NÉPAL
Après 40 mois, la guerre populaire atteint de nouveaux sommets
Le lancement de la guerre populaire le 13 février 1996 sous la direction du Parti communiste du Népal (maoïste) représente un événement historique. Nous venons tout juste de célébrer le glorieux troisième anniversaire de la guerre populaire que déjà, celle-ci continue à aller de l'avant. La guerre populaire a su résister aux tentatives d'écrasement génocide de l'infâme fasciste Girija Prasad Koirla. Elle a fait face aux menaces posées par les réactionnaires et a fait mentir tous les révisionnistes qui avaient prédit son anéantissement en quelques semaines ou en quelques mois.
La guerre populaire a poussé le PCN(M) et la lutte armée elle-même à l'avant-plan de la scène politique népalaise. Les maoïstes apparaissent désormais comme étant la seule alternative politique au système monarchique parlementaire. La guerre populaire dirigée par le PCN(M) a remporté des succès importants. Elle a commencé à résoudre les problèmes concrets du peuple, allant de la satisfaction de ses besoins immédiats jusqu'à l'organisation du travail et de la production. Les masses populaires sont appelées à boycotter les institutions réactionnaires et à cesser de verser les impôts sur le revenu de la terre au gouvernement, au fur et à mesure que des organisations et des coopératives nouvelles sont mises sur pied.
Avec les armes de la confusion, des menaces et des assassinats, le gouvernement réactionnaire a bien essayé d'anéantir le guerre populaire. Ce gouvernement pourri est pleinement soutenu par l'impérialisme US et par l'expansionnisme indien. De plus, les fascistes ont reçu un soutien militaire exceptionnel en matière de lutte contre-insurrectionnelle de la part de l'État d'Israël, du Sri Lanka et du Pérou. Le gouvernement réactionnaire est allé jusqu'à utiliser un commando spécial appelé « Kilo Sera 2 », responsable de la mort de 350 personnes en seulement trois mois. Les réunions des syndicats, des organisations de femmes, des associations étudiantes, de jeunes ou d'intellectuels sont pratiquement toutes interdites. Plusieurs journalistes ont en outre été arrêtés et torturés par les autorités.
Les forces armées du gouvernement se sont emparées des ordinateurs et de l'équipement du célèbre hebdomadaire Janadesh. Elles ont aussi saccagé ses presses. Son éditeur, Krishna Sen, est toujours en prison. Un journaliste de longue date, Shakti Lamsal, et d'autres encore tels le Dr R.R. Baral, Nilam Sharma, Om Sharma et Brim Prakesh ont été torturés. Onze autres journalistes sont encore détenus-es. Sous le couvert des droits humains et de la démocratie (sic), le gouvernement viole les lois de sa propre constitution. Plus de 680 hommes et femmes, parmi les meilleurs fils et filles du Népal, ont été froidement assassinés par le gouvernement au cours des trois dernières années.
Quelques actions militaires de l'Armée populaire
À 16 h 30 le 28 octobre 1998, les guérilleros maoïstes ont pris d'assaut le poste de police de la municipalité de Phalante, située dans le district de Kavre (près de la capitale, Kathmandou). Les guérilleros se sont emparés de quatre fusils de calibre 303, d'un pistolet automatique et de 200 cartouches. Ils ont aussi tué un constable.
Le même jour, un poste de police situé à Nirmal Basti Parsa (près de Birgunj) a été pris d'assaut. 220 cartouches et deux fusils de calibre 303 ont été saisis. Quelques semaines plus tard, le 26 novembre, un campement de police situé à Saunepani dans le district de Salyan, alors occupé par 10 personnes, a été attaqué par les guérilleros. Tous les militaires ainsi que l'officier de police présents sur les lieux ont été forcés de capituler. Ils ont été relâchés après avoir rendu les armes. Le 2 janvier 1999, le poste de police de Bhattedanda situé dans le district de Lalitput, dans la vallée de Kathmandou, fut assiégé par les guérilleros. Quatre fusils de calibre 303, un pistolet et une grande quantité de munitions ont encore une fois été saisis. Puis le 20 janvier à 10 h 00, l'embuscade de Jhelneta dans le district de Dang a permis de rafler quatre fusils de calibre 303 et d'autres cartouches. Six policiers ont capitulé, alors qu'un officier a été exécuté.
Par ailleurs, à Kathmandou, la résidence du secrétaire local Padam Prasad Pokhrel fut soufflée par une bombe le 23 février 1999. Lors de l'explosion, une caravane fut brûlée, un gros immeuble a été fissuré et certaines vitres ont volé en éclats. Le raid le plus réussi de l'année s'est produit à Chiriagar dans le district de Dang. Les maoïstes ont pris de force un avant-poste de la police à 1 h 00, dans la nuit du 3 mars. Il y eut échange de feu pendant pas moins de deux heures. Sept policiers ont été exécutés. Le butin : six fusils de calibre 303 et des cartouches.
De la même manière, le 22 mai à 23 h 00, les guérilleros ont pris d'assaut un avant-poste de la police de Takukot (district de Gorkha). Cinq policiers ont été tués et quatre fusils de calibre 303 ont été saisis. À cette occasion, un combattant de la guérilla est également mort au combat. Dans l'ouest et le centre-ouest du Népal, on compte pas moins de 125 petits postes de police de ce type qui ont été désertés par le gouvernement réactionnaire. Par ailleurs, au-delà de 80 succursales bancaires du gouvernement ont été assaillies par les maoïstes...
Le Parti communiste du Népal (maoïste) croit fermement qu'il pourra faire face et surmonter tous les défis que l'ennemi lui posera, en s'unissant au peuple héroïque du Népal et grâce au soutien actif du prolétariat international et des masses révolutionnaires de par le monde. Le CPN(M) a d'ores et déjà déclaré qu'il était prêt à combattre le Premier ministre pro-indien, K. P. Bhattarai, le nouveau chien rampant des réactionnaires népalais. Les révolutionnaires népalais sont armés de la science du marxisme-léninisme-maoïsme et forts de cette arme, ils sont prêts à avancer jusqu'à la victoire finale.
(paru dans la revue Socialisme Maintenant! n° 6)
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