des années 70, alors que la guerre du Vietnam était massivement et vigoureusement conspuée sur la place publique et que le mouvement noir gagnait en force, le FBI a mis sur pied le programme COINTELPRO pour écraser la contestation. Son mandat consistait plus précisément à mener

Deux publications récentes mettent en vedette le militant communiste Stanley Bréhaut Ryerson, qui fut membre du Comité central du Parti communiste canadien (PCC) de 1935 à 1969 et qui, après avoir quitté ce parti en 1971, entreprit une carrière de professeur d’histoire à l’Université du Québec à Montréal (UQAM) qui dura 20 ans.

Le premier volume qui le concerne rassemble une quinzaine de textes qui visent à lui rendre hommage et décrivent sa vie, son activité militante, son travail d’historien. Intitulé Stanley Bréhaut Ryerson, un intellectuel de combat, ce recueil préparé sous la direction des historiens Robert Comeau et

Socialisme Maintenant №1
MARXISME OU APRISME ?

MRTA : La guérilla contre-révolutionnaire

Au moment d’aller sous presse, la prise de l’ambassade japonaise à Lima par un commando du Mouvement révolutionnaire Tupac Amaru (MRTA) venait tout juste de se terminer par un bain de sang (voir notre éditorial). Après des semaines pendant lesquelles toutes les rumeurs avaient circulé quant à un éventuel dénouement de l’affaire, le dictateur péruvien, Fujimori, a donc agi avec les méthodes sanguinaires et criminelles qui le caractérisent.

Dans le dernier numéro du journal Socialisme Maintenant! (ancienne formule, n° 83, février 1997), nous avions traité abondamment de cette prise d’otages et tenté de faire la lumière sur les véritables objectifs

Socialisme Maintenant №1
NOUVEAU DOCUMENT DU PARTI COMMUNISTE DES PHILIPPINES

Adresse aux combattants de la Nouvelle armée populaire : Intensifions la lutte de guérilla au maximum de nos capacités !

Le texte qui suit est tiré d’un document publié par le Parti communiste des Philippines à l’occasion du 28e anniversaire de la création de la Nouvelle armée populaire (NAP), le 29 mars 1969. Dans les extraits que nous publions ici, le Parti expose entre autres la nécessité d’intensifier les offensives tactiques dans le cadre de l’étape actuelle de défensive stratégique de la guerre populaire. La traduction française a été adaptée par Socialisme Maintenant! à partir de la version intégrale publiée en anglais par le PCPh.

À l’occasion du 28e anniversaire de la création de la Nouvelle armée populaire (NAP), nous

Socialisme Maintenant №1
ENTREVUE AVEC JOSE MARIA SISON,
président-fondateur du Parti communiste des Philippines

« Il faut armer politiquement la classe ouvrière »

À l’occasion d’un récent séjour en Europe, une de nos camarades a rencontré le président fondateur du Parti communiste des Philippines, Jose Maria Sison. Actuellement président du Réseau international d’études sur les Philippines, il cumule également depuis son exil forcé aux Pays-Bas, la fonction de consultant politique en chef du Front démocratique national (FDN), qui regroupe l’ensemble des forces anti-impérialistes clandestines du pays. Après neuf ans passés en attente de l’asile politique, il est actuellement menacé d’extradition par le ministère de la Justice des Pays-Bas. Au moment d’écrire ces lignes, son statut était toujours incertain. Nous vous présentons cette entrevue