Prolétaires de tous les pays, unissez-vous !
Contre la dictature de génocide ! Contre les bradeurs de la patrie ! Continuons la guerre populaire !
La guerre populaire continue et continuera à avancer ! Nous vous présentons ci-contre un texte inédit du Comité central du Parti communiste du Pérou qui vient de commencer à circuler à l'échelle internationale. La traduction française que nous en avons faite est la première à être publiée, à partir de la version originale en langue espagnole datée de mars 1995 et d'une traduction anglaise.
Il s'agit d'un texte important pour plusieurs raisons. D'abord parce qu'il clarifie les circonstances qui ont mené à l'arrestation du président Gonzalo en septembre 1992 et qu'il analyse de façon incontestable, le processus de fascisation de l'État péruvien. Un processus qui est du même coup l'expression de son état de faiblesse et d'impuissance devant la montée de la guerre populaire : que le coup d'État d'avril 1992 fut en fait la réponse directe du régime de la marionnette Fujimori et du chef des forces armées Hermoza Rios, à l'atteinte de l'équilibre stratégique par le Parti communiste du Pérou ; du rôle qu'y a joué et qu'y joue toujours l'impérialisme, principalement américain, en pratiquant la guerre de basse intensité. Du coup, il dénonce vigoureusement la ligne opportuniste de droite qui s'est affichée principalement dans les prisons et aussi au sein du parti pour entonner avec le régime l'appel à un supposé « accord de paix », dénonçant le révisionnisme comme étant le danger principal qu'il faut démolir.
Soulignant le 15e anniversaire du déclenchement de la guerre populaire, le texte met en relief la situation internationale, où chaque jour confirme que « nous sommes à l'époque des révolutions ». Il appelle au boycott des élections au Pérou (tenues en 1995) et démonte la mécanique de la bourgeoisie réactionnaire et antidémocratique qui s'accroche désespérément au pouvoir.
Mais surtout, le Comité central du Parti communiste du Pérou réaffirme haut et fort : La guerre populaire continue et continuera à avancer ! Que la contre-offensive menée par le régime, l'armée de génocide appuyée, financée et dirigée par l'impérialisme tout puissant a causé un revers temporaire à l'armée du peuple. Mais c'est aussi un fait indéniable que ce géant est un tigre de papier qui n'a pas réussi pour autant à stopper la marche inexorable de la guerre populaire. Et pour nous enfin, c'est un appel à préparer ici aussi le combat et la guerre contre l'impérialisme assassin et la bourgeoisie réactionnaire. Levons le drapeau, levons le poing, préparons nos armes et travaillons nous aussi sans relâche à renverser ce régime pourri !
 - Socialisme Maintenant!
I
VIVE LE 15e ANNIVERSAIRE DE LA GUERRE POPULAIRE INVINCIBLE !
Le 17 mai prochain marquera les 15 ans de l'invincible et victorieuse guerre populaire au Pérou, ce feu fulgurant de la rébellion armée qui se maintient, contre vents et marées, ouvrant et forgeant la voie de la libération véritable et définitive pour notre peuple héroïque et aimé.
Une guerre populaire arrosée avec le sang des martyrs du parti, de l'armée et des masses ; qui se réalise et maintient son objectif de conquête du pouvoir, la réalisation d'une démocratie nouvelle et véritable, par la République populaire du Pérou dans la première étape de la révolution et par la construction du socialisme dans la seconde étape.
Une guerre populaire qui fut préparée, initiée et dirigée par notre chef, le président Gonzalo ; une guerre toujours soutenue par les masses populaires, développée par l'Armée populaire de libération et dirigée par le Parti communiste du Pérou ; une guerre de presque 15 ans de développement à travers des campagnes et contre-campagnes d'« encerclement et d'anéantissement », principale forme de la guerre civile ; qui s'est maintenue victorieusement, malgré les zigzags ou revers passagers qu'elle a traversés ; en fin de compte, elle se développe nécessairement dans un processus de victoires et de revers, mais ceux-ci n'ont été que passagers et partiels, comme Mao Zedong l'avait compris et enseigné : « D'un point de vue stratégique, seul l'échec total d'une contre-campagne peut être qualifié de défaite, et même dans ce cas, la défaite n'est que partielle et temporaire, car dans la Guerre civile, seule la destruction totale de l'Armée rouge peut être considérée comme une défaite complète, mais cela n'est jamais arrivé. » Ainsi, le caquetage et les sinistres espérances de l'impérialisme, des réactionnaires et des révisionnistes ne sont qu'un écran de fumée, qui se disperse devant la persévérance de cette guerre populaire héroïque, qui traverse maintenant un détour difficile et complexe, mais qui triomphera, nécessairement.
II
LA BASE D'UNITÉ DU PARTI EST LE FONDEMENT DE TOUTE NOTRE ACTION !
Ainsi, en saluant ce nouvel anniversaire de l'invincible guerre populaire, nous voulons réaffirmer le point de départ de toute notre action, son fondement idéologique et politique, la base d'unité du parti avec ses trois éléments : 1) l'idéologie marxiste-léniniste-maoïste, pensée Gonzalo ; 2) le programme ; 3) la ligne politique générale et au cœur de cette ligne, la ligne militaire, adoptée par le premier congrès du parti, un congrès marxiste, un congrès marxiste-léniniste-maoïste, pensée Gonzalo. Cette réaffirmation est plus que jamais nécessaire, car nous devons affronter, non seulement dans notre pays mais aussi à l'échelle du monde, une sinistre offensive contre-révolutionnaire avec l'impérialisme, la réaction et le révisionnisme aux commandes ; et parce que concrètement, en ce qui concerne notre parti, une nouvelle portée honteuse de partisans d'une ligne opportuniste de droite, révisionniste et capitularde, a surgi rageusement et de manière débridée, niant complètement la base d'unité du parti ; ceux qui, nourris et parrainés par les forces armées et la marionnette Fujimori, ont bêlé de leur trou à rat, pour réclamer un « deuxième congrès », afin bien sûr de révoquer le premier, et en éructant que ce nouveau congrès travaillerait à définir « la lutte » pour un accord de paix avec les assassins du peuple vendus à l'impérialisme, avalisant ainsi les sombres mensonges de « reddition » et de « repentir » de leurs maîtres et trafiquant avec le nom du président Gonzalo.
Nous répudions et condamnons ces rats misérables, ces aspirants chefs qui ont été incapables de supporter un accident de parcours, et encore moins de donner leur vie pour le parti et la révolution. Aujourd'hui, ils se prostituent pour un plat de lentilles et cherchent à saper le moral de la classe et du parti, mais cela, ils ne le réussiront jamais.
Ces traîtres ont exprimé (et c'est l'essence du révisionnisme) leur volonté scissionniste et leur incapacité à faire le débat et à présenter leurs positions dans la lutte à l'interne ; ils ont fui comme des lâches, et une fois sortis des rangs, ils ont levé leurs drapeaux sombres et pourris, tout en cachant leur tête dans le sable comme des autruches honteuses. Ainsi donc, ils agissaient et ils continuent d'agir en tentant de surprendre les plus naïfs. Nous devrions pourtant les reconnaître, car au cours des longues années d'existence du parti, il y a eu des opportunistes et des révisionnistes ; mais apparemment, jamais comme ceux-là, jamais aussi perfides et rampants que ces traîtres. Ils ont atteint la pire extrémité en commettant un crime aussi monstrueux que celui d'avoir favorisé l'arrestation du président Gonzalo, de la camarade Miriam et d'autres valeureux dirigeants, cadres, militants, tant combattants que populaires, qui pour beaucoup ont été assassinés avant même d'être emprisonnés. Mais à partir de maintenant, tout le tort qu'ils ont causé et qu'ils continuent de causer à la révolution, ne demeurera pas impuni ; qu'ils sachent que comme leurs maîtres, ils paieront le capital et les intérêts pour les crimes qu'ils ont perpétrés.
Finalement, pour ajouter sur ce sujet, rappelons qu'au troisième plénum du CC, le président Gonzalo nous avait prévenus du danger de l'émergence d'une ligne révisionniste, certains signes montrant qu'elle couvait déjà. Une ligne opportuniste qui s'opposerait à la conquête du pouvoir. Il nous a dit que si l'initiation de la lutte armée avait nécessité à l'époque une dure lutte contre la LOD, il y avait toutes les raisons de penser qu'une lutte encore plus intense et plus extrême serait nécessaire pour progresser d'un bond gigantesque vers la conquête du pouvoir. Et une fois de plus, les faits lui ont donné raison. Mais ce que nous avons expérimenté nous a permis de renaître encore plus forts, alors que les révisionnistes se sont révélés affaiblis ; ils ont été incapables de soutenir des positions idéologiques et politiques dans la lutte interne, et ont simplement scissionné du parti, avec l'aide de la réaction et probablement avec des agents infiltrés qui se sont sauvés au galop après l'arrestation du président Gonzalo.
III
LA SITUATION ACTUELLE ET LES TÂCHES DU PARTI
Chaque jour qui passe confirme que nous sommes à l'époque des révolutions, même si celles-ci se manifestent autant par des avancées que par des reculs. La fin de la guerre froide, avec la chute du social-impérialisme russe, n'a pas signifié, comme l'avait annoncé l'impérialisme, principalement l'impérialisme américain, « le début d'une nouvelle ère de paix et de stabilité », s'inspirant de ce que les révisionnistes chinois mettent de l'avant depuis des années ; c'est aussi ce que répètent servilement dans notre pays, la réaction et les révisionnistes de la LOD ; au contraire, cette « nouvelle ère » nous montre que la stabilité économique ou politique n'existe nulle part dans le monde. Et que nous terminerons le XXe siècle au milieu des guerres de tous genres et sous le joug d'une militarisation croissante.
La paix n'existe même pas en Europe, où s'est produite la désintégration de la Yougoslavie avec plus de 200 000 morts en moins de trois ans de guerre, pendant qu'en Tchétchénie, l'impérialisme russe perpétrait un génocide barbare ; et que dire du Rwanda, un pays sous-développé où il y eut plus de 500 000 morts en seulement trois mois ? Et qu'arrive-t-il de la « paix » signée entre Israël et l'OLP, avec la bénédiction de l'impérialisme yankee ? Et tout cela, sans parler des problèmes qui apparaissent au Mexique, juste à côté du plus grand gendarme du monde, ou de la guerre entre le Pérou et l'Équateur.
Au fond, il n'y a rien de nouveau que ce que disaient déjà Mao et le PC chinois dans les années 60 : encore une fois, il y a un grand désordre qui agite le ciel et de l'autre côté, une nouvelle vague de la révolution mondiale qui commence à se développer et les partis communistes doivent s'armer et accomplir leur mission, en mettant le maoïsme au poste de commande et en appliquant la guerre populaire aux conditions de leur pays.
En ce qui concerne la situation dans notre pays : famine, pauvreté, chômage, répression, génocide, souveraineté nationale vendue à l'impérialisme ; ce ne sont que quelques-unes des calamités qui s'approfondissent à un degré jamais atteint. La faute en incombe à la dictature de génocide et vendue à l'impérialisme, dirigée actuellement par Hermoza Rios, cet émule de Pinochet dont Fujimori n'est que le pâle reflet.
Ce problème, pour une part, exprime une situation révolutionnaire avec un important potentiel de développement, et dans de meilleures conditions qu'en 1980, au moment où a été déclenchée la guerre populaire ; et pour une autre part, il démontre que ce qu'avaient exposé le président Gonzalo et le parti dans la Ligne politique générale s'est entièrement réalisé : particulièrement en ce qui concerne la crise générale du capitalisme bureaucratique et son processus de décomposition inévitable ; question de la plus haute importance aujourd'hui, alors que nous sommes entrés dans la seconde moitié de la décennie où cette crise, comme les précédentes, s'aggrave jusqu'à un point critique. Cette situation objective met en pièces, non seulement les fanfaronnades de la bande d'assassins au pouvoir, qui pérorent au sujet du « nouveau tigre asiatique » ou du « miracle péruvien » ; mais également les partisans éhontés de la LOD révisionniste et capitularde qui répètent que « le capitalisme bureaucratique est devenu viable ». Comme toujours, ils confondent les apparences avec la réalité. Ils veulent ainsi tromper notre peuple en exaltant ce qui n'est rien d'autre qu'une victoire éphémère du capitalisme bureaucratique qui à terme, est condamné à périr.
Un autre aspect à souligner dans la période actuelle est l'approche des prochaines élections, qui constitueront un tournant crucial pour la réaction, empêtrée dans ses contradictions, particulièrement dans la réalisation des trois « tâches » qu'elle s'est donnée et qui pour l'heure, représentent autant de bourbiers. Dans la sphère économique, la république sombre et continue de sombrer dans la crise la plus grave qu'elle ait jamais connue, malgré quelques sursauts ou améliorations passagères et limitées, qui sont loin de signifier la fin de la récession ou de la montée inflationniste, et encore moins la fin du chômage, dont ils disent eux-mêmes qu'il a atteint « un sommet historique jamais vu ». Malgré les chiffres toujours trompeurs qu'on nous montre, nous voyons l'industrie décroître, et le coût de la vie augmenter. Parallèlement, l'agriculture est dans un état d'extrême prostration, rendue encore plus critique par les millions de dollars négociés en importations d'aliments de luxe pour les amis de la clique au pouvoir. Et que dire de la dette extérieure, qui sous ce gouvernement est passée de 19 à plus de 25 milliards de dollars. La clique au pouvoir n'arrête pas de prétendre que « l'économie est en croissance », mais cela est complètement faux, comme à peu près tout ce qui sort de la bouche de ce gouvernement où le cynisme et les mensonges sont choses normales. La croissance, ce n'est pas la grossière opération démagogique et préélectorale visant à construire quelques écoles ici et là pour des étudiants et des professeurs qui ont le ventre vide, sans parler du taux record de décrochage scolaire atteint pendant le dernier mandat de ce gouvernement ; la croissance, ce n'est pas la réfection des routes et la construction de quelques chemins de plus, avec l'argent emprunté à l'impérialisme et pour lequel nous aurons à payer des intérêts vertigineux ; la croissance, ce n'est pas le pillage et la détérioration des eaux péruviennes, perpétrés pour le bénéfice de l'entourage vorace de la clique au pouvoir ; et c'est encore moins la vente à rabais des entreprises pour en faire pratiquement cadeau aux impérialistes, jetant à la rue des milliers de travailleurs et alors que, pour ajouter à la tragédie, personne n'aura à rendre de comptes sur les profits de ces ventes.
En ce qui concerne la restructuration du vieil État, le président Gonzalo et le Comité central du parti affirmaient vers la fin de l'année 1990, que le gouvernement entamait un processus en vue de centraliser de plus en plus les fonctions de l'État et d'augmenter jusqu'à l'absolu les pouvoirs présidentiels, autant de mesures « nécessitées » par les avancées de la guerre populaire et en concordance avec sa politique de guerre anti-subversive. La centralisation et l'absolutisme dont on parle aujourd'hui comme si cela sortait d'une boîte à surprises, c'est exactement ce que prédisait le PCP en 1990, mais on se garde bien de le dire. Le coup d'État du 5 avril 1992 n'était qu'une partie du processus réactionnaire et qui fut spécifiquement organisé en réponse à l'atteinte de l'équilibre stratégique dans le cadre de la guerre populaire. Fujimori a ainsi mis en action le sinistre plan initié par l'impérialisme, principalement américain, et ses suppôts. Ce coup a été ordonné par une clique militaire avec à sa tête Hermoza, et fut exécuté comme toujours par les assassins des forces armées vendues à l'impérialisme. Et une fois de plus, nous avons vu qu'ils font fi eux-mêmes de leur propre constitution et de leur propre arsenal légal, pour mieux servir leur guerre contre-révolutionnaire, en adoptant des positions de plus en plus fascistes. Et nous avons assisté, une autre fois encore, à une fraude électorale manipulée par la dictature, pour adopter une des constitutions les plus réactionnaire et les plus rétrograde de l'histoire du Pérou. À un point tel que même si Tyriens autant que Troyens remettaient en question la précédente, celle qui vient d'être adoptée est bien pire. Mais maintenant que nous entrons en période préélectorale, on entend des déclarations émises par des représentants de divers groupes au sein des factions de la grande bourgeoisie, qui prétendent qu'ils la modifieront de toute façon s'ils sont élus.
Et qu'ont-ils fait avec leur soi-disant « pouvoir judiciaire » et leur « mise en ordre » judiciaire ? Ils sont tellement terrifiés et désespérés devant les avancées de la guerre populaire, qu'ils ont non seulement balayé du revers de la main leurs principes juridiques supposés « universels », mais ils ont même nié le droit à une défense pleine et entière et ont annulé par décret le caractère non-rétroactif de leurs lois. Ils ont autorisé les procès pour les mineurs, condamné la liberté d'opinion et de pensée, en punissant « l'apologie du terrorisme ». Et cela sans parler de leurs tribunaux militaires, où les assassins du régime sont à la fois juges et parties. Ces sombres personnages déguisés en noir ne connaissent pas plus la loi qu'un boucher ne connaît la sculpture et transforment en condamnation à mort tout ce qui passe entre leurs mains. La violation qu'ils font de leur propre appareil judiciaire est telle que même l'Organisation des Nations Unies, ce procureur de l'impérialisme, particulièrement de l'impérialisme américain, a dû leur recommander de modérer quelque peu leurs atrocités barbares.
Ainsi donc, en examinant la situation dans le cadre de la restructuration de l'État, nous pouvons dire sans nous tromper que cette autre manœuvre réactionnaire a mené elle aussi à une impasse.
Quant à la troisième tâche que s'était donnée la classe des réactionnaires, soit celle d'éliminer la guerre populaire, ils ont crié victoire trop vite, allant même jusqu'à donner une date pour sa fin appréhendée, avec ce triomphalisme arrogant qui les caractérise. Mais à ce sujet comme sur tant d'autres, ils se sont trompés du début à la fin, parce que la guerre populaire continue sa marche inexorable, après avoir résisté à la sinistre offensive déployée à travers le pays. Une offensive qui s'est déchaînée avec le coup d'État du 5 avril 1992, conçu et planifié par l'impérialisme américain dans le cadre de sa stratégie de « guerre de basse intensité » et pris en charge par les forces armées meurtrières et liquidatrices de la patrie, en réponse à l'équilibre stratégique, jouant ainsi leur dernière carte avant d'intervenir plus directement. C'est dans ce contexte qu'ils ont ordonné la mobilisation de milliers de soldats qui ont été déployés à la frontière, menaçant sérieusement la souveraineté nationale, en vue de les lancer dans des campagnes « d'encerclement et d'anéantissement » contre les bases de soutien et les zones contrôlées par la guérilla ; ils ont non seulement utilisé des hélicoptères lourdement armés de mortiers de 120 mm, mais aussi de l'artillerie légère utilisée dans les guerres conventionnelles, comme des canons de 12 km de rayon et des bombes lancées à partir d'avions de combat. En même temps dans les villes, ils ont déployé une chasse à l'homme intense et répressive, opérant des rafles par centaines, jetant des fils et filles du peuple en prison, après les avoir torturés et harcelés. Encore une fois ils ont vomi leurs opérations de génocide, en commençant par le massacre des prisonniers de guerre, commis lâchement et sans pitié le 9 mai 1992. Les fosses communes et les disparitions, comme le cas de « la Cantuta » ont été exécutées au cœur même de la capitale, ce qui démontre que cette dictature de génocide est encore pire que celle de Belaunde et Garcia Perez. Ils ont accompagné ces manœuvres d'une guerre psychologique habile, prônant la capitulation, cette vieille rengaine de l'impérialisme, principalement yankee, et échafaudant leur farce grotesque. Mais leurs crachats leur sont retombés dans la figure dès décembre 93, avec la célébration du centenaire de Mao Zedong qui a ébranlé le pays, alors qu'à Lima seulement, 16 bombes éclataient en l'espace d'un mois. Toutes ces manœuvres de l'État s'ajoutent à d'autres bien connues comme le contrôle des populations à travers la création de « mesnadas », l'utilisation accrue d'informateurs et les activités de renseignement ou d'actions civiques qu'ils organisaient déjà mais qu'ils ont intensifiées.
Et aujourd'hui pourtant, malgré toute cette sinistre offensive, et contre toutes ces sombres prévisions répétées par les oiseaux de mauvais augure, la guerre populaire et l'équilibre stratégique continuent leur course ; si tel n'était pas le cas, il faudrait vraiment se demander pourquoi il ne se passe pas une occasion sans que l'émule de Pinochet, sans que la marionnette Fujimori, sans que ces prétendus sendérologues réactionnaires, révisionnistes, opportunistes, sans que ces prêtres espions informateurs et promoteurs du génocide que sont les Cipriani, Durand, ou Vargas Alzamora pour ne citer qu'eux ; pourquoi il ne se passe pas une occasion sans qu'ils n'aient le mot « terrorisme » ou « pacification » à la bouche. Mais s'ils prétendent ainsi avoir « pacifié » le pays, pourquoi maintiennent-ils donc l'état d'urgence sur plus de 50 p. 100 du territoire national ? Pourquoi continuent-ils à envoyer des milliers de soldats vers les soi-disant « bases anti-subversives » ? Pourquoi continuent-ils d'armer et d'enrôler sous menace de mort, des milliers de paysans dans les soi-disant « rondes paysannes » ? Et pourquoi les prisons continuent-elles de se remplir avec des centaines de filles et fils du peuples, soupçonnés-es d'être des terroristes ?
C'est parce que la guerre populaire continue et continuera à avancer, et même si elle a connu une retraite temporaire et partielle, elle achèvera son objectif glorieux de démolir la stratégie yankee de soi-disant « guerre de basse intensité » ou toute autre stratégie qu'elle pourrait affronter, parce que la guerre populaire se base sur l'idéologie la plus formidable que le monde ait connue, celle du marxisme-léninisme-maoïsme, pensée Gonzalo. La guerre populaire l'emportera, parce qu'elle est dirigée et animée par un parti guidé d'une ligne politique juste et correcte, parce qu'elle est soutenue par les masses et le peuple, qui la nourrissent de leur sang et de leur sueur, et parce que la guerre populaire n'est rien de plus que la continuation de leur lutte quotidienne, mais avec des armes à la main.
C'est pour toutes ces raisons que nous affirmons que cette tâche dont se sont investis les réactionnaires, comme les deux autres tâches que nous avons évoquées, aboutit elle aussi à une impasse.
En résumé, nous voyons que le capitalisme bureaucratique n'a plus de portes de sortie, il continuera sa chute inévitable et sera totalement démoli au milieu du génocide qu'il commet pour se défendre, telle une bête mortellement blessée. C'est pour cette raison que les élections à venir sont d'une importance cruciale pour la réaction, et particulièrement pour la clique en poste qui fera tout pour conserver le pouvoir, allant même faire approuver leur réélection par tous les moyens nécessaires et qui utilisent maintenant sans honte la fraude ou même le conflit avec l'Équateur pour atteindre leurs objectifs de traîtres. Et en ce qui concerne la fameuse « Union pour le Pérou », elle défend tout autant la grande bourgeoisie compradore que ne le fait le gouvernement, à preuve le sombre individu qui la dirige, Javier Perez de Cuellar (ancien secrétaire général de l'ONU) bien connu pour sa servilité envers l'impérialisme - surtout américain. On n'a qu'à se rappeler le rôle prédominant de l'ONU dans la cabale impérialiste qui a mené au monstrueux génocide contre les peuples en Irak et en Palestine, pour ne citer que ces deux exemples.
Un des problèmes qu'il faut analyser d'un point de vue prolétarien, concerne nos frontières ; le conflit avec l'Équateur est seulement un des aspects d'une situation extrêmement délicate, qui fut traitée de manière désastreuse par les gouvernements successifs au pouvoir. D'un côté, les forces armées réactionnaires n'ont jamais défendu ni l'intégrité, ni la souveraineté nationale ; ils ont toujours été des spécialistes de la défaite, comme l'a démontré leur comportement lors de la perte de Arica et Tarapaca dans la guerre avec le Chili, ou la dépouille de la Trapecio de Leticia devenue partie de la Colombie ; les masses populaires ont toujours été les réels défenseurs de notre patrie et nous devons garder cette vérité à l'esprit car aujourd'hui elle se confirme encore une fois.
Un des facteurs systématiquement escamoté dans ce problème, c'est le rôle néfaste de l'impérialisme en général et spécialement de l'impérialisme américain, qui attise tel ou tel conflit à sa convenance. Et ici, c'est lui qui tire les ficelles de la marionnette péruvienne, qui balance au gré des désirs de son maître. Sous ce rapport, et mis à part la domination majeure qu'opèrent le FMI et la Banque mondiale en raison de la dette, il ne faut pas oublier le rôle de conseiller dont s'est investie l'armée yankee, qui délègue chaque fois un des ses hauts gradés, tel ce commandant en chef des opérations en Amérique du Sud, venu en novembre 1994 pour contrôler ses laquais ; en plus du « dressage » permanent des hordes meurtrières vouées au génocide du peuple ou l'intervention insolente de leurs ambassadeurs dans les affaires intérieures au Pérou, ou encore aux commentaires du moindre petit politicien américain, comme Alexandre Watson, Secrétaire aux affaires interaméricaines, qui a déclaré avec la plus totale effronterie : « pour ce qui est des produits péruviens, Fujimori est un excellent vendeur », ce que ce dernier a bien sûr considéré comme un compliment !
Aujourd'hui, le Pérou risque de perdre encore une fois une partie de son territoire par la faute de la dictature et surtout parce que cette dictature est la plus meurtrière et la plus vendue à l'impérialisme que le Pérou ait connu. Ils ont commencé d'abord par mettre en vente la nationalité péruvienne, achetable pour quelques misérables dollars ; plus tard, ils ont offert à la Corée du Sud une frange de territoire au nord de Lima ; ensuite ils ont remis à la Bolivie une partie du territoire de la province de Ilo ; ils ont plus tard proposé au Chili une série de concessions lors de la Convention de Lima, mais celle-ci ne fut jamais signée en raison des protestations populaires. Pour continuer avec la « privatisation », ils ont commencé à vendre en bloc des entreprises d'État aux enchères et à des prix dérisoires, sans se préoccuper de ce que certaines sont hautement stratégiques, comme le pétrole ou l'électricité (dans ce dernier cas, ce fut acheté par des intérêts chiliens). Et qui est au cœur de toutes ces opérations ? L'impérialisme bien sûr en arrière-scène, et au devant les forces armées meurtrières et vendues, dirigées par la clique de Hermoza Rios ; car ce sont eux qui dirigent dans les faits le pays depuis le coup d'État du 5 avril 1992. Mais cela n'excuse aucunement Fujimori le pantin, car il se fait toujours un plaisir de chanter les airs de ses maîtres.
Dans le conflit avec l'Équateur, tout le monde sait que les classes dirigeantes de ce pays ont systématiquement nié la politique inclue dans le protocole de 1942. Ceci n'est pas nouveau. En remontant aussi loin que 1981, pendant le second mandat de Belaunde, se produisit l'incident du « Faux Paquisha » et l'armée équatorienne fut délogée du territoire péruvien, mais le vice-roi, plutôt que de demander que s'opère la démarcation de 78 km de frontières (un problème toujours pendant) privilégia l'option inverse, conservant ainsi une carte dans son jeu. Cette situation aurait causé un problème, voire une excuse pour l'impérialisme américain et pour la réaction au Pérou, qui aurait pu intervenir militairement dans l'éventualité où la guerre populaire victorieuse aurait instauré un gouvernement populaire. Mais ce fut finalement en 1991, pendant le mandat du présent gouvernement que les réactionnaires vendus ont consenti l'invasion de leur territoire par l'Équateur, et leur seule réponse fut de finalement signer une « entente à l'amiable », dont nos voisins ont bien sûr profité.
De plus, la même marionnette au pouvoir fut mandatée par les croque-morts militaires afin d'offrir à l'Équateur un droit de passage dans la région amazonienne : c'est du moins ce qu'a prétendu l'ex-dictateur de l'Équateur Rodriguez Borja, en menaçant même son copain de rendre publiques les lettres reçues de Fujimori, lequel n'a jamais démenti l'histoire jusqu'à aujourd'hui. Pire, en 1992 ce dernier retirait une partie de ses troupes postées aux frontières, afin de lancer sa sinistre offensive, condamnée à l'échec, contre la guerre populaire. Il laissait ainsi la voie libre à n'importe quel agresseur ou envahisseur. Voilà ce qu'ils ont dans les entrailles, ces vendeurs de la patrie qui préfèrent 1 000 fois mieux voir le pays démantelé, plutôt que de perdre leur statut d'oppresseur du peuple. Et ceci vaut tout autant pour les chiens de garde des forces répressives de l'État, que pour leur maître impérialiste, principalement Yankee, la grande bourgeoisie et les propriétaires terriens.
Ainsi donc, en janvier 1995, les forces armées équatoriennes occupaient depuis un certain temps une partie du territoire péruvien et s'étaient préparées de longue haleine pour résister à tout effort en vue de les déloger. Considérant l'histoire de complaisance du gouvernement Fujimori, pourquoi donc a-t-il soudainement décidé de déclencher le conflit ? Parce que la clique militaire qui cherchait à se faire « réélire » avec Fujimori comme devanture n'était pas du tout certaine de l'emporter, leurs problèmes allant même s'aggravant comme nous l'avons vu. On n'a qu'à se rappeler les résultats du référendum où elle est venue tout près d'encaisser un sérieux recul, malgré la fraude évidente qu'elle a organisée en faisant « revoter » les forces armées et la police avec des milliers de cartes d'identité électorales expédiées par le Bureau national des élections. Sans parler de la corruption répandue à tous les niveaux alors que des centaines d'officiers (y compris au sein même de la clique au pouvoir) sont compromis dans le commerce de la drogue, certains faisant même l'objet de poursuites judiciaires. S'y ajoutent les démêlés de Fujimori lui-même avec certains de ses anciens amis, qui lavent aujourd'hui leur linge sale en famille : en ayant tout cela à l'esprit, en plus de toutes les autres considérations, nous comprenons aisément les raisons qui ont motivé la fameuse opération contre l'Équateur. De cette façon, les réactionnaires vendus à l'impérialisme qui dirige le pays ont cru qu'ils pouvaient relancer leur popularité en se présentant pour ce qu'il ne sont pas, ils ont lancé l'offensive, persuadés qu'ils allaient vers une victoire facile, ou qu'au pire, ils pourraient aisément récupérer l'événement à leur avantage et mentir une fois de plus à la population. Mais en experts de la défaite qu'ils sont, rien n'a marché comme prévu et leur pérorage n'a convaincu personne ; au contraire, le gouvernement s'est enfoncé dans un bourbier dont il ne pourra se défaire aisément, maintenant que notre peuple est davantage conscient de la situation et ne se laissera pas berner ou surprendre.
Pour mieux comprendre comment aborder ce problème, nous devons garder en tête les mots du président Gonzalo, lors de son discours délivré en septembre 1992 en prison :
« Nous disons clairement aujourd'hui que la voie démocratique se développe maintenant comme la voie de la libération, comme la voie de la libération du peuple !
« Nous croyons que le XVIIIe siècle nous a offert une leçon très claire. Pensez à cela. Il y avait alors un oppresseur. C'était l'Espagne. Et où cette domination qui s'est nourrie de notre sang a-t-elle conduit ? À une crise extrêmement sévère, qui a eu pour résultat que le Pérou, alors une dépendance de la royauté et qui est aujourd'hui notre mère patrie, le Pérou a été divisé. La création de la Bolivie d'aujourd'hui fut le résultat de cette division. Ceci n'est pas une invention, c'est un fait historique.
« Bien après est survenue le siècle dernier, la domination britannique. Où leur rivalité avec la France nous a-t-elle mené ? À une autre grande crise, qui a marqué le dernier siècle pendant 70 ans. Le résultat ? La guerre avec le Chili. Nous ne devons pas l'oublier ! Et qu'est-il arrivé alors ? Nous avons perdu une partie du territoire. Notre nation a souffert de ce schisme par le sang versé des héros du peuple. Nous devons tirer des leçons de cela !
« Le XXe siècle. Où en sommes-nous ? Dans ce XXe siècle, il y a un impérialisme qui nous domine, principalement l'impérialisme nord-américain, ceci est la réalité, tout le monde le sait, on ne peut le passer sous silence. Et où cela nous a-t-il mené ? Même en oubliant les années 20, cela nous a mené, alors et encore aujourd'hui, à la pire crise de toute l'histoire de l'État péruvien. En tirant une leçon des siècles passés, que pouvons-nous conclure ? Qu'encore une fois, la nation est en péril, qu'encore une fois la république est en péril, qu'encore une fois le territoire est en péril et peut être facilement perdu au profit des intéressés. Il faut le voir ! Telle est la situation ; c'est à cela qu'il nous ont mené. Mais tenons aux faits, nous avons une révolution péruvienne, nous avons une guerre populaire qui brûle avec force, qui avance et qui continuera à avancer. Et qu'avons-nous atteint avec cela ? Nous avons atteint l'équilibre stratégique ! Et nous devons bien comprendre ceci. L'équilibre stratégique ! Qui se concrétise en une situation cruciale : À quoi ont servi les 12 dernières années ? À démontrer clairement aux peuples opprimés et principalement au peuple péruvien, que l'État péruvien, ce vieil État péruvien, est un tigre de papier, pourri jusqu'à la moelle ! Les faits l'ont démontré !
« Les choses étant ainsi, nous devons penser au danger que court la nation, qu'elle peut être divisée, que la nation est en péril : ils veulent la démanteler, ils veulent la diviser. Et qui veut faire cela ? Comme toujours, l'impérialisme, ceux qui exploitent, ceux qui commandent. Et que devons-nous faire ? Qu'est ce qui correspond à la situation actuelle ? Eh bien, ce qui correspond le mieux, c'est que nous renforcions le mouvement de libération nationale, que nous le développions sous la direction de la guerre populaire, parce que c'est le peuple, toujours le peuple, qui a été le défenseur du pays, qui a défendu la nation.
« Cela signifie former un Front populaire de libération, cela signifie former une Armée populaire de libération à même l'Armée populaire de guérilla. »
Ces choses sont en train de s'accomplir. Et aujourd'hui concrètement, les forces armées de l'Équateur sont toujours campées sur le territoire péruvien, et elles doivent être délogées. D'autres frontières sont aussi en péril et notre peuple doit demeurer vigilant.
La patrie est en péril, et l'unique solution est de la défendre les armes à la main, mais c'est justement pour cela que l'impérialisme et la réaction veulent annihiler la guerre populaire, parce c'est elle le véritable obstacle à leurs appétits et à leurs sinistres rêves de conquête. Notre peuple sait que la guerre populaire est la seule voie qui permettra de conquérir la République populaire du Pérou, et cela est encore plus vrai dans les circonstances actuelles, alors qu'ils cherchent à vendre notre pays aux capitaux impérialistes et à leurs laquais, ouvrant ainsi la voie aux plus sombres possibilités, comme celles de voir le pays déchiré au profit d'une clique de vieux copains qui n'ont aucune considération pour le bien du pays. À cause de cela, nous avons commencé à ouvrir le chemin de la libération du peuple pour la défense et la liberté de notre mère patrie.
Ainsi donc, à la lumière de cette situation complexe, tant à l'échelle nationale qu'internationale, c'est au prolétariat du Pérou à qui incombe la tâche de diriger la révolution et de maintenir le bon cap à travers le Parti communiste, comme ce fut le cas dans la passé, parce que le parti est le détachement de l'avant-garde consciente, il est la direction de la révolution et de la guerre populaire. Certains de nos dirigeants, cadres ou militants pourraient manquer ou avoir disparu, mais malgré l'immense douleur et la tristesse que cela nous cause, le devoir et l'obligation du parti, c'est de continuer son combat inébranlable. Et même s'il ne reste qu'une troupe, ou même en dernière analyse, qu'un seul communiste, il devra remplir son rôle, se battre pour faire surgir une nouvelle ou une meilleure solution, celle dont on aura besoin, et faire plus même pour qu'avec l'idéologie toute puissante et invincible, le prolétariat et les masses feront le reste, la révolution avancera obligatoirement et triomphera. Mais ceci n'a rien de nouveau. Ce sont de vieilles vérités bien connues du mouvement communiste international, mais que la ligne opportuniste de droite pourrie de notre époque a occultées et détournées, pour mieux tricher et se nicher dans les habits de l'impérialisme et de la réaction. Ainsi, en utilisant habilement les problèmes qui sont apparus, ils en sont venus à nier le rôle et la capacité du parti comme direction de la révolution. Pour cette raison, le Comité central tient a réaffirmer ses positions : le Parti communiste du Pérou, guidé par le marxisme-léninisme-maoïsme, pensée Gonzalo, est le combattant héroïque qui dirige et maintient le cap de la révolution !
C'est dans ce cadre que les tâches du parti s'accomplissent selon les résolutions du premier congrès, des premier, second et troisième plénum, et les deux sessions de travail du Comité central.
Comme la question de la lutte interne est une question d'une importance cruciale dans la vie du parti, il est pertinent d'ajouter quelques éléments à propos de la question suivante : le révisionnisme est le danger principal pour le parti et pour la révolution, et pour cette raison, il doit être implacablement combattu et démoli. La parti s'est purgé, mais la lutte doit se poursuivre, et en dernière analyse, la lutte armée dans ce pays n'aurait jamais été initiée ni même développée sans l'expulsion de la première LOD qui a sévi à cette époque ; et aujourd'hui, nous pouvons dire que sans avoir chassé et vaincu la ligne capitularde et révisionniste complètement et totalement, nous ne pourrons pas conquérir le pouvoir à l'échelle du pays. Nous savons bien que les causes internes sont déterminantes et cela doit demeurer très clair, car si la réaction a pu faire des dommages à la révolution depuis 1992, c'est parce que le révisionnisme l'a aidé, l'a servi et lui a facilité les choses. C'est une leçon extrêmement importante et que nous ne devons jamais oublier. Si nous réussissons à nous défaire du révisionnisme et à le purger définitivement de nos rangs, nous renforcerons la base d'unité du parti dans le cadre même de la guerre populaire et nous serons invincibles.
La guerre populaire n'a pas été stoppée un seul instant, peu importe ce que les impérialistes, les réactionnaires, les révisionnistes ou les traîtres disent. Déjà, la célébration du centenaire du président Mao pendant toute l'année 1993, et particulièrement en décembre de cette année, une célébration coordonnée avec le MRI, a ébranlé le monde et montré sa puissance en réalisant des actions armées victorieuses. La réaction a bien tenté de conjurer ces avancées en lançant les mensonges sur la supposée « reddition », mais tout cela lui a explosé en plein visage. Depuis, les deuxième et troisième campagnes du sixième plan militaire ont été lancées avec succès.
Pour toutes ces raisons, le Comité central appelle le parti, les combattants de l'Armée de libération populaire et les masses du nouvel État et tout notre peuple à célébrer comme il se doit le 15e anniversaire de la guerre populaire invincible.
Finalement, à l'aube de la prochaine élection réactionnaire, la ligne la plus juste et la plus correcte devant ce processus frauduleux est de le répudier et d'appliquer la tactique du boycott.
Vive le président Gonzalo !
Vive le Parti communiste du Pérou !
Vive les Comités populaires ouverts !
Construisons la conquête du pouvoir !
Élections non, guerre populaire, oui !
- Le Comité central du Parti communiste du Pérou (Mars 1995)
(paru dans la revue Socialisme Maintenant! n° 4)
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