ITALIE
Lutte armée et construction du parti
Nous avons indiqué, dans un article publié dans notre dernier numéro (« Le parti communiste doit mener la guerre révolutionnaire dans les pays impérialistes ! », Socialisme Maintenant!, n° 5, hiver 2000), que le renouveau actuel du mouvement révolutionnaire s'abreuve en particulier à deux sources : d'abord, il y a les partis communistes maoïstes qui mènent la guerre populaire dans plusieurs pays dominés par l'impérialisme (Pérou, Philippines, Népal, Inde, Turquie, Bangla Desh...) ; puis, il y a aussi les partis et les organisations, principalement en Europe, qui ont développé une pratique de lutte armée liée à la révolution prolétarienne au sein des pays impérialistes et qui réfléchissent actuellement à cette question stratégique, dont un certain nombre se réclament là encore du maoïsme ou tentent de s'en rapprocher. Nous présentons d'ailleurs, en page 39, un dossier qui montre bien toute la richesse des guerres populaires qui se déroulent actuellement dans les pays dominés.
Dans les pages qui suivent, nous allons toutefois nous attarder un peu plus sur ce qui se passe en Italie, où deux initiatives apparemment concurrentes se développent actuellement en vue d'établir de nouvelles organisations communistes d'avant-garde qui se proposent toutes deux d'assumer la tâche de développer la lutte armée.
Le premier texte que nous présentons, provenant de la revue Front social (publiée en France), commente de manière critique les travaux de la Commission préparatoire du congrès de fondation du (nouveau) Parti communiste italien, qui devrait bientôt donner naissance à une nouvelle organisation. À la suite, nous présentons la réponse que ladite Commission a préparée, toujours à l'intention de la même revue. Finalement, nous avons traduit et publions un communiqué émis à l'occasion de la journée internationale des travailleurs et des travailleuses le 1er mai dernier, qui annonce la formation du Parti communiste maoïste, Italie, à partir d'une organisation autrefois connue sous le nom de Rossoperaio (L'ouvrier rouge), par ailleurs liée au Mouvement révolutionnaire internationaliste (MRI). Ce nouveau parti, comme on le verra, adopte la stratégie de la guerre populaire et s'engage à l'initier en Italie.
L'histoire du mouvement communiste et révolutionnaire en Italie est autrement plus riche que la nôtre et à ce titre, elle reste incomparable. Néanmoins, la situation sociale et politique qu'on y connaît (dont le fait que l'impérialisme italien soit lui aussi une puissance de deuxième rang, la composition des classes et la force du prolétariat, etc.) rapproche l'Italie de la situation canadienne. Il va sans dire que les perspectives ouvertes par ces nouveaux développements intéressent au plus haut point le prolétariat canadien.
Dans les deux cas, les nouvelles organisations se sont engagées à faire circuler assez rapidement leurs textes d'analyse, leurs programmes et leurs documents de fondation. Nous tenterons de les rendre accessibles en langue française et d'en publier les extraits les plus significatifs dans une prochaine édition, auxquels nous ajouterons évidemment nos commentaires.
- Socialisme Maintenant!
(paru dans la revue Socialisme Maintenant! n° 6)
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